mercredi 3 novembre 2010

Je vous ai déjà dit que : Ma femme est une blogueuse.

Je ne sais pas si vous l'avez vu ce film d'Yvan Attal, Ma Femme Est Une Actrice, avec sa femme : Charlotte Gainsbourg. Moi, non. Mais je pense que je commence à en comprendre le sentiment qui l'a animé.

Parler d'autrui, c'est une démarche que j'ai déjà entrepris à plusieurs reprises dans ces pages. Pourtant, je vais m'attaquer à un exercice doublement périlleux : je vais vous parler de la maintenant très célèbre Marion_mdm. Pourquoi doublement périlleux ? Très simplement parce que tout semble avoir déjà été dit sur la demoiselle, et qu'en plus, beaucoup savent que j'aurai certaines difficultés à être parfaitement objectif.

Marion, pour beaucoup, à la base, c'est ça et ça. Il en est un certain nombre qui n'ira pas plus loin, et ne le cherchera d'ailleurs pas.
Marion, c'est également la jolie brune qui parle en mâchant un peu ses mots dans un reportage d'Envoyé Spécial, ou encore celle grâce à qui on se met à parler de "demie-bite" au Grand Journal. Marion, c'est également un mot, dont elle est fière : "pathignon", qu'elle arrive à placer dans le Figaro Magazine dont elle a fait la couverture, pas plus tard que la semaine dernière. Oui, je sais , si vous lisez mon blog, vous devez déjà être familiers avec tous ces concepts, je vais arrêter de les ressasser ici.
En un mot comme en cent, Marion est devenue, grâce à son style, son impertinence, mais également un peu par hasard (et je sais qu'elle va m'en vouloir de dire cela de la sorte), un phénomène du net. Ne nous méprenons pas mes chers petits amis : il est fort peu probable que vous ou moi y arrivions en procédant de la même manière. Marion a du succès, et elle ne le doit qu'à elle-même. Les légions de trolls qui s'amassent à ses portes n'y peuvent rien : Marion est inattaquable sur le fond, raison pour laquelle ils se rabattent derrière des propos sexistes, ou pointe une forme de misogynie testostéronée, celle du mâle qui se drape dans son orgueil que 5000 ans d'histoire (et bien plus de préhistoire) lui auront concédé -moyennant quelques guerres et pas mal de tâches et bévues.

Mais quoi qu'il en soit, ses vieux détracteurs comme ses admirateurs de la dernière heure ont le raccourci facile. Celui qui a le don de m'énerver aussi.

J'ai lu l'article de Guillaume, et je ne pouvais qu'être d'accord avec ce qu'il disait, car je sais que lui la connaît pour ce qu'elle est. Je dois avouer m'être emporté dans un premier temps contre ce petit con qui venait de me voler un article que je n'aurais de toute manière jamais pu publier en raison de ma situation sentimentale avec la demoiselle.
Enfin, cela c'était avant de réaliser que, justement, non. Tout au contraire ! Après tout, pourquoi me serait-il interdit de publier quoi que ce soit en vertu du fait que je suis (attention, je vais lancer quelque chose d'énorme, une sorte de bombe aux relents de spoiler, PRÉPARE-TOI LECTEUR !) le Dernier -fucking- Garçon !?

Alors voilà, c'est dit : et je dois vous avouer, mes chers petits amis, que ça n'est pas forcément non plus tout le temps facile de composer avec des fantômes qui surgissent d'un passé numérique relativement récurent, puisque largement médiatisé. Pas plus que de se retrouver quelque peu enfermé dans le carcan d'un rôle pour lequel on n'est pas sûr d'être taillé.

