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jeudi 21 avril 2011

Il était une fois Twitter

Un petit oiseau bleu, un gazouilli, un outil social devenu quasiment indispensable dans le milieu informatique, je ne vous présenterai pas Twitter ici. Je me contenterai de jouer les “vieux cons nostalgiques du web“. Parce que oui, je vous l’affirme : il y a eu une période faste de twitter, aujourd’hui révolue.

Honnêtement, Twitter, j’y ai cru. Longtemps. Je m’y suis moi-même mis relativement tard, après en avoir pas mal entendu parlé, autour de janvier 2009. Au début, comme tout un chacun, j’étais bien en peine de voir l’intérêt de cet outil qui ressemblait plus à une tour d’ivoire qu’à un réseau. Certes, vous apercevez les gens s’ébattrent joyeusement, mais personne ne semble faire attention à vous. Vous multipliez les followings, sans recevoir de followers en retour. Frustrant.

Donc, comme vous tous, j’en suis sûr, j’ai essayé, et puis j’ai arrêté, pendant à peu près deux mois. Je lançais un tweet par-ci par-là comme on lancerait une bouteille à la mer. Cela me rendait, n’ayons pas peur des mots, malheureux ; malheureux car j’avais déjà noté le potentiel qui se cachait là, pour peu que l’on connaisse les bonnes personnes.

Et puis je m’y suis remis, et petit à petit, j’ai commencé à interagir avec les uns, les autres, à me trouver quelques similitudes assez étonnantes. Je retrouvais cette dimension oubliée avec facebook, d’anonymat. Je suivais, bien évidemment, des personnes que je connaissais dans la vraie vie, mais j’avais réussi à me redéfinir en tant que personnalité numérique (cf. cet article). Avec un peu de pratique, tout y est plus simple, sans fard, sans prétention. Twitter promet de réinventer le journalisme, le partage de l’actualité, tout en permettant à chacun de piocher l’information où il le désire. En plus de cela, il fait tourner les lolcats personnes.

En juin, les pt’tits gars de chez Weelya, @Un_geek @Paraboul et @Psish (anciennement @jchavarria), mettent en place un chat IRC via twitter. Dès lors, les rencontres se multiplient, et ce petit groupe lance quelques concepts désopilants, alors largement suivis. Je me souviens avec émotion de ces quelques heures où tous nous avions mis pour avatar une star de série TV des années 70-80. Haaaaa, mes chers petits amis, que de moment de joie nous avons partagé alors, bien avant les “journées à thème“.

Et puis, fin 2009, coup de mou assez général. Après un “mois du zombie“, suivi d’un “mois du roux“ lancé par @ToitagL @Ilagee_II (anciennement @Ilagee), et votre serviteur, twitter est en perte de vitesse. J’ai déjà conscience que j’ai passé trop de temps à rencontrer des personnes avec qui je ne partage finalement pas autre chose que la virtualité, et la vague de nouveaux arrivants tend à m’indisposer. Passons sur les trolls tardifs, il y en a de tout à fait plaisants, mais voilà, Twitter va souffrir, en France, de trois phénomène, qui en ont amorcé le déclin.

Pour commencer, Twitter devient mainstream. Début 2010, il s’ouvre à toute une frange de la population qui se fout vertement de ses avantages. Drague lourde, attaques mesquines, petit à petit, votre timeline Twitter se transforme en une sorte de chat caramail. Cela dépend de qui l’on suit me direz-vous, et je vous cède ce point. Mais il entraîne un corollaire intéressant : cessez de suivre quelqu’un, et dernier prendra cela comme un coup de poignard dans le dos, un « déni d’amitié virtuelle ». De biens grands mots, somme toute.

L’ouverture de twitter induit un autre phénomène : lorsqu’on partage sa vie sur twitter, il FAUT se rencontrer, et être TRÈS nombreux. Je me souviens, fut un temps, de quelques appels lancés pour se retrouver entre joyeux (mais surtout curieux) drilles, avec pour but d’essayer un restaurant, ou de se boire un godet ; Créer quelques instants de convivialité mais sans aucune commune mesure avec ce que cela a pu devenir. Dorénavant, pas une semaine ne se déroule sans un aperitweet, twapéro, twestival, j’en passe et des meilleurs. On va me reprocher d’être hypocrite ; il est vrai, après tout, que j’ai rencontré ma chère et tendre par l’intermédiaire de telles soirées. Mais avouez qu’entre passer sa vie à traîner entre “twittos“, et se retrouver épisodiquement faute de mieux, ou de plan, il y a un monde. Et toute cette clique bien pensante de bisounours ne tolère, qui plus est, pas la critique. Si l’on ne participe pas, c’est qu’il doit bien y avoir une raison. C’est vrai, enfin, passer le plus clair de son temps derrière un ordinateur a toujours été un facteur d’émancipation et d’ouverture aux autres ! Suis-je bête…

