<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802</id><updated>2012-01-29T07:31:52.434+01:00</updated><category term='Les Interviews Fantastiques'/><category term='Chroniques de Trevor'/><category term='Graph'/><category term='Sociologie de comptoir'/><category term='Dress Code'/><category term='Gribouillis'/><category term='Je vous ai déjà dit que'/><category term='Blogosphère'/><category term='Musique'/><category term='Photo'/><category term='Comic strip'/><category term='Soirées parisiennes'/><category term='Me Myself and I'/><category term='Éphéméride provinciale'/><category term='Z-World'/><category term='Rétro'/><category term='Écriture'/><category term='Geekerie'/><category term='Le cycle de Terra'/><category term='What the point'/><category term='Chaîne bidon'/><category term='Sensation'/><category term='Idées noires'/><category term='Venise'/><category term='Life on the Internet'/><category term='La chaîne du mois de mars'/><category term='Considérations nébuleuses'/><category term='Critique ciné'/><category term='Quotidien'/><title type='text'>Potemkin - chroniques absconses d'un inconnu</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>126</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-8330742112593087424</id><published>2011-06-17T19:42:00.002+02:00</published><updated>2011-06-17T19:47:10.012+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Écriture'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Me Myself and I'/><title type='text'>It's about f***ing time !</title><content type='html'>Et voilà le retour tant attendu (si si) du Cycle de Terra ! Le texte est là, dans un coin d'un peu tous les ordinateurs que j'ai pu approcher ces 2 dernières années, et il n'attendait qu'une étincelle pour se coucher sur mon blog, et PAF ! Voilà, comme quoi, il ne faut jamais désespérer. Alors, comme à chaque fois, je vais vous dire que j'ai un peu plus de temps devant moi, et que je vais me consacrer à l'écriture, et, comme à chaque fois, je vais me disperser dans tous les sens, donc, bon, nous verrons bien. toujours est-il que le texte, même s'il n'est pas écrit, est quelque part dans ma tête, et qu'il n'attend que vos retours (positifs ou pas) pour prendre forme !&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;J'attends vos critiques avec une impatience consommée !&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;À très bientôt mes chers petits amis !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-8330742112593087424?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/8330742112593087424/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=8330742112593087424' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/8330742112593087424'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/8330742112593087424'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2011/06/its-about-fing-time.html' title='It&apos;s about f***ing time !'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-6557199323185773153</id><published>2011-06-17T19:35:00.003+02:00</published><updated>2011-06-17T19:41:40.543+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Écriture'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le cycle de Terra'/><title type='text'>Le Cycle de Terra : L'Enfant du Rêve (4)</title><content type='html'>&lt;!--StartFragment--&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;b&gt;Chapitre Un : Convergence&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;b&gt;Troisième Partie : Secteur Quatre&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;Azur descendit du belvédère qui surplombait la Corniche. Il attendait Aria. Elle aimait contempler le paysage au petit matin. Aria regardait chaque chose avec émerveillement, comme s’il s’agissait de la première et de la dernière fois qu’elle était amenée à les contempler. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;Azur pensait souvent combien Aria, du haut de ses huit ans, était différente des fillettes de son âge. Elle était calme, posée, réfléchie : un vrai bonheur. Avec sa peau claire, ses cheveux blonds comme un incendie, ses yeux bleus et son visage poupin, il ne faisait aucun doute que sa beauté feraient, dans les années à venir, des ravages. Mais Azur ne s’en inquiétait pas trop.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;Elle le rejoignit bientôt. On pouvait voir son ombre se projeter sur la poussière qui retombait mollement. Le rebord de la Corniche baignait pour l’instant dans la lumière du matin ; l’ensoleillement du quatrième étage ne durait qu’une poignée d’heures. Aria marchait&lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt;  &lt;/span&gt;tranquillement, sa robe bleue au vent. Arrivée au niveau d’Azur, elle lui tendit une main, qu’il prit délicatement, et tous deux s’enfoncèrent alors plus profondément dans la ville, en direction du marché. Ils empruntaient des chemins qui sinuaient entre les petites maisons en pierre de taille du quartier. Azur aida Aria à monter sur les petits murets qui bordaient la route et sur lesquelles se reflétaient quelques rayons qui semblaient les polir. À mesure qu’ils s’éloignaient du belvédère, les rues devenaient plus larges, la terre battue laissait place à un pavage fin, et les maisons gagnaient un ou deux étages. Certaines possédaient de somptueux jardins dont les arbres proposaient de délicats ombrages. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;La jonction entre le quartier du marché et la corniche était marquée par un grand escalier flanqué de deux rampes en pierre au décor ciselé. L’esplanade en contrebas aboutissait sur un pont d’une vingtaine de mètres de long, uniquement destiné aux promenades, qui enjambait un cours d’eau. Il était bordé, par quatre lampadaires noirs, ouvragés de cuivre argenté, qui dispensaient une lumière tamisée à la nuit venue. De part et d’autre du cours d’eau avaient été aménagés des quais pavés, largement fleuris et boisés, qui accueillaient quelques étales dans la matinée. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;Le quartier s’animait très tôt, du fait du marché quotidien, et l’agitation qui y régnait tranchait avec le calme de la Corniche. Les rues se remplissaient de gens, de fragrances et de bruit jusqu’à une heure avancée. Dans la ruelle qui menait le jeune homme et l’enfant vers la place centrale, les boutiques ouvraient à l’aube pour concurrencer les marchands ambulants ; l’on pouvait sentir la chaude et moelleuse odeur des brioches qui sortaient du four d’une boulangerie, les essences sucrées, acidulées, puissantes et entêtantes de centaines de fleurs aux couleurs improbables, ou encore le parfum de fer chaud des fonderies artisanales qui réalisaient des pièces d’orfèvreries pour certaines, de machineries pour d’autres. Les maraîchers, poissonniers, ou bouchers rivalisaient d’éloquence pour vanter la fraîcheur de leurs produits, tandis que les badauds discutaient avec ardeur le moindre prix. Çà et là retentissaient des cris de bêtes et des tintements métalliques.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;Lorsqu’ils arrivèrent aux abords de la place, l’étreinte d’Azur sur la main d’Aria se fit plus forte. Elle s’agrippa à lui en retour, comme pour le rassurer ; bien que fascinée par ce tumulte incessant, jamais elle n’aurait songé à s’éloigner ne serait-ce qu’un instant de lui.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;À côté de la place centrale, on aurait pu dire du quartier qu’il était calme. Si les rues alentours étaient agitées et bruyantes, il n’y avait aucune commune mesure avec l’effervescence épileptique qui emplissait l’espace. Dégagée –ce qui n’avait guère dû arriver depuis son édification–, la place était considérablement étendue. Carrée, de près d’un demi kilomètre de côté, elle était desservie par une trentaine de rues et de passages. Pour éviter le stationnement de véhicules de livraisons dans un quartier à l’encombrement déjà maximal, un wagon cheminait le long d’un rail suspendu entre l’ascenseur principal du secteur et plusieurs centres d’où étaient répartis les approvisionnements de diverses échoppes. Les progrès en matière d’éclairage avaient été prodigieux depuis la découverte de l’énergie cristalline. Bien qu’aucun rayon de soleil ne parvint jamais jusqu’au marché, la lumière que diffusaient les puissants projecteurs mobiles réparties sur la voûte de l’étage supérieur, donnait l’illusion d’être en plein jour. L’intensité et l’inclinaison de l’illumination variaient avec l’heure de la journée. Lorsque tombait la nuit, on allumait les lampadaires et le plafond s’illuminait d’une myriade de projecteurs semblables à des étoile. Le système avait été adopté dans l’ensemble de Fhèbe, depuis qu’une étude avait démontré que certains citoyens n’avaient même jamais vu le ciel de leur vie.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;Azur et Aria évoluaient comme ils pouvaient dans la foule. Ils s’arrêtèrent à hauteur du stand d’un boulanger ambulant –qui, depuis le temps, n’avait plus d’ambulant que le nom– et les doux effluves sucrés de ses pâtisseries fraîches leurs parvinrent aux narines. À côté d’eux, une mère peinait à retenir son fils qui semblait bien déterminé à goûter tous ces délices, crémeux ou meringués. Une dame retombait en enfance devant les proportions impressionnantes des pâtisseries. Le vieil Ezra qui tenait la boutique regardait avec la bienveillance du marchand satisfait ce petit monde qui se pressait devant ses vitrines de gâteaux. Il accueillit Aria avec son entrain habituel, et la même ritournelle :&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;–Alors petite demoiselle ! Prête à faire, aujourd’hui encore, un grand bond gustatif ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;Le vieux pâtissier avait commencé par impressionner la fillette, les premières fois qu’ils s’étaient approchés. Avec son incroyable moustache et son gros nez, il avait rappelé à Aria l’ogre d’un conte qu’Azur lui avait lu un soir. Le temps aidant, elle s’était aperçu de la réelle gentillesse du bonhomme, et elle lui répondait immanquablement par son plus beau sourire. Azur s’accroupit à côté de la petite fille :&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;–Alors Aria ? Tu as choisi ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;L’enfant faisait des mines gourmandes devant chaque gâteau. Elle se retourna vers Azur, et le regarda par en dessous, en se balançant d’une jambe sur l’autre, les mains jointes dans le dos.