Je devais être l'un des rares à ignorer tout de sa médiatisation au moment où je l'ai courtisée. En témoigne un texte publié en ces lieux concernant notre rencontre -un de ces nombreux textes qui ne trouvera jamais de suite, je suis d'une inconstance affligeante. Des concepts tels que le Stalker, les PCRA ou autres "bite"-ures (concédez-moi ce mauvais jeu de mot, je vous en conjure) m'étaient alors étrangers. Oh, j'ai depuis largement rattrapé mon retard (bien qu-il m'apparaisse intrusif de m'attarder sur certains pans de la vie de Marion), et je dois être l'un de ses plus grands fans ; il serait dur de faire autrement si l'on considère la place de choix que j'occupe dans ses textes depuis un certain temps, et avec une constance que je ne peux qu'apprécier.

Je voulais donc écrire cet article sur cette demoiselle qui me supporte depuis huit mois maintenant pour remettre les pendules à l'heure et couper court aux (nombreux) raccourcis. Ma "femme" est une blogueuse, de talent, à l'écriture intelligente et intelligible, accessible, douée, profondément humaine. C'est une analyste, une sociologue, une romancière. Marion mène son petit bonhomme de chemin sans rien demander à personne, sans être agressive ou gratuite comme le sont beaucoup trop de personnes sur la blogosphère. Marion est l'une des rares personne à "exister" sur internet.

Alors il est vrai que cela peut énerver. Mais en attendant, mes chers petits amis, essayer donc d'assumer comme elle le fait, et nous en reparlerons !

PS : Parler de légions de trolls est peut-être quelque peu exagéré, mais j'aime à me considérer comme un pourfendeur d'un temps oublié, qui chevauche sa licorne en faisant des ravages dans les rangs ennemis.

lundi 25 octobre 2010

Jungle ordinaire

Il court, il se faufile, il lutte. On dirait qu'il fuit, mais peut-être se débat-il seulement pour survivre. Autour de lui, les mouvements frénétiques et incontrôlées de la faune fanatisée ne cessent de lui glacer les sangs. Il est agressé de toute part. Les sons amplifiés, déformés, grotesques, se répercutent tout autour de lui. Les odeurs pestilentielles lui arrachent quelques larmes au passage. Ho, bien évidemment, certaines personnes ont bien tenté de le prévenir, de le dissuader, mais cela n'a fait que le conforter dans son idée. Il a toujours eu ce caractère contradictoire et aventureux. De plus, s'il tient bon, le jeu en vaudra la chandelle.

Au bout de quelques minutes, il se retourne : il est perdu. Est-il déjà passé par ici ? Il ne s'en souvient pas. Il aurait du prendre quelque chose pour se repérer ; marquer son passage. Ce n'est pourtant pas la première fois qu'il emprunte ce chemin, mais tout lui semble différent. La dernière fois, c'était de nuit, mais il est vrai qu'en ces lieux, la notion de temporalité n'a plus guère qu'une importance relative.

Et puis, il l'aperçoit : la lumière, au fond du tunnel. Simultanément, il entend ce bruit salvateur et caractéristique. Il prend son élan et court. Il n'a plus que quelques secondes avant que les portes ne se referment ; plus que quelques secondes avant de perdre la raison, et le peu qu'il lui reste de conscience et d'humanité. Il DOIT franchir ses portes !
Il joue des coudes pour se frayer un passage. Il écarte les assauts du revers de la main et réussit à manoeuvrer sans jamais perdre de vitesse. Ses poumons brûlent, son coeur tambourine quelque part entre son sternum et son larynx ; sur ses tempes perlent quelques gouttes de sueur. Sueur froide ? Si seulement... Mais il fait si chaud ici. Pourtant, quelque part, c'est l'automne.
Dans un ultime effort, il plonge.
Derrière lui la porte se referme en un cliquetis mécanique. Il l'a fait ! Il pensait ne jamais y parvenir, et pourtant, le voilà sortie de cette... "De cette jungle" pense-t-il tout haut.