Enfin, dernier phénomène : l’appropriation de l’outil par les journalistes et autres “professionnels du web“ –vous savez, le genre qui vend des PDF pour se faire de l’argent. C’est bien simple, ils sont partout ! Et à les entendre, ce sont eux qui ont conçu Twitter. Et ils n’étaient certainement pas loin lorsque fut inventé le feu, mais c’est une autre histoire. Ils tentent de “professionaliser“ les échanges, en apportant, hum… je dirais cette dimension pompeuse qui fleure bon les excréments canins.

Là encore, je généralise, mais vous voyez ce à quoi je peux faire référence.

Imaginez le paradoxe de twitter aujourd’hui, qui veut la plupart des personnes possèdent deux ou trois avatars différents les uns les autres, qui vous empêche de dire ce que vous voulez, ou d’être, tout simplement. Les codifications sociales y sont même plus strictes que dans la vie. Les attaques y sont plus facile, et il est rare que l’on vous concède la moindre bourde.

Alors oui, Twitter, j’y ai cru. Et je continue et continuerai de l’utiliser, quotidiennement. Mais avec tellement moins d’entrain, tellement moins de plaisir… D’outil d’action, il est tout simplement devenu un outil de consultation dans laquelle je chronique mes petits tracas. Autant dire : un instrument supplémentaire au nombrilisme ambiant.

Twitter, la France a fait de toi ou dispositif dévoyé et a renié ton potentiel. Pardon.


mardi 16 novembre 2010

Putain deux ans !

Alors voilà, on arrive, un beau matin, avec un petit blog sans prétention, et de fil en aiguille, on s'aperçoit qu'on commence à avoir des gens qui nous lisent, qu'on s'est ménagé un petit espace d'expression sans rien demander à personne, et que, bah, finalement, ça fait maintenant deux ans que ça dure !

J'ai commencé à tenir ce blog à une période relativement trouble de ma vie (cf. mon premier billet, encore pompeux). C'est quelque chose que je voulais faire depuis un petit moment déjà, mais au fur et à mesure, lorsque j'ai commencé à m'y intéresser, après avoir entendu parler d'"influence", de billets sponso, et de blogosphère, j'ai eu un peu peur. Mon monde était déjà assez barré pour ne pas, en plus, évoluer dans ce milieu.
Puis est venu le besoin d'écrire, tout simplement, avec des périodes de vaches maigres, et d'autres d'inspiration foireuse. Et j'ai réalisé, tout simplement, que mon blog était un peu comme ma vie : en marge. C'en était même prétentieux de penser que j'aurais jamais pu en venir à côtoyer ce milieu, lorsque l'on considère ce que j'écris.

Alors oui, ma "ligne éditoriale" est peut-être aussi peu rigide que ma pensée, et il m'est souvent arrivé de ne, tout simplement, rien avoir à vous dire. Je ne vous raconte pas ma vie, ou peu, je vous livre des réflexions sibyllines, et me tiens à l'idée première de vous narrer des chroniques absconses.

Mais il y a une chose que je peux vous assurer, là, tout de suite : c'est que j'ai excessivement envie d'écrire en ce moment. J'espère que ce ne sera pas passager, mais constant. J'ai vraiment la volonté de poursuivre le cycle de Terra, ou d'autres textes laissés en plan. Et j'espère que vous serez là pour me rappeler à l'ordre, mes chers petits amis ! Merci à tous ceux qui sont restés fidèles.

En attendant, un texte à venir demain !

mercredi 3 novembre 2010

Je vous ai déjà dit que : Ma femme est une blogueuse.

Je ne sais pas si vous l'avez vu ce film d'Yvan Attal, Ma Femme Est Une Actrice, avec sa femme : Charlotte Gainsbourg. Moi, non. Mais je pense que je commence à en comprendre le sentiment qui l'a animé.