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;–Non, jeune fille. Un seul. Sinon, tu ne les finiras jamais.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;Elle ne discuta pas. Elle ne le faisait jamais. Elle se retourna vers la vitrine, avec l’air concernée de celle qui doit prendre une décision terrible. On pouvait sentir dans son regard qu’elle pesait bien le pour et le contre, et établissait un rapide rapport entre la quantité de crème, de chocolat, de fruits ou de caramel, et le plaisir substantiel qu’elle pourrait en retirer. Comme elle ne pouvait se résoudre à un choix arrêté, elle finit par se mettre une main devant les yeux et à pointer un endroit de la vitrine au hasard. Elle osa un coup d’œil entre deux doigts écartés, pour voir le vieil Ezra prendre sur ses indications un gâteau plein de chocolats et de pâte à choux et l’emballer. Azur paya, et lui tendit. Elle croqua rapidement dedans, pour se rassurer… Le hasard avait encore une fois bien fait les choses ! Il s’agissait exactement de ce dont elle avait envie. Contente et rassurée, elle entama la dégustation de ce délice avec la plus grande application. Ces mets recelaient toujours de bien des secrets. Même si leur présentation était impeccable, ces gâteaux ne semblaient pas, à proprement parler, fins. Pourtant, lorsque l’on croquait dedans, on ne pouvait être qu’agréablement surpris par la complexité du mélange de saveurs. C’était un plaisir gustatif au delà des mots. La raison en était simple. Ezra pratiquait l’art de la pâtisserie comme certains grands maîtres peignaient : en mettant son âme dans chacune de ses oeuvres. Mais son travail était loin d’être accompli. Théoricien dans l’âme, il comptait fermement trouver le « chiffre d’or » de sa profession, et cherchait constamment à équilibrer le rapport entre la matière, l’apparence, la texture en bouche et les saveurs. Il en résultait ce qu’il appelait la ‘dynamique’ d’un gâteau –à savoir, l’enthousiasme escompté lors de la dégustation. Il continuait donc ses recherches à la poursuite de la ‘dynamique’ suprême. Elle existait. Il en était persuadé, et il n’en était pas loin. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;Azur reprit la main de la fillette alors qu’elle découvrait une fine couche de caramel au beurre salé qui craquait légèrement sous la dent. Elle manqua s’évanouir d’aise, se ressaisit en assurant sa prise à la main protectrice, et tout deux s’éloignèrent de la boutique non sans avoir salué le vieil homme. Demain, sa boulangerie serait fermée. Aria ne savait pas si elle y survivrait.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;–Tu es satisfaite ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;Aria se retourna vers Azur. La question était purement rhétorique. Comment pouvait-on ne pas être satisfait par une pâtisserie provenant de la boutique d’Ezra ? Elle hocha cependant la tête en signe d’approbation. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;Aria ne parlait pas. Non pas qu’elle en fut incapable. Elle semblait simplement ne rien avoir à dire. Cela ne dérangeait pas Azur. Le jour où elle aurait quelque chose à lui communiquer, elle le ferait. Il n’en doutait même pas. Ce n’était pas comme si lui-même était particulièrement éloquent au quotidien.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;Il regardait Aria manger sa sucrerie, et il repensait sans cesse aux circonstances de leur rencontre ; rencontre qui remontait à quatre ans maintenant.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;Un jour, Aria était tombée sur Azur. Au sens propre du terme. Il avait entendu un sifflement, noté une ombre qui se dessinait, de plus en plus précise, et avait relevé la tête. Il s’était retourné juste à temps pour s’apercevoir qu’une petite fille au cheveux blonds chutait dans sa direction à grande vitesse. Elle avait tendu ses petits bras en avant, et il avait amorti le choc avec son corps. Il s’était relevé, chancelant. Elle n’avait pas ouvert la bouche, pas prononcé un mot, et s’était contentée de lui sourire. Un de ces sourires remplis de malice qui l’avait immédiatement séduit. Il lui semblait visiblement tout à fait normal de se retrouver dans les bras d’un parfait inconnu après avoir manqué de s’écraser sur le pavé. Lorsqu’il croisa son regard, il ne fit aucun doute qu’elle l’avait déjà adopté. Parfois, il lui semblait même que ça n’avait pas été lui, mais elle qui l’avait choisi.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;Jamais cette fillette n’aurait dû lui tomber dessus sur une esplanade parfaitement dégagée. Il avait immédiatement repoussé la possibilité qu’elle soit tombée du cinquième étage de quelque manière que ce fût. La voûte supérieure s’élevait à plus de quatre cents mètres du sol, et l’impact après une telle chute aurait été mortel pour les deux protagonistes. De plus les soubassements des différents étages&lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt;  &lt;/span&gt;étaient enfouis à une cinquantaine de mètres en dessous de la surface habitée. Les accès aux différents sas de maintenance étaient très largement surveillés, et il semblait impossible qu’une enfant de quatre ans ait pu s’y déplacer librement. Il avait beaucoup réfléchi à la configuration de l’endroit où il se trouvait, aux circonstances de leur rencontre. Et lorsqu’il y réfléchissait il en venait toujours à penser qu’Aria était tout simplement apparue à une dizaine de mètre du sol avant de fondre sur lui. Il s’en accommodait. Il avait vécu par le passé des événements bien plus perturbants.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;–Je vais aller voir Dorgan.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;La jeune fille se retourna vers Azur, encore un peu perdue dans ses pensées. Les gâteaux d’Ezra la transportaient dans une autre réalité.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;–Tu veux venir ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;Elle fit oui de la tête. Azur savait qu’Aria appréciait l’atmosphère si particulière de la boutique de Dorgan. Comme tous les ateliers, il était exigu, encombré, plein de rouages, de pistons et de pièces de rechanges. En certains endroits traînaient des bras hydrauliques ou de exosquelettes de combat. Il était si fortement imprégné d’huile qu’elle suintait des murs et il y flottait une odeur d’essence et de rouille qui vous prenait les narines pour vous les rendre en mauvais état. C’était une formidable caverne aux merveilles pour qui s’intéressait d’assez près à la mécanique. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;Dans ce fatras régnait Dorgan. Il extirpait du chaos ambiant des choses insoupçonnées. Et lui et le bleu de travail maculé d’huile et d’essence, qu’il portait depuis trente ans, avaient effectué plus de réparation que quiconque.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;Dorgan devait être l’un des rares hommes de Fhèbe à posséder un robot –un modèle au nom imprononçable que le mécano avait rebaptisé Stan. Il fallait dire que ces derniers n’avaient pas très bonne presse depuis la révolution des méchas, qui avait pris fin aussi subitement qu’elle avait commencé, près de deux siècles auparavant. Et le robot du mécanicien devait avoir été construit à cette période. Il était résolument obsolète, et malgré les nombreuses réparations et améliorations que lui apportait Dorgan, il ne fonctionnait jamais plus d’une semaine d’affilée. De plus, il était particulièrement gourmand, et les batteries qui l’alimentaient étaient presque introuvables depuis la découverte de l’énergie cristalline. Bien que le mécano ait tenté de le faire à plusieurs reprises il semblait impossible de lui greffer un transformateur moderne ; la taille du cristal aurait été disproportionnée. Et aucune des tentatives de Dorgan pour baisser sa consommation n’avait abouti. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;L’homme approchait la cinquantaine. Il était fin et sec ; nerveux. Ses cheveux gris étaient retenus en une queue de cheval qui dépassait sous un bandana. Il avait des traits durs ; les traits d’un homme que la vie a épuisé, mais qui s’y est résigné.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;Nul ne savait exactement ce qui unissait le jeune homme au mécanicien. Le jour où Azur s’était rendu à l’atelier de Dorgan, la première fois, les deux hommes semblaient se connaître depuis toujours. Quiconque connaissait le mécano un tant soit peu savait qu’il n’aimait personne et ne respectait pas grand monde. Pourtant, il témoignait au jeune homme une sorte de déférence et la fillette l’avait immédiatement attendri. Aussi acceptait-il qu’ils viennent lui rendre visite. Il ne l’aurait jamais avoué, mais pouvoir enseigner à Azur des principes de mécanique élémentaires tandis qu’Aria les écoutaient attentivement constituait une de ses dernières joies.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;Lorsqu’ils arrivèrent à l’atelier, en bordure de la place, Dorgan était en train de vérifier le châssis quadrupède de Stan, en pestant, comme à son habitude. Azur saisit Aria par la taille et la posa sur une caisse en métal. Elle s’assit, les jambes croisées, et contempla le désordre ambiant dans un silence religieux. Dorgan ne s’était toujours pas aperçu de leur présence, ou ne le manifesta pas.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;Azur s’éclaircit la gorge. Dorgan continuait de trifouiller le châssis.