Il reprend son souffle, il halète encore quelque peu. Il prend sur lui pour se redresser, tout en s'appuyant contre la porte, hermétiquement close à présent.
Il ne saurait dire exactement dans quelle mesure, mais les choses lui semblent toujours hostiles. Et si... Et s'il n'était pas encore au bout de ses peines ?!
Le sentiment de malaise grandit en lui, à mesure qu'il balaye l'espace de son regard. La salle pourrait être accueillante s'il n'y avait pas cet amas de corps entassés les uns sur les autres, cet enchevêtrement animal et contre-nature. Tout à coup, il se souvient : il se souvient l'horreur, il se souvient s'être déjà fait avoir. Il se souvient de son but : sortir de là le plus vite possible.
Il guette le plafond, comme s'il s'attendait à ce qu'il s'affaisse. Par précaution, il se colle un peu plus contre la porte. Il ferme les yeux, rassemble son courage, attendant le moment propice. Il va lui falloir jouer serré.

Tout à coup, la porte s'ouvre à nouveau ! Il pourrait saisir cette occasion pour sortir, si un flot continu ne le repoussait pas à l'autre bout de la pièce.
Voilà... Exactement ce qu'il devait éviter. Maintenant, il est complètement collé à la paroi extérieure de la pièce, incapable de bouger. Il ne pensait pas que son périple cesserait si rapidement. Il n'a aucune idée de comment se dépêtrer de cette situation. Il pourrait être suspendu dans le vide par l'intermédiaire de deux cordes sur le point de lâcher que la situation lui semblerait moins inextricable.

Et puis soudain, l'espoir. Oui, il se souvient également que cela c'était passé exactement comme cela la dernière fois. Et puis il avait entendu résonner ces mots : "À cette station, descente à gauche. Doors open on the left. Uscita a sinistra", la paroi contre laquelle il était appuyé s'était ouverte, il était descendu. Quelques instants plus tard, il émergerait de la station de métro, rasséréné.

Comme la dernière fois, il se le promet : la prochaine fois, il prendra le bus.

_______________________________________________

Je dédicace ce texte sur le métro aux jeunes touristes ; aux nouveaux Parisiens ; aux vieux baroudeurs affligés, toujours rêveurs, jamais blasés ; à toutes les personnes qui n'ont pas encore réussi à y trouver leurs marques ; à tous ceux qui empruntent cet espace hors du temps, dans lequel sont bafoués de valeurs aussi fondamentales que la courtoisie, la politesse, l'élégance et le de respect d'autrui. Bref, c'est à vous que je dédicace ce texte, mes chers petits amis !

mardi 5 octobre 2010

Coupable

Silence. Trop de non-dits valent-ils mieux que de ne rien se cacher ? Vaste question. Parfois, on ne se contrôle tout simplement pas. Les mots volent alors qu'ils auraient du ne jamais former autre chose qu'une pensée inféconde.
Ai-je été stupide ? Sans doute. Je pensais être un bon juge de la nature humaine, et voilà que j'ai perdu tous mes repères. Et vient le besoin salvateur de continuer à écrire, pour ne pas se perdre, pour faire le point.

J'ai tort. Je vais partir de ce postulat. Et je vais essayer de comprendre pourquoi. Vous allez m'aider, hein, ne pensez pas simplement vous repaître du spectacle désolant de ma mélancolie lancinante !

Donc, j'ai tort. C'est une certitude. Depuis quand, je ne sais pas trop ; longtemps sans doute.
Nous allons donc travailler sur la temporalité pour commencer :
J'ai tort depuis des semaines, des mois, des années. Et le pire, c'est que j'en ai bien conscience. J'ai tort de n'avoir jamais su placer les limites qu'il fallait. J'ai tort de leur avoir laissé une place si importante dans ma vie que je pensais que seul leur avis était capable de sous-tendre mon petit monde. Je suis coupable de ne pas savoir dire non, de vouloir ménager la chèvre et le chou. Je suis fautif de laisser certaines situations s'enliser, jusqu'à ce qu'elles explosent. Je suis souvent incapable d'assumer les conséquences des actes d'autrui que j'ai pu engendrer. Et la preuve en est certainement que je n'assume pas ne pas savoir assumer.
Ces choses constituent un état de fait. J'ai toujours été ainsi, d'aussi loin que je m'en souvienne. Je suis, bien malgré moi, une sorte de caméléon sociale, et ces points dirigeaient ma vie sans que j'y prenne garde, me permettaient de passer entre les gouttes.