Parler d'autrui, c'est une démarche que j'ai déjà entrepris à plusieurs reprises dans ces pages. Pourtant, je vais m'attaquer à un exercice doublement périlleux : je vais vous parler de la maintenant très célèbre Marion_mdm. Pourquoi doublement périlleux ? Très simplement parce que tout semble avoir déjà été dit sur la demoiselle, et qu'en plus, beaucoup savent que j'aurai certaines difficultés à être parfaitement objectif.

Marion, pour beaucoup, à la base, c'est ça et ça. Il en est un certain nombre qui n'ira pas plus loin, et ne le cherchera d'ailleurs pas.
Marion, c'est également la jolie brune qui parle en mâchant un peu ses mots dans un reportage d'Envoyé Spécial, ou encore celle grâce à qui on se met à parler de "demie-bite" au Grand Journal. Marion, c'est également un mot, dont elle est fière : "pathignon", qu'elle arrive à placer dans le Figaro Magazine dont elle a fait la couverture, pas plus tard que la semaine dernière. Oui, je sais , si vous lisez mon blog, vous devez déjà être familiers avec tous ces concepts, je vais arrêter de les ressasser ici.
En un mot comme en cent, Marion est devenue, grâce à son style, son impertinence, mais également un peu par hasard (et je sais qu'elle va m'en vouloir de dire cela de la sorte), un phénomène du net. Ne nous méprenons pas mes chers petits amis : il est fort peu probable que vous ou moi y arrivions en procédant de la même manière. Marion a du succès, et elle ne le doit qu'à elle-même. Les légions de trolls qui s'amassent à ses portes n'y peuvent rien : Marion est inattaquable sur le fond, raison pour laquelle ils se rabattent derrière des propos sexistes, ou pointe une forme de misogynie testostéronée, celle du mâle qui se drape dans son orgueil que 5000 ans d'histoire (et bien plus de préhistoire) lui auront concédé -moyennant quelques guerres et pas mal de tâches et bévues.

Mais quoi qu'il en soit, ses vieux détracteurs comme ses admirateurs de la dernière heure ont le raccourci facile. Celui qui a le don de m'énerver aussi.

J'ai lu l'article de Guillaume, et je ne pouvais qu'être d'accord avec ce qu'il disait, car je sais que lui la connaît pour ce qu'elle est. Je dois avouer m'être emporté dans un premier temps contre ce petit con qui venait de me voler un article que je n'aurais de toute manière jamais pu publier en raison de ma situation sentimentale avec la demoiselle.
Enfin, cela c'était avant de réaliser que, justement, non. Tout au contraire ! Après tout, pourquoi me serait-il interdit de publier quoi que ce soit en vertu du fait que je suis (attention, je vais lancer quelque chose d'énorme, une sorte de bombe aux relents de spoiler, PRÉPARE-TOI LECTEUR !) le Dernier -fucking- Garçon !?

Alors voilà, c'est dit : et je dois vous avouer, mes chers petits amis, que ça n'est pas forcément non plus tout le temps facile de composer avec des fantômes qui surgissent d'un passé numérique relativement récurent, puisque largement médiatisé. Pas plus que de se retrouver quelque peu enfermé dans le carcan d'un rôle pour lequel on n'est pas sûr d'être taillé.

Je devais être l'un des rares à ignorer tout de sa médiatisation au moment où je l'ai courtisée. En témoigne un texte publié en ces lieux concernant notre rencontre -un de ces nombreux textes qui ne trouvera jamais de suite, je suis d'une inconstance affligeante. Des concepts tels que le Stalker, les PCRA ou autres "bite"-ures (concédez-moi ce mauvais jeu de mot, je vous en conjure) m'étaient alors étrangers. Oh, j'ai depuis largement rattrapé mon retard (bien qu-il m'apparaisse intrusif de m'attarder sur certains pans de la vie de Marion), et je dois être l'un de ses plus grands fans ; il serait dur de faire autrement si l'on considère la place de choix que j'occupe dans ses textes depuis un certain temps, et avec une constance que je ne peux qu'apprécier.