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;-Je sais qu’t’es là gamin, n’t’excite pas.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;-Vous savez, Dorgan, depuis le temps, vous devriez sincèrement songer à vous en débarrasser. Il vous aura coûté une petite fortune en entretien, et je ne parle pas de l’investissement temporel. Si les robots ont été créés pour nous faciliter la vie, le concepteur de Stan s’est pas mal fourvoyé. Vous y passez combien… les deux tiers de votre temps libre ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;Le mécano, toujours allongé s’essuya le front avec son avant bras.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;-J’sais pas ce qui me dérange le plus, gamin. Le fait qu’t’aies raison, ou le fait que j’en vienne à considérer qu’il faudrait que j’t’écoute ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;Azur sourit intérieurement. Quiconque se serait permis une telle remarque sur Stan aurait déjà été invité à aller se faire voir ailleurs.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;Dorgan daigna enfin s’extirper de sous le robot et se releva d’un bond. Toujours alerte, pensa Azur.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;-Bon, gamin, allons droit au but, je sais qu’t’es pas là pour un cours magistral aujourd’hui, et j’crois pas qu’ça soit le jour des livraisons, donc t’attends que’que chose de moi, j’me trompe ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;-Ha, ça, on ne vous la fait pas Dorgan. Aussi vais-je vous poser la question immédiatement : qui suis-je ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;-Tiens, ça f’sait quoi… Deux, trois ans peut-être que tu n’me l’avais pas sortie celle là. Sache qu’la réponse s’ra toujours là même : « J’sais pas ». Et j’te l’répète : ce qui t’arrive est une bénédiction. Crois moi, j’aimerais bien oublier que’ques événements et reprendre un nouveau départ. Tout c’que t’as à savoir, j’te l’ai déjà dit. Mais continue à remuer ton passé, et tu finiras dévoré par tes propr’ démons. T’as pas mieux à faire que d’poursuivre ces chimères, maint’nant ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;Le mécanicien se tourna vers Aria pour lui sourire. On sentait que l’exercice était difficile, mais qu’il y mettait du sien.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;-Ça fait un paquet d’années que j’te connais maintenant, gamin. Aussi, je sais très bien que le conseil avisé que j’vais te donner tombera dans l’oreille d’un sourd, mais j’vais quand même te l’dire : si t’as oublié ton passé, c’est qu’il doit y avoir une bonn’ raison. Alors continue comme ça !&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;Il y avait longtemps qu’Azur n’attendait plus vraiment que Dorgan lui fournisse quelque réponse que ce soit. Mais aujourd’hui, il était troublé. Même le mécano qui ne faisait pas attention à grand chose pouvait le sentir.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;-Vous semblez ne pas comprendre Dorgan. Je vous avais parlé de ces hommes en costume qui semblaient me suivre il y a quelques années. Vous aviez mis cela sur le compte d’une paranoïa chronique. Après l’apparition d’Aria dans ma vie, ces manifestations ont mystérieusement pris fin, tant et si bien que j’ai fini par croire que vous aviez raison. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;Et puis, il y a quelques jours, tout a recommencé. Au moment où nous parlons, deux hommes sont en train de faire le pied de grue devant votre atelier. Ils nous suivent depuis que nous sommes arrivés sur la place. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;Et, il y a le rêve ! Ce rêve récurrent ne peut pas être vide de sens ! J’y suis seul, et j’avance dans un monde hermétiquement obscur. Il y a ces formes qui se meuvent à côté de moi, mais elles sont indistinctes. Dans la pénombre, je n’aperçois que quelques silhouettes noires qui se détachent à peine des contrastes de gris ambiant. Soudain, sortie de nulle part, une faible lumière me prend la main. Il s’agit d’une petite fille ; Aria je pense. Elle brille si intensément que c’en est aveuglant dans ces ténèbres, si bien que je n’arrive pas à voir son visage. Elle projette sur toute chose un éclairage neuf, qui étire d’avantage les ombres, ce qui m’empêche de distinguer autre chose que ma route. Mais elle m’apaise. Généralement, le rêve s’achève alors que nous continuons notre progression en direction d’une lumière qui se profile sur l’horizon.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;« Hier pourtant, le rêve a continué. Et j’ai vu émerger des ombres des silhouettes familières, hostiles, et inaccessibles. Puis il y a eu cette fracture. Quelque chose de prodigieusement violent, qui me brûlait intensément. Et les ombres ont tenté de dérober la lumière. C’est alors que je me suis réveillé.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;« J’ai le sentiment que les ombres sont ce pan de mémoire auquel je n’ai plus accès ; cette sorte d’amnésie lancinante. Et quelque chose de primordial va se produire. Je crains que nous n’ayons plus tant de temps que cela pour discuter vous et moi Dorgan. J’ignore réellement pourquoi, mais je ressens un danger imminent.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;Dorgan ne disait rien. Azur haussa les épaules. Lorsqu’il fit mine de partir, le mécano tendit vers lui un bras noueux et le saisit. Son regard avait une intensité peu coutumière :&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;-Gamin, plus un objet se trouve proche de la lumière, et plus son ombre grandit.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;Azur était mal-à-l’aise, mais savait qu’il ne tirerait rien de plus du vieux mécanicien. Il attrapa la main d’Aria.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;Au moment où ils franchirent la porte de la boutique, Azur entendit distinctement :&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;-Tu peux pas t’permettre de mourir gamin. Tu dois vivre, toi. Il le faut.&lt;/p&gt;  &lt;!--EndFragment--&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-6557199323185773153?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/6557199323185773153/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=6557199323185773153' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/6557199323185773153'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/6557199323185773153'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2011/06/le-cycle-de-terra-lenfant-du-reve-4.html' title='Le Cycle de Terra : L&apos;Enfant du Rêve (4)'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-2062690388160202365</id><published>2011-06-07T20:10:00.001+02:00</published><updated>2011-06-07T20:18:25.865+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Musique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='What the point'/><title type='text'>J'ai oublié ce dont je voulais vous parler</title><content type='html'>Donc on va vous refiler le lien vers mon &lt;a href="http://soundcloud.com/potemkin"&gt;SoundCloud&lt;/a&gt; en attendant que ça me revienne.&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Non, parce qu'entre le déménagement, les études, la recherche de boulot, et tout le reste, en ce moment, je n'ai pas une seconde à moi ! Mais ça va venir, je vous rassure (ou pas, j'imagine que depuis le temps, mon inconstance vous lasse).&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;À très vite mes chers petits amis !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-2062690388160202365?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/2062690388160202365/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=2062690388160202365' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/2062690388160202365'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/2062690388160202365'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2011/06/jai-oublie-ce-dont-je-voulais-vous.html' title='J&apos;ai oublié ce dont je voulais vous parler'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-6390110654597371827</id><published>2011-04-21T15:32:00.001+02:00</published><updated>2011-04-21T15:34:18.196+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Life on the Internet'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sociologie de comptoir'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sensation'/><title type='text'>Il était une fois Twitter</title><content type='html'>&lt;!--StartFragment--&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:22.0pt"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:Arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:Arial;"&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 6.0px 0.0px; text-align: justify; line-height: 22.0px; font: 14.0px Arial"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="line-height: 29px; font-size: small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:130%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: 14px; line-height: normal;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:130%;"&gt;&lt;p style="margin: 12.0px 0.0px 3.0px 0.0px; text-align: justify; line-height: 22.0px; font: 14.0px Arial"&gt;Un petit oiseau bleu, un gazouilli, un outil social devenu quasiment indispensable dans le milieu informatique, je ne vous présenterai pas Twitter ici. Je me contenterai de jouer les “vieux cons nostalgiques du web“. Parce que oui, je vous l’affirme : il y a eu une période faste de twitter, aujourd’hui révolue.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 12.0px 0.0px 3.0px 0.0px; text-align: justify; line-height: 22.0px; font: 14.0px Arial"&gt;Honnêtement, Twitter, j’y ai cru. Longtemps. Je m’y suis moi-même mis relativement tard, après en avoir pas mal entendu parlé, autour de janvier 2009. Au début, comme tout un chacun, j’étais bien en peine de voir l’intérêt de cet outil qui ressemblait plus à une tour d’ivoire qu’à un réseau. Certes, vous apercevez les gens s’ébattrent joyeusement, mais personne ne semble faire attention à vous. Vous multipliez les followings, sans recevoir de followers en retour. Frustrant.