On constate donc que le temps, ça ne permet pas de tout cerner. Et si nous essayons de voir sur quel point précis je suis en tort actuellement ?

J'ai tort de ne pas être capable de voir les choses ou tout blanc ou tout noir ; de ne pas être manichéen en somme. J'ai tort de ne pas donner inconditionnellement raison aux sentiments, et de laisser ma raison s'emporter lorsqu'on lui parle de ressentir. J'ai tort de vouloir faire bouger les choses ; de ne pas supporter l'idée qu'un avis se cristallise ; de ne pas vouloir cloisonner ma vie.
Mais ma plus grosse faute, c'est certainement de leur avoir laissé le choix de me blesser, de pardonner parce qu'ils me sont si proches, et de ne pas comprendre que d'autres ne le puissent pas.

Je pense que le temps est merveilleux. Il est le seul à offrir l'oubli, à arrondir les angles. Mais aura-t-on profiter du temps qui passe à oublier ? C'est pour cela que je suis enclin au pardon rapide, c'est pour cela que je reconnais bien volontiers que je suis coupable, que je m'excuse, même, de toute la peine que j'ai pu générer. Je m'excuse tellement de ne pas avoir su trouver les mots qu'il te fallait, de ne pas avoir été juste un refuge, et d'avoir plus que de mesure pointé tes fautes parce que je pensais que cela te ferait avancer dans la vie.

Alors voilà, mes chers petits amis, vous comprendrez que je ne suis pas forcément très objectif aujourd'hui, mais que j'ai le coeur gros. Et que ce n'est pas vraiment à vous que je dédie ces quelques lignes, mais à l'incroyable inconnue qui a fait de ma vie quelque chose d'infiniment plus doux et avec qui nous ne sommes pas toujours d'accord.

En un mot comme en cent : Pardonne-moi.

vendredi 24 septembre 2010

Le "moi" virtuel : l'eMoi


Avant toute chose, lecteur, lectrice, je tiens à vous prévenir que je tenterai d'aborder ce concept dans une dimension plus sociale que psychologique. Loin de moi l'idée de m'attaquer au monument freudien du "ça, moi, et surmoi". Ce serait prétentieux, ne le pensez-vous pas ? Et c'est la raison pour laquelle, en toute modestie, j'accompagne ce texte par une photo d'Emile Durkheim, qui, je l'espère, n'aurait pas renié ces quelques idées. Emile, si tu m'écoutes...

La construction du "moi" social est quelque chose de particulièrement compliquée. Soumise à votre éducation, vos influences, les gens qui ont compté, votre rapport au monde, l'image de vous que le regard des autres vous renvoie... Bref, on ne va pas tenter de faire de la sociologie de bas étage, mais il est tout à fait passionnant de s'y plonger, de savoir que l'on peut se reconstruire à tous moments si on en a la force, le temps, l'envie.

Et puis, avec l'incroyable vélocité du développement de l'ère numérique, de plus en plus de gens ont développé un nouveau "soi", une entité purement virtuelle qu'ils tentent d'imposer au monde. C'est un phénomène que l'on avait déjà pu observer bien avant l'avènement d'internet chez certains écrivains : ce contraste énorme entre ce foisonnement intérieur, puissant, imposant, qui transpire dans leurs écrits, et une timidité, voire, une incompatibilité chronique et latente entre l'auteur, son personnage, et ce qu'il EST, dans sa configuration la plus sociale. Pour en revenir à l'"eMoi", combien de fois avons nous pu entendre : "Oh, tu sais, sur internet, c'est un vrai connard, mais en vrai, il est adorable" ?
Ce "moi virtuel", nous le nommerons "eMoi" (faute de mieux). Son existence est souvent stimulée par des interfaces comme twitter ou les blogs tel que celui de votre humble serviteur, mais également, et c'est plus étonnant, dans ce en quoi Facebook tend à évoluer aujourd'hui.