Je voulais donc écrire cet article sur cette demoiselle qui me supporte depuis huit mois maintenant pour remettre les pendules à l'heure et couper court aux (nombreux) raccourcis. Ma "femme" est une blogueuse, de talent, à l'écriture intelligente et intelligible, accessible, douée, profondément humaine. C'est une analyste, une sociologue, une romancière. Marion mène son petit bonhomme de chemin sans rien demander à personne, sans être agressive ou gratuite comme le sont beaucoup trop de personnes sur la blogosphère. Marion est l'une des rares personne à "exister" sur internet.

Alors il est vrai que cela peut énerver. Mais en attendant, mes chers petits amis, essayer donc d'assumer comme elle le fait, et nous en reparlerons !

PS : Parler de légions de trolls est peut-être quelque peu exagéré, mais j'aime à me considérer comme un pourfendeur d'un temps oublié, qui chevauche sa licorne en faisant des ravages dans les rangs ennemis.

vendredi 24 septembre 2010

Le "moi" virtuel : l'eMoi


Avant toute chose, lecteur, lectrice, je tiens à vous prévenir que je tenterai d'aborder ce concept dans une dimension plus sociale que psychologique. Loin de moi l'idée de m'attaquer au monument freudien du "ça, moi, et surmoi". Ce serait prétentieux, ne le pensez-vous pas ? Et c'est la raison pour laquelle, en toute modestie, j'accompagne ce texte par une photo d'Emile Durkheim, qui, je l'espère, n'aurait pas renié ces quelques idées. Emile, si tu m'écoutes...

La construction du "moi" social est quelque chose de particulièrement compliquée. Soumise à votre éducation, vos influences, les gens qui ont compté, votre rapport au monde, l'image de vous que le regard des autres vous renvoie... Bref, on ne va pas tenter de faire de la sociologie de bas étage, mais il est tout à fait passionnant de s'y plonger, de savoir que l'on peut se reconstruire à tous moments si on en a la force, le temps, l'envie.

Et puis, avec l'incroyable vélocité du développement de l'ère numérique, de plus en plus de gens ont développé un nouveau "soi", une entité purement virtuelle qu'ils tentent d'imposer au monde. C'est un phénomène que l'on avait déjà pu observer bien avant l'avènement d'internet chez certains écrivains : ce contraste énorme entre ce foisonnement intérieur, puissant, imposant, qui transpire dans leurs écrits, et une timidité, voire, une incompatibilité chronique et latente entre l'auteur, son personnage, et ce qu'il EST, dans sa configuration la plus sociale. Pour en revenir à l'"eMoi", combien de fois avons nous pu entendre : "Oh, tu sais, sur internet, c'est un vrai connard, mais en vrai, il est adorable" ?
Ce "moi virtuel", nous le nommerons "eMoi" (faute de mieux). Son existence est souvent stimulée par des interfaces comme twitter ou les blogs tel que celui de votre humble serviteur, mais également, et c'est plus étonnant, dans ce en quoi Facebook tend à évoluer aujourd'hui.

[Note] : à ce moment précis du récit, il serait bête que le lecteur un peu perdu s'imagine que l'"eMoi" ait quoi que ce soit à voir avec un emo. En effet, l'"eMoi" est l'habile juxtaposition de la lettre "e" que l'on prononcera "i", et qui correspond au diminutif de "electronic" et du mot "moi", désignant l'ego. L'"eMoi" n'écoute donc pas de musique allemande, ne se taille pas les veines, et n'a à priori aucune obsession malsaine pour les vampires ado qui brillent au soleil.[/Note]

Je vous disais donc qu'être un "soi" au monde devient plus simple lorsque l'on distribue soi-même les cartes. On peut se passer de visage ; devenir un être virtuel signifie que l'on montrera de préférence des images qui sont censées nous définir : avatars, citations, photos ne montrant qu'une partie de son anatomie... Dépouillé de son aspect physique, la personne peut devenir un être sublimé, fantasmé, voire parfaitement "je-m'en-foutiste". Je tâcherai de revenir sur toutes ces catégorie ultérieurement.