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 12.0px 0.0px 3.0px 0.0px; text-align: justify; line-height: 22.0px; font: 14.0px Arial"&gt;Donc, comme vous tous, j’en suis sûr, j’ai essayé, et puis j’ai arrêté, pendant à peu près deux mois. Je lançais un tweet par-ci par-là comme on lancerait une bouteille à la mer. Cela me rendait, n’ayons pas peur des mots, malheureux ; malheureux car j’avais déjà noté le potentiel qui se cachait là, pour peu que l’on connaisse les bonnes personnes.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 12.0px 0.0px 3.0px 0.0px; text-align: justify; line-height: 22.0px; font: 14.0px Arial"&gt;Et puis je m’y suis remis, et petit à petit, j’ai commencé à interagir avec les uns, les autres, à me trouver quelques similitudes assez étonnantes. Je retrouvais cette dimension oubliée avec facebook, d’anonymat. Je suivais, bien évidemment, des personnes que je connaissais dans la vraie vie, mais j’avais réussi à me redéfinir en tant que personnalité numérique (cf. cet article). Avec un peu de pratique, tout y est plus simple, sans fard, sans prétention. Twitter promet de réinventer le journalisme, le partage de l’actualité, tout en permettant à chacun de piocher l’information où il le désire. En plus de cela, il fait tourner les lolcats personnes.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 12.0px 0.0px 3.0px 0.0px; text-align: justify; line-height: 22.0px; font: 14.0px Arial"&gt;En juin, les pt’tits gars de chez Weelya, @Un_geek @Paraboul et @Psish (anciennement @jchavarria), mettent en place un chat IRC via twitter. Dès lors, les rencontres se multiplient, et ce petit groupe lance quelques concepts désopilants, alors largement suivis. Je me souviens avec émotion de ces quelques heures où tous nous avions mis pour avatar une star de série TV des années 70-80. Haaaaa, mes chers petits amis, que de moment de joie nous avons partagé alors, bien avant les “journées à thème“.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 12.0px 0.0px 3.0px 0.0px; text-align: justify; line-height: 22.0px; font: 14.0px Arial"&gt;Et puis, fin 2009, coup de mou assez général. Après un “mois du zombie“, suivi d’un “mois du roux“ lancé par @ToitagL @Ilagee_II (anciennement @Ilagee), et votre serviteur, twitter est en perte de vitesse. J’ai déjà conscience que j’ai passé trop de temps à rencontrer des personnes avec qui je ne partage finalement pas autre chose que la virtualité, et la vague de nouveaux arrivants tend à m’indisposer. Passons sur les trolls tardifs, il y en a de tout à fait plaisants, mais voilà, Twitter va souffrir, en France, de trois phénomène, qui en ont amorcé le déclin.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 12.0px 0.0px 3.0px 0.0px; text-align: justify; line-height: 22.0px; font: 14.0px Arial"&gt;Pour commencer, Twitter devient mainstream. Début 2010, il s’ouvre à toute une frange de la population qui se fout vertement de ses avantages. Drague lourde, attaques mesquines, petit à petit, votre timeline Twitter se transforme en une sorte de chat caramail. Cela dépend de qui l’on suit me direz-vous, et je vous cède ce point. Mais il entraîne un corollaire intéressant : cessez de suivre quelqu’un, et dernier prendra cela comme un coup de poignard dans le dos, un « déni d’amitié virtuelle ». De biens grands mots, somme toute.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 12.0px 0.0px 3.0px 0.0px; text-align: justify; line-height: 22.0px; font: 14.0px Arial"&gt;L’ouverture de twitter induit un autre phénomène : lorsqu’on partage sa vie sur twitter, il FAUT se rencontrer, et être TRÈS nombreux. Je me souviens, fut un temps, de quelques appels lancés pour se retrouver entre joyeux (mais surtout curieux) drilles, avec pour but d’essayer un restaurant, ou de se boire un godet ; Créer quelques instants de convivialité mais sans aucune commune mesure avec ce que cela a pu devenir. Dorénavant, pas une semaine ne se déroule sans un aperitweet, twapéro, twestival, j’en passe et des meilleurs. On va me reprocher d’être hypocrite ; il est vrai, après tout, que j’ai rencontré ma chère et tendre par l’intermédiaire de telles soirées. Mais avouez qu’entre passer sa vie à traîner entre “twittos“, et se retrouver épisodiquement faute de mieux, ou de plan, il y a un monde. Et toute cette clique bien pensante de bisounours ne tolère, qui plus est, pas la critique. Si l’on ne participe pas, c’est qu’il doit bien y avoir une raison. C’est vrai, enfin, passer le plus clair de son temps derrière un ordinateur a toujours été un facteur d’émancipation et d’ouverture aux autres ! Suis-je bête…&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 12.0px 0.0px 3.0px 0.0px; text-align: justify; line-height: 22.0px; font: 14.0px Arial"&gt;Enfin, dernier phénomène : l’appropriation de l’outil par les journalistes et autres “professionnels du web“ –vous savez, le genre qui vend des PDF pour se faire de l’argent. C’est bien simple, ils sont partout ! Et à les entendre, ce sont eux qui ont conçu Twitter. Et ils n’étaient certainement pas loin lorsque fut inventé le feu, mais c’est une autre histoire. Ils tentent de “professionaliser“ les échanges, en apportant, hum… je dirais cette dimension pompeuse qui fleure bon les excréments canins.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 12.0px 0.0px 3.0px 0.0px; text-align: justify; line-height: 22.0px; font: 14.0px Arial"&gt;Là encore, je généralise, mais vous voyez ce à quoi je peux faire référence.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 12.0px 0.0px 3.0px 0.0px; text-align: justify; line-height: 22.0px; font: 14.0px Arial"&gt;Imaginez le paradoxe de twitter aujourd’hui, qui veut la plupart des personnes possèdent deux ou trois avatars différents les uns les autres, qui vous empêche de dire ce que vous voulez, ou d’être, tout simplement. Les codifications sociales y sont même plus strictes que dans la vie. Les attaques y sont plus facile, et il est rare que l’on vous concède la moindre bourde.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 12.0px 0.0px 3.0px 0.0px; text-align: justify; line-height: 22.0px; font: 14.0px Arial"&gt;Alors oui, Twitter, j’y ai cru. Et je continue et continuerai de l’utiliser, quotidiennement. Mais avec tellement moins d’entrain, tellement moins de plaisir… D’outil d’action, il est tout simplement devenu un outil de consultation dans laquelle je chronique mes petits tracas. Autant dire : un instrument supplémentaire au nombrilisme ambiant.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 12.0px 0.0px 3.0px 0.0px; text-align: justify; line-height: 22.0px; font: 14.0px Arial"&gt;Twitter, la France a fait de toi ou dispositif dévoyé et a renié ton potentiel. Pardon.&lt;/p&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;!--EndFragment--&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-6390110654597371827?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/6390110654597371827/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=6390110654597371827' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/6390110654597371827'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/6390110654597371827'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2011/04/il-etait-une-fois-twitter_21.html' title='Il était une fois Twitter'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-2433992958773948977</id><published>2011-03-13T13:31:00.003+01:00</published><updated>2011-03-13T14:00:36.603+01:00</updated><title type='text'>Cougar Train - Le Lyon Paris de 17h46</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-justify:inter-ideograph"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 12.0px Cambria"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Le train est arrivé à 17h58 en gare de Lyon Part-Dieu. Elle est montée, l’air pas aimable, du haut de sa cinquantaine fraîchement ravalée. Elle a regardé cette femme qui passait dans le sens contraire dans le couloir du TGV avec, visiblement, l’envie de lui arracher les yeux. Elle s’est installée à une place qui ne lui était certainement pas attribuée, sans se soucier outre mesure de faire chier son monde.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 12.0px Cambria"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Il est arrivé, en retard, alors que le train allait partir. Il s’est approché, timidement. Grand, brun, les cheveux attachés, de ce genre que l’on appelle communément ‘gothique’, alors qu’il était plus probablement issu d’une mouvance Steam-punk. Il lui a demandé s’il pouvait s’asseoir. Elle l’a regardé ; une seconde a suffit : la vingtaine, l’innocence ; elle a souri.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 12.0px Cambria"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;« Bien sûr, je vous en prie »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 12.0px Cambria"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Il a retiré son chapeau, elle en a profité pour lui parler de la première chose qui lui passait par la tête. Une badinerie, évidemment. Quoi d’autre ? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 12.0px Cambria"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Il l’a considérée d’un peu plus près ; Blonde, des anneaux d’oreilles, un maquillage outrancier, une beauté fanée, bien sûr, mais ça n’était déjà plus ce qui l’intéressait. La ronde de la séduction était engagée, des deux côtés, du tout cuit pour ainsi dire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 12.0px Cambria"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;«Mais vous vous rendez à Paris ? Pour travailler sans doute ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 12.0px Cambria"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;-Non, j’y habite, a-t-elle répondu simplement. »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 12.0px Cambria"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Pour un peu, elle aurait rougi. Elle avait du talent, cela ne faisait aucun doute. Ou l’expérience.