[Note] : à ce moment précis du récit, il serait bête que le lecteur un peu perdu s'imagine que l'"eMoi" ait quoi que ce soit à voir avec un emo. En effet, l'"eMoi" est l'habile juxtaposition de la lettre "e" que l'on prononcera "i", et qui correspond au diminutif de "electronic" et du mot "moi", désignant l'ego. L'"eMoi" n'écoute donc pas de musique allemande, ne se taille pas les veines, et n'a à priori aucune obsession malsaine pour les vampires ado qui brillent au soleil.[/Note]

Je vous disais donc qu'être un "soi" au monde devient plus simple lorsque l'on distribue soi-même les cartes. On peut se passer de visage ; devenir un être virtuel signifie que l'on montrera de préférence des images qui sont censées nous définir : avatars, citations, photos ne montrant qu'une partie de son anatomie... Dépouillé de son aspect physique, la personne peut devenir un être sublimé, fantasmé, voire parfaitement "je-m'en-foutiste". Je tâcherai de revenir sur toutes ces catégorie ultérieurement.

Car en fait, je m'interroge bien plus sur la finalité de ce "moi" virtuel, sur sa surimposition au "moi" pré-existant, et sur les risques que cela comporte. Je m'explique :
Combien d'"êtres au monde" ne se définissent plus dans la plupart de leurs rapport sociaux que par l'intermédiaire de ce "moi" qui ne l'est pas ; d'autant plus lorsqu'ils possèdent une once de notoriété. Combien acquerront la certitude que ce "moi" a plus de consistance, de tangibilité que l'autre, parce qu'il est multiforme, plus malléable, moins sujet à la censure, qu'il peut, tout simplement, plus facilement se composer pour s'imposer. Car cet "eMoi" dont je vous parle, ne s'encombre pas de critique. Il ne la subit d'ailleurs pas, il avance, en continue, il recherche uniquement l'approbation, la reconnaissance, et se gargarise de n'être jamais écorné lorsque tombent les insultes. Vous remarquerez, lorsqu'on porte atteinte à votre personnalité virtuelle, vous ne réagissez que si vous estimez que les propos sont déplacés, inappropriés. Pour exemple, prenez une femme. Au terme d'un article, un lecteur réagit, et se prononce sur le fait que cet article est forcément mauvais, puisque c'est une femme qui l'a écrit ; en s'en prenant à son sexe, il sépare les deux entités. C'est alors dans son "moi" que la femme est attaquée. Son "eMoi", lui réagit spontanément par le mépris, ou le dialogue. Mais il demeure intouché.
Je vais vous donner un exemple concret, cela devrait vous aider à comprendre le fond de ma pensée :
  • Il va y avoir ce que j'appelle l'"eMoi royaliste" : C'est celui que l'on retrouve le plus souvent dans la blogosphère, et/ou auprès de ceux que l'on pourrait qualifier d'"influents" (et là, je me marre). Il est de ceux que l'on qualifie d'impérieux, suffisant, méprisant. Le principe est simple : peu importe le nombre de détracteurs, même s'ils sont virulents, l'eMoi sait qu'il aura pour lui une majorité béate, candide et soumise qui continuera de l'approuver. La meilleure preuve qu'il en a : plus on l'insulte, et plus cela génère du trafic, plus il est visible, et plus on parle de lui. Il n'a même plus besoin de se défendre vraiment. D'autres s'en chargeront pour lui. D'autres que, par ailleurs, il méprise pour ne pas appartenir à la petite élite d'influents dont il fait partie. Pour appuyer encore un peu mon propos (et éviter de passer pour un énième haters), je vous conseille d'aller voir cet article sur le blog de Guillaume avec qui je partage beaucoup de points de vue, quelques exemples en particulier.