Car en fait, je m'interroge bien plus sur la finalité de ce "moi" virtuel, sur sa surimposition au "moi" pré-existant, et sur les risques que cela comporte. Je m'explique :
Combien d'"êtres au monde" ne se définissent plus dans la plupart de leurs rapport sociaux que par l'intermédiaire de ce "moi" qui ne l'est pas ; d'autant plus lorsqu'ils possèdent une once de notoriété. Combien acquerront la certitude que ce "moi" a plus de consistance, de tangibilité que l'autre, parce qu'il est multiforme, plus malléable, moins sujet à la censure, qu'il peut, tout simplement, plus facilement se composer pour s'imposer. Car cet "eMoi" dont je vous parle, ne s'encombre pas de critique. Il ne la subit d'ailleurs pas, il avance, en continue, il recherche uniquement l'approbation, la reconnaissance, et se gargarise de n'être jamais écorné lorsque tombent les insultes. Vous remarquerez, lorsqu'on porte atteinte à votre personnalité virtuelle, vous ne réagissez que si vous estimez que les propos sont déplacés, inappropriés. Pour exemple, prenez une femme. Au terme d'un article, un lecteur réagit, et se prononce sur le fait que cet article est forcément mauvais, puisque c'est une femme qui l'a écrit ; en s'en prenant à son sexe, il sépare les deux entités. C'est alors dans son "moi" que la femme est attaquée. Son "eMoi", lui réagit spontanément par le mépris, ou le dialogue. Mais il demeure intouché.
Je vais vous donner un exemple concret, cela devrait vous aider à comprendre le fond de ma pensée :
  • Il va y avoir ce que j'appelle l'"eMoi royaliste" : C'est celui que l'on retrouve le plus souvent dans la blogosphère, et/ou auprès de ceux que l'on pourrait qualifier d'"influents" (et là, je me marre). Il est de ceux que l'on qualifie d'impérieux, suffisant, méprisant. Le principe est simple : peu importe le nombre de détracteurs, même s'ils sont virulents, l'eMoi sait qu'il aura pour lui une majorité béate, candide et soumise qui continuera de l'approuver. La meilleure preuve qu'il en a : plus on l'insulte, et plus cela génère du trafic, plus il est visible, et plus on parle de lui. Il n'a même plus besoin de se défendre vraiment. D'autres s'en chargeront pour lui. D'autres que, par ailleurs, il méprise pour ne pas appartenir à la petite élite d'influents dont il fait partie. Pour appuyer encore un peu mon propos (et éviter de passer pour un énième haters), je vous conseille d'aller voir cet article sur le blog de Guillaume avec qui je partage beaucoup de points de vue, quelques exemples en particulier.
  • Ensuite, il y a l'"eMoi princier" dans ce que la principauté peut avoir de populaire à l'heure actuelle : ce dernier est une variante de l'"eMoi Royal". On aurait aussi bien pu le nommer "eMoi People". Lorsque je nomme cette catégorie, je pense à des gens comme Monsieur_Dream ou Marion_mdm. Il s'agit de toute cette frange de gens qui n'ont "pas fait exprès" de devenir des sommités virtuelles, MAIS, contrairement aux êtres dotés d'un "moi virtuel royaliste", ils en ont conscience. Ils ne sont pas "influents", dans ce cas, mais "visibles". C'est l'une de ses catégorie qui subit bien plus que les autres son "eMoi". Face au lectorat, à ses attentes, aux éventuels retombées médiatico-blogo-politico-sociale, le "moi" va se diluer dans les propos de l'"eMoi". Il rejoint en cela la prochaine catégorisation que je vais tenter de vous décrire.
  • l'"eMoi démocrate" : C'est l'"eMoi" le plus fréquent à l'heure actuel. l'"eMoi" consensuel, celui qui, contrairement aux autres catégories, se réfère uniquement aux autres pour exister : il a besoin de la masse pour faire quoi que ce soit. Souvent, il a besoin de l'approbation de ses pairs, ou de ceux qui ont plus d'expérience que lui. Car la virtualité est un mirage dans lequel certains s'égarent. Beaucoup cherchent dans leurs statuts, leurs récits, ou leur comportement, une approbation, n'importe quoi qui pourrait appuyer leur légitimité à passer à l'acte. Pourtant, le lecteur ne possède pas, puisque l'auteur ne les lui donne pas, toutes les clefs d'interprétation nécessaires à la prise de certaines décisions. Beaucoup de "démocrates" accusent leur arrivée tardive dans l'enceinte virtuelle. Ainsi, leur "eMoi" est dès le début définit par le jugement des "vieux briscards" de la blogosphère. Dur pour quelqu'un comme @AnnaMinou de sortir de son rôle de lolita pré-pubère lorsqu'on s'est fait introduire dans le milieu avec éclat. Mais ceux qui souffrent d'un manque de personnalité sur la toile ne sont pas que ceux qui doivent composer avec une réputation sulfureuse. Considérons les blogs à opérations sponsorisées tel que celui d'Anne-Laure et Benjamin, les "célèbres" H2. Pour vous résumer la situation, je vous renvoie une fois encore sur le site de Guillaume. Et vous pourrez également lire cet article.
  • Il serait difficile de composer sans un "eMoi totalitaire" : C'est celui qui tente de s'imposer, par des caractéristiques simples, souvent grossières même, et qui ne souffre aucune critique. Souvent, il s'écoute parler pour ne rien dire. Je ne voudrais causer de préjudice à personne, et encore moins lui jeter la pierre. Ainsi, loin de moi l'idée de mettre en avant le fait que Carl de Canada, aka @mixbeat s'avère être un exemple de choix ! Pour résumer, ce genre d'individu est fier de posséder un énorme "ePénis". Voilà...
  • Enfin, il y a la catégorie de l'"eMoi anarchiste" -ou eMoinarchiste- : En général, c'est celui qui s'accroche le plus à sa ligne éditoriale, contre vents et marées. Peu lui importe les sirènes de la gloire, ou la critique. La dérive de ce genre d'"eMoi", c'est qu'il est diamétralement opposé au "moi" originel dans la plupart des cas. Pour exemple, on pourra nommer des gens tels que @Soymalau, @ToitagL, mais également XoxobCapucine. La catégorie est donc suffisamment large pour accueillir le bon vieux troll des familles, ou la blogueuse beauté intransigeante.
Sur le papier, ces théories semblent fermés. En fait, elles sont relativement perméables, et beaucoup se retrouvent simultanément ancrés dans deux ou plusieurs catégories. Je dirais même qu'elles sont temporelles.
Alors qu'aujourd'hui, tout un chacun a la possibilité de devenir l'auteur de son existence aux yeux du monde l'on s'aperçoit que la création de ce nouveau moi virtuel, de cet "eMoi", aussi inconscient soit-il, ne saurait être socialement juste. Quel qu'il soit, il se heurt systématiquement aux écueils suivants : un manque d'objectivité que l'on retrouve tant chez son auteur que chez son lectorat, le refus de la critique, son incapacité à coller au réel, sa recherche biaisée d'une vérité qui le conforte dans son statut, et enfin, une capacité d'adaptation qui va en déclinant.