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 12.0px Cambria"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Il voulait avoir l’air spirituel, il lui a parlé de son auteur préféré : &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 12.0px Cambria"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;« Vous connaissez Werber ? »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 12.0px Cambria"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Aouch, raté… Heureusement pour lui, elle ne le connaissait pas. Ou peut-être a-t-elle fait semblant, pour ne pas qu'il s'épanche, qu’il garde son charme.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 12.0px Cambria"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;« J’aime lire, mais je n’ai plus tellement le temps. Je travaille énormément. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 12.0px Cambria"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;-Oh, vous savez, personne ne lit vraiment. Moi-même, je lis le soir, dans mon lit, avec la télé en fond sonore. Une sale manie,…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 12.0px Cambria"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;-Comme tout le monde, avaient-ils fini de concert. »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 12.0px Cambria"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Elle voyait venir ses coups à l'avance, mais elle essayait de lui laisser le sentiment qu’il contrôlait entièrement la situation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 12.0px Cambria"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Il était plein de certitude, impétueux, fougueux sans doute. Très sûr de lui en tous cas. Tout à fait sa came.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 12.0px Cambria"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Il lui fallait du temps, qu’il prenne les devants. Elle l’a laissé revenir. Il n’aura pas fallu 10 min.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 12.0px Cambria"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;« Le paysage est magnifique avec cet éclairage »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 12.0px Cambria"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Un poète maudit ; de mieux en mieux. Il pourrait lui soupirer du Baudelaire en lui faisant l’amour.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 12.0px Cambria"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;« Oui, c’est le genre d’éclairage qui sait mettre les choses en valeur »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 12.0px Cambria"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Elle s’était retournée pour le regarder droit dans les yeux en disant cela. Il avait craqué. Ils avaient continué à échanger sur tout et rien. Surtout sur rien en fait. Il ne fallait pas que la magie cesse. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 12.0px Cambria"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Et puis, il y avait eu cet arrêt au Creusot. Un homme la quarantaine, élégant, dynamique, avait annoncé au jeune gothique qu’il se trouvait à sa place. Le jeune homme c’était levé, s’était poliment excusé, en ajoutant que « vous savez ce que c’est que de prendre un billet au dernier moment dans un TGV », puis était parti. Dans un autre wagon. Loin.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 12.0px Cambria"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;La femme s’était aussitôt rembrunie. Adieu l’amant et sa jeune vie bouillonnante, sa peau douce,  l’espoir d’un poème ; adieu la jouissance momentanée, la palpitation, les allers-retours entre ses jambes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 12.0px Cambria"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Elle avait rentré ses griffes, dissimulé à nouveau ses oreilles pointues sous sa chevelure blonde, et caché sa queue de fauve sous sa robe. Ce soir, le couguar rentrerait sans proie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;!--EndFragment--&gt;   &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-2433992958773948977?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/2433992958773948977/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=2433992958773948977' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/2433992958773948977'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/2433992958773948977'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2011/03/cougar-train-le-lyon-paris-de-17h46.html' title='Cougar Train - Le Lyon Paris de 17h46'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-7711660640982960682</id><published>2010-12-21T17:23:00.008+01:00</published><updated>2010-12-22T10:31:41.491+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les Interviews Fantastiques'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sociologie de comptoir'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Écriture'/><title type='text'>Les interviews fantastiques 2 : Le chasseur</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Sam, le journaliste, tire sur les pans de sa veste pour se donner de la contenance. Pourtant, il n'en mène pas large. Autant sa précédente interview lui promettait-elle de la courtoisie, de la douceur, et, pourquoi pas, de la délicatesse ; là, il s'attendait au pire.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Arrivé avec une vingtaine de minutes de retard, l'homme s'installe. Il n'est pas très grand. Il aurait presque l'air civilisé. Les apparences sont parfois trompeuses. Cet homme que Sam s'apprête à interviewer est un célèbre chasseur de troll.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Il tend au journaliste une main d'une grande finesse. Lorsqu'il s'en saisit, Sam a aussitôt l'impression qu'un rouleau compresseur lui broie les métacarpes.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Il retire sa main endolorie et son interlocuteur s'excuse alors avec un sourire gêné.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"-Hem, *Aïe* &lt;b&gt;Chasseur &lt;/b&gt;–si vous permettez que je vous appelle ainsi évidemment–..."&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;L'homme hoche alors la tête d'un air entendu : &lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"-Je ne sais pas comment vous feriez autrement.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Bien, donc, &lt;b&gt;Chasseur&lt;/b&gt;, vous exercez un métier particulièrement difficile par les temps qui courent ; comment vous est venue votre vocation ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Le plus naturellement du monde et sans que j'y prenne vraiment attention. Je voyais autour de moi des tas de gens se faire agresser par ce monstre infâme et en perpétuelle recrudescence. Et puis un jour, je suis intervenu. Je n'y ai pas vraiment réfléchi, je me suis simplement attaqué à cette grosse bête. J'ai tout de suite compris que j'avais ça dans le sang. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bon, entre vous et moi, les premières fois, ça n'était pas joli-joli... J'avais du mal à estimer la force qu'il fallait déployer contre ces bêbêtes. J'ai un peu tout essayer : de "nu avec un gourdin" à "tirer à gros boulets avec un canon à bout-portant". Et puis, avec le temps, j'ai fini par trouver l'équilibre qui s'imposait et par me constituer une petite équipe d'intrépides avec laquelle je pourchasse toujours le troll, où qu'il se cache.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Certaines personnes ne vous portent pas particulièrement dans leur cœur. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Je pense que vous faîtes référence à ce que nous appelons les "bien-pensants" : ces personnes qui reprochaient à Desproges d'être impertinent de son vivant pour l'encenser une fois mort. Des personnes pour lesquelles je n'ai, il faut le dire, pas beaucoup d'estime."&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Visiblement insatisfait par la réponse, le journaliste décide de pousser un peu plus loin.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"-On vous aurait... Disons, reproché d'user des même techniques que les trolls en certaines occasions.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Hum, oui, je vois ce à quoi vous faîtes allusion. Des événements fâcheux. Et nous avons sans doute nos torts aussi, il ne faut pas nous voiler la face ; pour chasser le troll efficacement, il faut s'imprègner de ses moeurs, ses coutumes. Parfois, sans y prendre garde, cela ressurgit, en public. Et il peut y avoir des dommages collatéraux, mais nous essayons toujours de limiter les dégâts.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Mais comment faîtes-vous pour trouver le troll ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Cela dépend. Il y a plusieurs catégorie de trolls. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y en a de particulièrement stupides : ceux qui se manifestent spontanément, qui vous donnent jusqu'aux armes pour les pourfendre. En général, il s'énerve, il tempête, et puis il tombe sous le coup de quelques traits acérés.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y a le faux troll, l'admirateur du troll : c'est certainement le plus facile à combattre. Il est mal équipé. Il suffit de lui mettre une bonne fessée, et généralement, il n'y revient pas.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Plus dangereux, il y a l'ancien chasseur de troll. Celui qui est passé de l'autre côté de la barrière. C'est qu'il faut y prendre garde, vous savez, personne n'est à l'abri d'une mutation soudaine. Ces derniers sont préparés à toute éventualité, et portent préjudice à notre profession.