  • Ensuite, il y a l'"eMoi princier" dans ce que la principauté peut avoir de populaire à l'heure actuelle : ce dernier est une variante de l'"eMoi Royal". On aurait aussi bien pu le nommer "eMoi People". Lorsque je nomme cette catégorie, je pense à des gens comme Monsieur_Dream ou Marion_mdm. Il s'agit de toute cette frange de gens qui n'ont "pas fait exprès" de devenir des sommités virtuelles, MAIS, contrairement aux êtres dotés d'un "moi virtuel royaliste", ils en ont conscience. Ils ne sont pas "influents", dans ce cas, mais "visibles". C'est l'une de ses catégorie qui subit bien plus que les autres son "eMoi". Face au lectorat, à ses attentes, aux éventuels retombées médiatico-blogo-politico-sociale, le "moi" va se diluer dans les propos de l'"eMoi". Il rejoint en cela la prochaine catégorisation que je vais tenter de vous décrire.
  • l'"eMoi démocrate" : C'est l'"eMoi" le plus fréquent à l'heure actuel. l'"eMoi" consensuel, celui qui, contrairement aux autres catégories, se réfère uniquement aux autres pour exister : il a besoin de la masse pour faire quoi que ce soit. Souvent, il a besoin de l'approbation de ses pairs, ou de ceux qui ont plus d'expérience que lui. Car la virtualité est un mirage dans lequel certains s'égarent. Beaucoup cherchent dans leurs statuts, leurs récits, ou leur comportement, une approbation, n'importe quoi qui pourrait appuyer leur légitimité à passer à l'acte. Pourtant, le lecteur ne possède pas, puisque l'auteur ne les lui donne pas, toutes les clefs d'interprétation nécessaires à la prise de certaines décisions. Beaucoup de "démocrates" accusent leur arrivée tardive dans l'enceinte virtuelle. Ainsi, leur "eMoi" est dès le début définit par le jugement des "vieux briscards" de la blogosphère. Dur pour quelqu'un comme @AnnaMinou de sortir de son rôle de lolita pré-pubère lorsqu'on s'est fait introduire dans le milieu avec éclat. Mais ceux qui souffrent d'un manque de personnalité sur la toile ne sont pas que ceux qui doivent composer avec une réputation sulfureuse. Considérons les blogs à opérations sponsorisées tel que celui d'Anne-Laure et Benjamin, les "célèbres" H2. Pour vous résumer la situation, je vous renvoie une fois encore sur le site de Guillaume. Et vous pourrez également lire cet article.
  • Il serait difficile de composer sans un "eMoi totalitaire" : C'est celui qui tente de s'imposer, par des caractéristiques simples, souvent grossières même, et qui ne souffre aucune critique. Souvent, il s'écoute parler pour ne rien dire. Je ne voudrais causer de préjudice à personne, et encore moins lui jeter la pierre. Ainsi, loin de moi l'idée de mettre en avant le fait que Carl de Canada, aka @mixbeat s'avère être un exemple de choix ! Pour résumer, ce genre d'individu est fier de posséder un énorme "ePénis". Voilà...
  • Enfin, il y a la catégorie de l'"eMoi anarchiste" -ou eMoinarchiste- : En général, c'est celui qui s'accroche le plus à sa ligne éditoriale, contre vents et marées. Peu lui importe les sirènes de la gloire, ou la critique. La dérive de ce genre d'"eMoi", c'est qu'il est diamétralement opposé au "moi" originel dans la plupart des cas. Pour exemple, on pourra nommer des gens tels que @Soymalau, @ToitagL, mais également XoxobCapucine. La catégorie est donc suffisamment large pour accueillir le bon vieux troll des familles, ou la blogueuse beauté intransigeante.
Sur le papier, ces théories semblent fermés. En fait, elles sont relativement perméables, et beaucoup se retrouvent simultanément ancrés dans deux ou plusieurs catégories. Je dirais même qu'elles sont temporelles.
Alors qu'aujourd'hui, tout un chacun a la possibilité de devenir l'auteur de son existence aux yeux du monde l'on s'aperçoit que la création de ce nouveau moi virtuel, de cet "eMoi", aussi inconscient soit-il, ne saurait être socialement juste. Quel qu'il soit, il se heurt systématiquement aux écueils suivants : un manque d'objectivité que l'on retrouve tant chez son auteur que chez son lectorat, le refus de la critique, son incapacité à coller au réel, sa recherche biaisée d'une vérité qui le conforte dans son statut, et enfin, une capacité d'adaptation qui va en déclinant.