Je dois vous avouer ne pas trop savoir dans quel catégorie me situer ; moi qui n'écris jamais sans avoir regarder une petite dizaine de fois la finale de la coupe du monde 98, moi qui suis bien incapable d'avoir quelque idée avant 13h40 et la fin du journal de Jean-Pierre Pernaut, moi qui compulse mon petit exemplaire du célèbre livre du Führer pour vérifier que je ne fais aucune faute de grammaire. Bref, moi, qui ne suis finalement qu'un homme comme les autres.
C'est pour cette raison que j'en appellerai à votre sens inné du juste, mes chers petits amis. Et, j'y tiens beaucoup, n'oubliez pas d'appuyer vos propos par quelque justification objective !

mardi 24 novembre 2009

Un an, déjà !

Mon blog a un an, et j'ai raté la date anniversaire. Je crois que c'est ce qu'on appelle communément une "loose".

Et oui, cela fait déjà depuis le 16 novembre 2008 que je vous embête avec des bêtises. Et que certains trouvent encore cela intéressant, cela me dépasse sincèrement, mais après tout, qui suis-je pour juger ?

Depuis un an, je pense qu'on a clairement vu que ce blog me servait à publier quelques textes, pour que je tente de me recentrer quelque peu sur l'écriture, mais il y a tant de choses que je souhaiterai faire dessus. Me remettre au dessin, vous faire écouter quelques compositions musicales, m'essayer à la photo, ou [ironie] publier des billets sponso et de mode, pour enfin devenir un blogueur influent [/ironie].

Bref, ça fait un an. Voilà. ça me fait quelque chose quand même. Sinon, je ne vous en parlerai pas. Un an à suivre mon petit bonhomme de chemin, en marge d'une communauté qui terrifie/fascine/énerve/attire. Et je vais vous dire une chose : ça me va très bien. Si vous continuez à y être fidèle, c'est la preuve que ça doit marcher, non ?