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y a le vieux troll : celui sur lequel plusieurs chasseurs se sont cassés les dents. Il faut donc être habile et l'attaquer au moment où il s'y attend le moins ; le guetter jusqu'à ce qu'il fasse une erreur, et alors LÀ, on s'enfonce dans la brèche. Je ne vous cache pas que pour ce genre de troll, il faut être prêt à s'attaquer même aux mamans.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y a le troll rigolo, ou troll débonnaire. Je pense notamment à &lt;b&gt;&lt;a href="http://ralphplsgo.com/who-is-ralph-pootawn.htm"&gt;Ralph Pootawn&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;. C'est celui qu'on a envie de laisser vivre sa vie, qui ne fait pas vraiment de mal aux gens ou ne leur porte aucun préjudice, qui s'ébat joyeusement. On en enrôle certains pour combattre à nos côtés. C'est certainement le troll que je préfère : celui qui vous donne envie de croire en un troll meilleur.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Évidemment, plus on est nombreux à conjuguer nos forces, plus il est facile de s'en prendre à un troll. S'il n'appelle pas trop de renfort, le combat est plié en moins d'une journée.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Et... Vous est-il déjà arrivé de combattre plus fort que vous ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Je ne veux pas me vanter, mais non, pas vraiment. Il y a eu de farouches batailles, bien sûr, et certains m'ont forcé à m'y reprendre à deux fois, à rassembler mes forces, à redoubler d'ingéniosité, mais dans l'ensemble, je ne vois aucune ombre au tableau.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Quel est le pire troll auquel vous ayez été confronté ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Ha... Il est vrai que je ne me suis pas excuser pour les vingts minutes de retard. Vous avez du penser que j'avais relégué mon civisme au vestiaire."&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Sam sent soudain qu'il tient une véritable exclusivité. Il ne parvient pas à retenir la question que tout journaliste professionnel se doit d'oublier définitivement : la question qui reste en suspend.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"-Voulez-vous dire que... ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Oui, vous allez être le premier à relater l'inénarrable.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Voyez-vous, les chasseurs de trolls sont souvent obligés, pour gagner leur croûte, de se rabattre sur des monstres publics, ou d'intervenir lorsqu'une demoiselle –ou plus souvent un quidam– se trouve menacée. Il est rare dans une carrière de pourfendeur de tomber sur un troll qui vous est dédié. J'ai rencontré le mien aujourd'hui même ! Un bon gros troll, velu, méchant, farouche."&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Le journaliste considère alors le &lt;b&gt;Chasseur&lt;/b&gt; avec un oeil neuf. On peut voir dans ses yeux passer ce qui s'apparenterait le plus à du respect.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"-Mais vous avez l'air parfaitement serein. Jamais je n'aurais pu penser que vous reveniez d'un tel échange !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Ho, j'ai livré de plus longues batailles, mais aucune n'a égalé en intensité celle qui s'est déroulée aujourd'hui. Pour la première fois, j'ai ressenti des motivations bien différentes. Il est évident que tout troll tend à se retourner contre son agresseur, mais lorsque celui-ci vous prend directement pour cible, vous ne savez plus trop comment réagir.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Finalement, comment vous en êtes vous sorti ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Je ne fais pas le fier, mais je pense avoir vaillamment lutté contre ses assauts. À mesure qu'il s'épuisait –le troll s'épuise souvent en injures et en vaines menaces, c'est quelque chose qu'il faut entretenir– j'ai fait appel à ma botte secrète : le contre-appel du troll. Parce qu'il y a souvent un humain particulier auquel le troll s'est attaché. C'est un atout majeure lorsque l'on est capable de trouver de qui il s'agit. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai été sans pitié, et la bête est morte. Je n'exclue pas un retour de flamme, mais j'ai pris le temps de me prémunir. Si elle ressuscite, il y aura des sanctions pires que le shéol !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Pour conclure cette interview, que feriez vous si je vous disais... HO MON DIEU, DERRIÈRE VOUS, UN TROLL !"&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Le&lt;b&gt; chasseur&lt;/b&gt;, sans se départir de son regard impavide, se lève et s'en va.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Alors, bien malgré lui, le journaliste ne peut s'empêcher de penser : "&lt;/i&gt;quand même... Quels types ces chasseurs de trolls !"&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-7711660640982960682?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/7711660640982960682/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=7711660640982960682' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/7711660640982960682'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/7711660640982960682'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2010/12/les-interview-fantastique-2-le-chasseur.html' title='Les interviews fantastiques 2 : Le chasseur'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-7560731997764968491</id><published>2010-11-24T11:54:00.005+01:00</published><updated>2010-11-24T13:10:46.885+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les Interviews Fantastiques'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sociologie de comptoir'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Je vous ai déjà dit que'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Blogosphère'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Me Myself and I'/><title type='text'>Je vous ai déja dit que : je suis sur Trimtab</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mes chers petits amis, vous le savez, je cite souvent le blog de Guillaume : &lt;a href="http://www.trimtab.fr/"&gt;Trimtab&lt;/a&gt;. Et bien sachez qu'aujourd'hui, votre dévoué serviteur y écrit un petit billet sociologique sur les zombies. Je vous invite donc à vous rendre sans plus attendre &lt;a href="http://www.trimtab.fr/zombie-un-mal-du-xxeme-siecle"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et pour savoir ce que cet article m'a inspiré, je vous enjoins, si ce n'est déjà fait, à lire &lt;a href="http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2010/11/z-world-1.html"&gt;Z-World&lt;/a&gt;, première partie.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je reviens plus tard avec une &lt;a href="http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2010/11/interview-fantastique-1-le-prince.html"&gt;interview fantastique&lt;/a&gt; !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-7560731997764968491?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/7560731997764968491/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=7560731997764968491' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/7560731997764968491'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/7560731997764968491'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2010/11/je-vous-ai-deja-dit-que-je-suis-sur.html' title='Je vous ai déja dit que : je suis sur Trimtab'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-3009915928845011635</id><published>2010-11-19T14:49:00.003+01:00</published><updated>2010-11-19T15:05:56.661+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Z-World'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Écriture'/><title type='text'>Z-World 1</title><content type='html'>&lt;!--StartFragment--&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span style="font-family:TimesNewRomanPSMT;"&gt;&lt;i&gt;Voilà le début d’une histoire assez basique, avec un postulat simple. Mais je ne vais pas vous le déflorer avant que n’ayez commencé à lire. Car je suis contre les quatrièmes de couverture. En effet, si la vie était une quatrième de couverture, combien d’entre nous la refuseraient-ils de la lire ?&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:ArialMT;"&gt;&lt;i&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span style="font-family:ArialMT;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:ArialMT;"&gt;—&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:ArialMT;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span style="font-family:ArialMT;"&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span style="font-family:TimesNewRomanPSMT;"&gt;La nuit était tombée depuis longtemps sur le chemin de terre, et il était complètement désert à présent. Les ombres de la forêt environnante menaçaient le cavalier solitaire qui avait eu le courage de continuer sa route. La lune avait atteint son zénith et perçait çà et là la frondaison, apportant à la scène un éclairage bleuté. Le visage du voyageur demeurait dans l’ombre d’un capuchon de lin. Malgré la moiteur estivale, l’homme portait des vêtements épais qui le couvraient entièrement. À son flanc pendait un baudrier dont les attaches en argent tintaient légèrement contre le pommeau d’une épée à chaque foulée de l’étalon. Ses mains étaient gantées de cuir ; sa droite tenait fermement les rênes de son pur-sang noir tandis que sa gauche effleurait sans cesse la garde de sa lame. Ses yeux scrutaient l’obscurité avec attention. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:ArialMT;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span style="font-family:TimesNewRomanPSMT;"&gt;Au bout de quelques minutes, le cavalier s’immobilisa. Sa monture semblait en proie à une agitation que, depuis le temps, il connaissait. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:ArialMT;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span style="font-family:TimesNewRomanPSMT;"&gt;Grobak mis pied-à-terre, et se dirigea d’un pas assuré vers la demeure délabrée, vestige d’un autre temps. La troupe qu’il suivait avait dû espérer trouver un endroit sécurisé où passer la nuit. Comme à chaque fois, il se repassa mentalement toutes les règles pour vérifier s’il n’en avait enfreint aucune. À priori, pas jusqu’à maintenant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span style="font-family:TimesNewRomanPSMT;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style=" ;font-family:TimesNewRomanPSMT;"&gt;On comprenait très rapidement pourquoi cette maison était demeurée inhabitée –jusqu’à aujourd’hui– : de larges fenêtres qui laissaient passer la lumière, dépourvue de fossé de délimitation, un rez-de-chaussée de plain-pied… Passons sur la forêt qui n’avait sans doute pas recouvert tout ce territoire à cette époque, mais c’était en soi un miracle, ou une aberration, que quelqu’un ait permis la construction d’un tel édifice ; sans doute quelque riche excentrique. Et qui que ce fût qui avait tenté d’y trouver refuge, il semblait dénué de toute forme de bon sens. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span style="font-family:TimesNewRomanPSMT;"&gt;Grobak s’attendait à ce que ça grouille. Les espaces clos, il détestait ça. À une dizaine de mètres de lui, la porte était encore fermée. Mais la maison était toujours plongée dans l’obscurité. C’était un signe qui trompait rarement. Ça et l’ombre qui passa à une des fenêtres du premier étage.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:ArialMT;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span style="font-family:TimesNewRomanPSMT;"&gt;Il sortit la lame et s’avança, épée au clair. Il activa la poignée de la porte d’entrée qui s'ouvrit sans résistance. « S’il y avait une entrée secondaire, songea-t-il, ils m’auraient attaqué depuis longtemps. » &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:ArialMT;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span style="font-family:TimesNewRomanPSMT;"&gt;La porte grinça faiblement et dans son dos, son cheval recula de quelques pas. Il avait vu juste. Les chevaux sentent la mort. Toujours. Le sien était encore jeune, et il devait s’attendre à tout moment à ce qu’il détale, ce qui n’arrangerait pas ses affaires. Il se devait d’agir le plus rapidement possible. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:ArialMT;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span style="font-family:TimesNewRomanPSMT;"&gt;Une fois la porte ouverte, si lui pouvait les sentir, la réciproque était vraie. Et ils n’allaient certainement pas tarder à accourir des étages supérieurs. Grobak remonta sur son visage son écharpe, affirma sa prise sur son arme et se prépara au combat. Tout ce qu’il fallait, c’était mettre la main sur la lettre. Et il saurait reconnaître son porteur lorsqu’il le verrait. « L’avantage, pensa-t-il, c’est que maintenant, je n’aurai plus à le traquer. C’est lui qui viendra à moi ». &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:ArialMT;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span style="font-family:TimesNewRomanPSMT;"&gt;Il s’engagea sans hésiter dans le hall d’entrée, et referma derrière lui la porte. Le cheval aurait moins de chance de s’enfuir ainsi. La pièce était plongée dans les ténèbres lorsqu’il entendit le premier grognement, sur sa gauche. Il y en avait donc au rez-de-chaussée. Et ils allaient rameuter les autres. Grobak sourit sous son écharpe. Ils étaient frais du jour, cinq, six au plus, il n’aurait aucun mal à les contenir tous. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:ArialMT;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span style="font-family:TimesNewRomanPSMT;"&gt;Il tendit son bras armé sur la gauche, dans le prolongement de son épaule. Bien que son coup portât, le beuglement de la créature retentit de nouveau. Il avait raté le crâne. Au jugé, il s’était enfoncé dans la cage thoracique de son adversaire ; un sacré morceau. Il retira sa lame pour asséner un deuxième coup, en taille celui-ci, mais beaucoup plus violent, une vingtaine de centimètres plus haut. Le gémissement rauque mourut dans la gorge de l’être dont la tête se détacha du corps. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:ArialMT;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span style="font-family:TimesNewRomanPSMT;"&gt;Le spadassin s’aventura dans la pièce de laquelle avait émergé la première créature. Au moins était-elle baignée par le clair de lune, aussi pourrait-il se fier à sa vue. Simultanément, des bruits de pas rapides se firent entendre dans les escaliers, suivis de cris animaux. Grobak se tint prêt. Et quelques secondes après, ils pénétrèrent dans le halo lumineux. Il y en avait trois. Ils n’avaient déjà plus rien d’humain. Leur visage avait été arraché, mastiqué ; l’œil droit de celui qui lui faisait face pendait, minablement retenu par le nerf optique dans son orbite creuse. Entre les côtes mises à nu du second saillait un poignard enfoncé là avec la force du désespoir. Le troisième se répandait en morceaux de chair putréfiée.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span style="font-family:TimesNewRomanPSMT;"&gt;Le premier infecté de la troupe devait se trouver ailleurs. Pour qu'ils se finissent tous de la sorte, l'incubation avait dû non seulement fulgurante, mais surtout invisible. Un cas de survivance spontanée ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span style="font-family:TimesNewRomanPSMT;"&gt;Le messager n’était pas là. Cela contrariait beaucoup Grobak. Et s'il avait réussi à s'enfuir ? &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:ArialMT;"&gt;&lt;i&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span style="font-family:TimesNewRomanPSMT;"&gt;Ses gestes furent beaucoup plus précis cette fois ; il devait faire vite. Le premier mort-vivant eut tout juste le temps de lever un bras que l'épée de Grobak s'enfonçait déjà entre sa mâchoire béante pour ressortir au niveau de l'occiput. Il s'écroulait à peine que l'épéiste se fendît d'un coup qui emporta la moitié supérieure du crâne du deuxième. Le dernier tenta de lui saisir le bras ; il lui brisa le tibia d'un coup sec. Alors que son corps s'affalait Grobak le décapita. Il n'avait pas le temps pour plus de raffinement. Son cheval ne tarderait pas à attirer à lui tous non-morts des environs.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:ArialMT;"&gt;&lt;i&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span style="font-family:TimesNewRomanPSMT;"&gt;Toujours encapuchonné, il remonta les escaliers. Intuitivement, il monta directement au deuxième étage. Ils avaient été relativement bruyants en bas. Si aucun autre mort-vivant ne les avait rejoints, c'est qu'ils devaient être occupés ailleurs.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span style="font-family:TimesNewRomanPSMT;"&gt;Lorsqu’il atteignit le palier du second, il entendit les bruits caractéristiques de mastications. Sa seule pensée fut pour la lettre :&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;  &lt;/span&gt;« Pourvu qu’elle soit lisible. »&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:ArialMT;"&gt;&lt;i&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span style="font-family:TimesNewRomanPSMT;"&gt;Le dernier étage était pourvu de baies panoramiques qui lui permettaient de voir aussi distinctement qu'à l'extérieur. Il n'en demandait pas tant. Il enfonça avec fracas la porte de la salle d'où provenait l’agitation macabre. Les deux créatures étaient en plein repas. L'odeur aurait été insoutenable pour beaucoup. Il avait juste fini par s'y habituer. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span style="font-family:TimesNewRomanPSMT;"&gt;Avant qu'ils ne fassent mine de se relever, Grobak fit jaillir son épée qui emporta le crâne du premier comme si la lame était passée au travers, et continua sa lancée pour trancher la moelle épinière du second en profondeur. Sa tête bascula en avant sans totalement se détacher du tronc, encore retenue par quelques tendons. Les corps s’affaissèrent mollement sur le côté. Par précaution, et bien qu'il sembla incapable de se mouvoir vu l'état dans lequel ses deux anciens acolytes l'avaient laissé, Grobak décapita leur “festin“ avant qu'il ne se réveille.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:ArialMT;"&gt;&lt;i&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span style="font-family:TimesNewRomanPSMT;"&gt;Grobak jura. Le messager n’était pas là, il avait donc réussi à partir avant que l’épidémie ne frappe le groupe dans son ensemble. Il devait repartir. Maintenant.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span style="font-family:TimesNewRomanPSMT;"&gt;Le spadassin fit volte-face. Il avait entendu du bruit. Dedans ou dehors ? Il courut jusqu'aux larges fenêtres. D’autres créatures sortaient de la forêt. Le cheval était toujours là, même s’il semblait lutter contre ses instincts pour ne pas s’enfuir. Brave bête.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:ArialMT;"&gt;&lt;i&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span style="font-family:TimesNewRomanPSMT;"&gt;Grobak se jeta dans l'escalier. Il avait entendu de l’agitation aux étages inférieurs. C’était un avantage : mus par la faim, les cadavres étaient bruyants. Mais dans ce cas précis, il semblait plus nombreux que ce que Grobak avait d’abord imaginé. Tout autour de lui, dans les chambres, dans les escaliers, sur le palier, il entendait déjà résonner les râles des morts. Beaucoup trop nombreux. Ceux de la troupe qui avaient réussi à s’enfuir n’étaient pas passés par la porte principale. Il existait donc une entrée secondaire. Il s’était précipité, persuadé qu’il n’en était rien.