Je dois vous avouer ne pas trop savoir dans quel catégorie me situer ; moi qui n'écris jamais sans avoir regarder une petite dizaine de fois la finale de la coupe du monde 98, moi qui suis bien incapable d'avoir quelque idée avant 13h40 et la fin du journal de Jean-Pierre Pernaut, moi qui compulse mon petit exemplaire du célèbre livre du Führer pour vérifier que je ne fais aucune faute de grammaire. Bref, moi, qui ne suis finalement qu'un homme comme les autres.
C'est pour cette raison que j'en appellerai à votre sens inné du juste, mes chers petits amis. Et, j'y tiens beaucoup, n'oubliez pas d'appuyer vos propos par quelque justification objective !

samedi 18 septembre 2010

L'important...

C'est d'aimer


[Nouveaux updates à venir]

lundi 26 juillet 2010

Paye ta vie de geek

Dans un monde qui ne l'est pas tant !

Parce qu'on a beau nous rebattre les oreilles avec des slogans aussi stupides que "le geek, c'est chic", et autres non-sens, non, nous ne vivons pas dans un monde entièrement informatisé. Et la majorité de la population n'utilise ni twitter, ni facebook, ni -à plus forte raison- de blogs [aparté]raison pour laquelle les abrutis égocentrés qui se gargarisent d'être influents devraient plutôt s'intéresser aux débiles notoires qui leurs servent de lectorat.[/aparté].
Entendons-nous bien : je ne me considère pas particulièrement comme geek. Et si tel était le cas, de toutes les manières, je ne le porterais pas en étendard. Je passe simplement la plus grande partie de mes journées libres sur un ordinateur, devant une console de jeux, à lire du fantastique, à aller au cinéma, ou à compléter mes collections de comics/manga/BD. Et il semble que cela suffit pour que la plupart des personnes me considèrent comme socialement inadapté.

Parfois, pour les personnes qui, comme moi, n'ont pas la chance d'être dans un milieu socio-professionel qui nécessite l'outil informatique au quotidien, cela peut créer des décalages notables.
Non, mais c'est vrai ! Vous n'en avez pas conscience, vous qui bossez en tant que DA, CM, journaliste, dans des boîtes d'info, ou vous autres qui comptez sur votre diplôme d'ingénieur informaticien pour vous lancer dans la création sur le web. Vous non plus qui travaillez dans la pub ou dans la com'. Mais pour les autres, c'est parfois problématique.
Prenez cette année par exemple ! Il y a de cela quelques mois, j'ai eu l'opportunité d'être costumier sur un film d'époque. Et bien croyez moi, pour ce qui est de la communication entre staff, production, figuration et les différents intervenants (maquillage/coiffure, régie, accessoiristes, décorateurs, etc.), c'est presque si nous n'utilisions pas des pigeons voyageurs pour nous tenir informés ! Et la plupart des discussions que j'entretiens quotidiennement avec mon entourage relativement orienté était tout bonnement impossible à aborder.