Mais je vous rassure. Ce n'est pas pour cela que je vais me laisser aller, et m'engoncer dans un confort précaire. La deuxième année de ce blog sera une année de grands changements, d'essais, et de renouveau. Voilà !

Pour que la troisième semaine de novembre soit marquée par l'arrivée du Beaujolais nouveau, et l'anniversaire de ce blog !

Amen.

mardi 20 octobre 2009

[Chaîne] Les sept péchés musicaux : Envie

Et comme nous le faisait remarquer Archonium, instigateur de la chaîne qui nous tient en haleine semaine après semaine, l'Envie s'oppose à la Volonté. C'est donc un pécher qui me correspond assez peu. L'envie m'a toujours semblé illégitime (rappelez vous !). Je ne classerai pas l'Envie au rang du simple désir. L'Envie, c'est la jalousie, l'impétueux besoin, l'impérieuse convoitise. L'Envie entraîne la frustration, attise la rancoeur. L'Envie n'a pas sa place dans ma vie. Si je dois en vouloir à quelqu'un, ce n'est pas à autrui, mais bien à moi.

Là, si l'on m'interroge à brûle-pourpoint, quelle chanson représente le plus l'Envie à mes yeux, je serais bien embêté. Je n'en ai aucune idée ! Mais en y réfléchissant un tantinet, je pense à Hijo de la Luna, dans sa superbe intérprétation par Montserrat Caballé. Le désir tempétueux de trois entités qui trouve une fin tragique, et une orchestration cristalline, fluide, simple.

Je vous avouerai être un brin fatigué, donc aujourd'hui, vous n'aurez le droit qu'à une seule chanson. Pour une fois que je respecte la règle de cette chaîne...

lundi 5 octobre 2009

[Chaîne] Les sept péchés musicaux : Orgueil

L'orgueil : le pécher qui me définit certainement le plus. Rappelez vous, j'en avais déjà parlé dans un précédent billet. L'orgueil m'a toujours paru extraordinaire dans le sens où il constitue certainement le pécher le plus illégitime. Comment peut-on plus se foutre le doigt dans l'oeil que par orgueil. l'orgueil conduit à la colère, aiguillonne la jalousie, provoque la paresse, confine à la gourmandise, exacerbe la luxure, aiguise l'avarice.

Bref ! Il était question de continuer cette chaîne établie par Archonium, et à laquelle se prêtent beaucoup plus de personnes que je ne le pensais initialement. Comme quoi !

Pour illustrer l'orgueil, je n'ai pas voulu trop y réfléchir. J'ai simplement pensé à Imagine de Elton John, remaniée par A Perfect Circle. Les harmoniques dissonante, le détournement du propos initial, la voix magnifique de Maynard James Keenan, tout transpire l'orgueil déplacé de l'humanité, l'impossibilité d'une amélioration, la finitude.

Pour la semaine prochaine, vous aurez des devoirs à faire à la maison les enfants, avec l'annonce du prochain pécher. Il s'agira de *clairons qui résonnent* la luxure ! Vous voilà prévenus !

mardi 29 septembre 2009

[chaîne] Les sept péchés musicaux : Paresse

L'ami Archonium a donc décidé de lancer une nouvelle chaîne sur la blogosphère, qui, il faut bien l'avouer, n'avait pas forcément besoin de cela. Et le Monsieur a cru bon de m'incorporer à la première salve pour relayer l'information. Et alors que je m'étais promis de ne plus participer à ce genre de choses, je serais tenté de dire : ma foi, pourquoi pas !

Le principe est simple : Un pécher capital = une musique. Celle que vous choisissez, bien évidemment. Le pécher vous sera imposé au cours des prochains jours par l'instigateur de cette chaîne, Archonium. Et on commence aujourd'hui avec la paresse.

J'ai hésité entre énormément de musique. Et puis finalement, alors que j'étais en train de me torturer l'esprit pour vous trouver quelque musique de Debussy, avec des violons lancinants, et des tonalités chaudes, une chanson s'est imposée à moi. Je donc décidé de choisir pour vous Fleur de Saison de Mademoiselle Émilie Simon.

Il y avait aussi Permanent Vacation d'Aerosmith en bonne position mais c'était un peu trop évident.