Il y a également le cas contraire. Parfois, quelqu'un se met à faire référence à un vieil anime, ou à un jeu vidéo particulièrement culte. Généralement, l'ensemble de l'assemblée en profite pour se jeter sur lui à bras raccourcis. Et lorsque votre serviteur vole au secours du pauvre malheureux, les personnes adoptent généralement un regard médusé assorti d'un : "Ha non, pas toi !", comme si je portais en moi une sorte d'enfant honteux, de secret inavouable ! Pas une fois les gens ne se sont dit : "ha oui, finalement, si lui l'est, après tout, ça doit avoir son intérêt..." Non, il faut sans cesse s'en justifier, presque s'en excuser.

Être geek, actuellement, et au quotidien, ça n'est toujours pas rentré dans les moeurs. On accepte facilement quelques instants d'égarement, le temps d'une soirée, parce que cela paraît exotique, mais je vous assure que le monde réel nous est plutôt hostile. Si si.
C'est la raison pour laquelle j'ai décidé de m'acheter Starcraft 2 et d'y consacrer ma semaine ! Voilà !

...

Non, cet article n'avait pas du tout pour but de légitimer mon futur achat. Enfin, mes chers petits amis ! Je suis outré que vous puissiez penser cela de moi, votre serviteur !

Non, vraiment...

N'insistez pas, je suis déjà parti.

Bon. Et bien au revoir !

mardi 29 juin 2010

Casquette et métro

C'est le matin, les oiseaux chantent, et l'averse nocturne a apporté à la couche asphaltée un peu de fraîcheur. L'air est doux, la nuit de sommeil, bien que courte, a été particulièrement reposante, et pour couronner le tout, vous vous êtes révéillé(e) à côté de celui/celle qui allège votre quotidien ; pour résumer, vous allez bien.

Vous décidez de prendre le métro, pour vous confronter un peu à vos contemporains, et vous apercevoir que, finalement, ils ne sont pas si laids que cela. Et que vous êtes même susceptibles, dans un élan d'humanité particulièrement exaltant, de tous les prendre dans vos bras pour les aimer, tous autant qu'ils sont. Oui, pour un peu, ils seraient même beaux.
La rame arrive, et bien que bondée, vous décidez d'y monter, de votre pas le plus leste, le plus agile, le plus alerte. Quand soudain... ! Quand soudain, une espèce d'individus sale, malpoli, gros et moche vous pousse pour passer en premier.

Vous savez, le genre vieux, -passez moi l'expression- con, engoncé dans ses préjugés, qui a l'air de ne pas avoir fréquenté une salle de bain depuis deux semaines -facile-, et qui porte les stigmates d'une bêtise profonde : à savoir, une casquette. Parce que les vieux à casquette, c'est vraiment une sale race. Je pensais que seuls les membres de ma famille pensaient cela, avant de m'apercevoir que l'appellation "papi à casquette" était quasi-universelle, et unanimement péjorative. Le papi à casquette ne sait pas conduire une voiture, traverse lorsque le petit bonhomme est rouge, sans se presser, en faisant fi des voitures et du danger, la truffe au sol -parce que le papi à casquette se tient mal juste pour ponctionner le plus possible d'argent à la SÉCU-, arguant de son grand âge pour se foutre de principes aussi élémentaires que la politesse, la galanterie, la bienséance, ou encore, le respect d'autrui ; alors que si vous voulez mon avis, son âge, ça aurait plutôt tendance à constituer un facteur aggravant. Enfin, tout de même soyons sérieux ! Si la vie se résume à une succession de tribulations, et qu'en plus, on est vieux et souffrant, autant aller directement en Suisse pour en finir au moyen d'une petite piqûre quasi-indolore !
Il est à noter que le papi à casquette peut tout aussi bien être à droite qu'à gauche, et qu'il en existe une version dans chaque pays. Sauf en Suisse peut-être...

Dans tous les cas, je remercie cet abruti qui m'a pourri m'a bonne humeur et le billet chargé d'amour que je voulais vous livrer ici ce matin.

De toute façon, moi, ce que j'en dis, les vieux, faudrait les noyer à la naissance.

Vous étiez au moins...