Bref ! Comme il s'agit d'une chaîne, il faut la transmettre (et oui, c'est ça le principe). Donc comme je suis quelqu'un de relativement méchant je m'occuper immédiatement de tagger LeslieParisienne, parce qu'il s'agit de ma victime préférée, Axl, parce que j'ai hâte de découvrir les titres barrés qu'il compte nous proposer, Ilagee, qui va nous rythmer l'affaire, et CaliKen, s'il s'en sent l'âme, et Vodka Caramel, parce que je suis curieux de voir la BO de sa vie (*fuit*).

Voilà voilà ! Sur ce, je vous souhaite une très bonne fin de journée. Je reviens sans doute avec la suite d'une nouvelle (on verra bien laquelle) demain !

Amour mes petits amis. Amour !

lundi 27 avril 2009

Écrire, c'est comme chier...


Si le titre amènera les personnes à s'interroger, à s'offusquer, ou à sourire, il n'est malheureusement pas de moi. Oui, malheureusement, parce que, qu'on soit d'accord ou non, c'est toujours une sorte de petite satisfaction personnelle que de faire sensation avec une phrase choc.

Bref, Avant de continuer le Cycle de Terra, j'ai décidé de faire un peu de pub.
Il y a des blogs qu'on apprécie pour leur fraîcheur, pour leur design, leur originalité... Et puis il y a les blogs de gens qui ont des choses à raconter, pas forcément à dire. Des blogs entiers dédiés à l'écriture, sous sa forme la plus insolente. Le blog de RiyeT fait partie de ceux là.
Pourquoi aller sur ce blog plus que sur un autre ? Pour commencer, parce que l'ami RiyeT écrit bien. Son style est fluide, impertinent, imagé. Il lit, et ça se sent. Ses textes dégoulinent de références. On passe du sexe glauque et cru en milieu bourgeois, à des poulpes et des pizzas ; de tranches de vies réalistes à un drôle de bonhomme violet nu sur un cheval...

Si vous aimez lire, si vous aimez rire, si vous voulez vous évader, quelques instants, au boulot, et puis y revenir, éventuellement, de temps à autres, allez donc sur y faire un tour.

lundi 6 avril 2009

Nouvel habillage !

Et oui ! Comme vous pouvez le voir, j'ai décidé de donner un nouvel habillage à ce blog. Je ne dis pas qu'il n'est plus, pour le coup, susceptible de changer ultérieurement, mais je trouve que ce n'est pas trop mal. Et puis j'ai envie de rajouter des petits trucs partout, de finalement, enfin commencer à le personnaliser. Réaliser une bannière aussi, pourquoi pas ! 
Bref, nous verrons cela plus tard. Pour l'instant, je regarde et j'apprécie.
Vous aussi j'espère.

vendredi 13 mars 2009

Essaye ça !

Le concept est assez intéressant, pour ne pas dire barré et complètement décalé. Vous allez comprendre en deux secondes, le temps de cliquer sur ce lien (oui, lui, là !), le principe de Essaye ça, le nouveau blog de Nekoto.

jeudi 12 mars 2009

Fun For Geek

Vous le savez, ou vous vous en doutez, je suis un poil geek. Point que je n'ai pas vraiment abordé, je m'en aperçois à présent. 
Mais je suis là pour faire un petit coup de pub. Honnêtement, je ne sais pas pourquoi ce blog n'est pas plus consulté. Il lui manque peut-être une ou deux personnes supplémentaires pour intervenir plus fréquemment, mais sinon, Axl s'efforce de vous trouver des petites perles affiliées au monde du jeu vidéo.
Donc, un conseil, n'hésitez pas à consulter et à participer à FunForGeek !

mardi 18 novembre 2008

Mon Beau Sapin

Et zou ! Fatigué, mais malgré la précédente annonce, je trouve le courage de vous envoyer vers ce joli site, à l'idée fort intéressante. Né de l'esprit tordu (il faut dire les choses comme elles sont) d'une blogueuse qu'il n'est plus besoin de présenter, Pénélope Jolicoeur, Mon beau Sapin vous propose de simplement passer sur un site qui sera mis à jour quotidiennement par différents dessinateurs, sans pub aucune. Le nombre de visites sera comptabilisé, et converti en argent pour acheter des cadeaux de noël aux enfants défavorisés.
Le geste est louable, et l'on pourra certainement se délecter de quelques dessins bien sentis sur le thème de Noël. 
Pénélope Jolicoeur, ou comment joindre l'utile à l'agréable  d'un simple click.
J'aime. C'est très moi ça...

Vous étiez au moins...