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span style="font-family:TimesNewRomanPSMT;"&gt;Jamais il ne pourrait pas s'en sortir en fonçant dans le tas. Mais mourir sans avoir tout donner lui paraissait insupportable. Déjà, un mort lui saisissait le bras. Il tenta de percer le cuir de son gant avec ses dents, mais sa mâchoire se déboîta. Il avait moins d’un an. Trop vieux pour être dangereux, trop jeune pour se régénérer. Grobak lui décocha un puissant coup avec le pommeau de son épée, et sa nuque émit un craquement sec. Il balaya l’espace avec son arme ; trois autres créatures s’affalèrent. Cinq prenaient déjà leur place. Il jeta un rapide coup d’œil autour ; les fenêtres étaient toutes hors de sa portée à cet étage. Réfléchir, vite. Il y en avait déjà trop pour qu’il tente une percée au rez-de-chaussée. Il ne pouvait pas non plus remonter. Ça aurait été une erreur de débutant. « Pas la pire que j'ai fait aujourd’hui, songea-t-il. ». &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:ArialMT;"&gt;&lt;i&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span style="font-family:TimesNewRomanPSMT;"&gt;Il s'engouffra à nouveau dans les escaliers pour remonter au deuxième étage. Il voyait clair, aucune forme de peur ou d’empressement ne troublait son jugement. Ça n’avait jamais été une proie. Il rengaina sa lame et courut. En dessous de lui, les grognements s'accentuèrent, et les pas devinrent plus lourds. Ils courraient maintenant. Il n'avait pas le temps de s’inquiéter. Aussi plongea-t-il sans hésitation à travers la baies vitrée. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span style="font-family:TimesNewRomanPSMT;"&gt;Puis tout se déroula au ralenti. Il pivota sur le côté en se roulant légèrement en boule pour atténuer la chute. Il estima exactement la distance qui le séparait du sol : 7m50. Le jardin avait connu un semblant d'aménagement, même si cela avait été des siècles plus tôt. Il ne risquait pas de se réceptionner sur un rocher. Il pourrait sans problème atteindre son cheval avant les morts-vivants.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:ArialMT;"&gt;&lt;i&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span style="font-family:TimesNewRomanPSMT;"&gt;Tout allait se jouer dans les quelques secondes à venir.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:ArialMT;"&gt;&lt;i&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span style="font-family:TimesNewRomanPSMT;"&gt;Soudain, la porte d'entrée de la villa s'ouvrit à la volée, libérant un flot impressionnant de cadavres ambulants. Beaucoup plus nombreux que ce qu’il avait envisagé, effectivement. Grobak ne toucherait pas le sol avant deux secondes : une éternité. D'ici là, ils seraient sur lui.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:ArialMT;"&gt;&lt;i&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:TimesNewRomanPSMT;"&gt;Sans vraiment savoir pourquoi, il s'empara de son épée et porta un coup en direction du sol. La lame se planta dans la terre molle. Fort de cette prise il tira sur son bras pour faire levier et ainsi se propulser un peu plus avant. Il avait gagné&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;  &lt;/span&gt;presque un mètre et l’accélération qu’il lui fallait. Il effectua une roulade, profita de sa lancée pour se redresser et courir vers son cheval. Entouré de corps en putréfaction, il ruait dans tous les sens. Il s’arrêta et commença à galoper en direction du chemin de terre. Grobak ne pouvait pas le laisser s’enfuir. Il bifurqua pour couper la trajectoire de son cheval.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:TimesNewRomanPSMT;"&gt;Il était à quelques mètres du pur-sang. Il tendit une main pour le saisir par les mors ; tenter le calmer sans l’arrêter totalement.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:TimesNewRomanPSMT;"&gt;Soudain, il chuta. Son pied venait de se coincer dans tronc –humain, et visiblement affamé– recouvert de terre et de feuilles. Voilà qui était inattendu. « Pas maintenant, pensa-t-il. Pas maintenant ! »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:TimesNewRomanPSMT;"&gt;Sa main se referma par réflexe sur la bride de l’étalon qui continua à galoper. Il ne cherchait plus à l’arrêter. Il assura encore sa prise, et s’enroula dans son manteau. Il devait éviter les blessures.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:TimesNewRomanPSMT;"&gt;Il devait continuer à chercher le messager. Il n’avait pas conscience de l’importance de l’information qu’il détenait. Peut-être pourrait-on enfin s’affranchir de la peur millénaire.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:TimesNewRomanPSMT;"&gt;Grobak, toujours accroché à son cheval, disparut dans la légère brume nocturne.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:TimesNewRomanPSMT;"&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:TimesNewRomanPSMT;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:TimesNewRomanPSMT;"&gt;—&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:TimesNewRomanPSMT;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:TimesNewRomanPSMT;"&gt;&lt;i&gt;Qu’aurait été le monde s’il n’avait jamais existé. Morts-vivants, revenants, hommes creux, non-morts… Nous leur avons donné tant de noms. Et pourtant, nous ignorons toujours d’où ils viennent, ce qu’ils sont, quelle est leur finalité.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:TimesNewRomanPSMT;"&gt;&lt;i&gt;Les écrits témoignent qu’ils ont toujours existé. Depuis la nuit des temps, nous devons partager notre terre avec ces créatures qui prennent sans émotion le visage des êtres qui nous sont chers pour mieux nous dévorer. Est-ce le legs macabre de nos lointain ancêtres ? D’une civilisation qui aurait vu naître les germes de sa propre destruction ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:TimesNewRomanPSMT;"&gt;&lt;i&gt;Les théories les plus récentes veulent qu’ils soient tout simplement porteurs d’une infection. Mais quel type de maladie est capable de simuler la mort pour mieux nous tromper ? Quelle aberration veut que des blessures qui nous atteindraient mortellement ne leur causent aucune douleur ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:TimesNewRomanPSMT;"&gt;&lt;i&gt;Nous avons mis plusieurs millénaires avant de prospérer malgré leur présence ; à constituer des cités éparses, des semblants de communautés. Grâce à notre capacité d’adaptation, nous avons pendant quelque temps limité la menace qu’ils constituaient. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:TimesNewRomanPSMT;"&gt;&lt;i&gt;Mais l’homme est un loup pour l’homme. Un jour, une communauté émerge, puis une autre. Quelqu’un tente d’y asseoir son pouvoir, sa domination. Et c’est ainsi que les guerres éclatent. Nous ne sommes pourtant pas suffisamment nombreux pour nous permettre de grandir leurs rangs.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:TimesNewRomanPSMT;"&gt;&lt;i&gt;Parfois, ils semblent avoir totalement disparus. Et lorsque nous nous y attendons le moins, ils reviennent, plus forts. Le temps joue en leur faveur. Nous pensions qu’ils étaient tous lents, malhabiles, que leur seule force résidait dans la masse. Mais eux aussi ont commencé à évoluer. Leur peau flétrie a commencé à se régénérer. Certains sont devenus plus rapides, plus vicieux… Plus silencieux également. Et leur nombre croît chaque jour.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:TimesNewRomanPSMT;"&gt;&lt;i&gt;Mais tout n’est pas encore perdu. L’humanité est pleine de ressources, et s’accroche au moindre ridicule fragment d’espoir qu’on veut bien lui céder. Il est là, quelque part, cet Espoir. Et maintenant, nous savons de qui il s'agit.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:TimesNewRomanPSMT;"&gt;&lt;i&gt;J’ai dépêché&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: TimesNewRomanPSMT; "&gt;&lt;i&gt; un homme sûr pour nous ramener cet Espoir. Dorénavant, j’attends.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;!--EndFragment--&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-3009915928845011635?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/3009915928845011635/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=3009915928845011635' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/3009915928845011635'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/3009915928845011635'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2010/11/z-world-1.html' title='Z-World 1'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-7337431077832519162</id><published>2010-11-16T13:46:00.003+01:00</published><updated>2010-11-16T14:04:28.577+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Life on the Internet'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Je vous ai déjà dit que'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Écriture'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Me Myself and I'/><title type='text'>Putain deux ans !</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alors voilà, on arrive, un beau matin, avec un petit blog sans prétention, et de fil en aiguille, on s'aperçoit qu'on commence à avoir des gens qui nous lisent, qu'on s'est ménagé un petit espace d'expression sans rien demander à personne, et que, bah, finalement, ça fait maintenant deux ans que ça dure !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai commencé à tenir ce blog à une période relativement trouble de ma vie (cf. &lt;a href="http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2008/11/puisquil-faut-choisir.html"&gt;mon premier billet&lt;/a&gt;, encore pompeux). C'est quelque chose que je voulais faire depuis un petit moment déjà, mais au fur et à mesure, lorsque j'ai commencé à m'y intéresser, après avoir entendu parler d'"influence", de billets sponso, et de blogosphère, j'ai eu un peu peur. Mon monde était déjà assez barré pour ne pas, en plus, évoluer dans ce milieu.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Puis est venu le besoin d'écrire, tout simplement, avec des périodes de vaches maigres, et d'autres d'inspiration foireuse. Et j'ai réalisé, tout simplement, que mon blog était un peu comme ma vie : en marge. C'en était même prétentieux de penser que j'aurais jamais pu en venir à côtoyer ce milieu, lorsque l'on considère ce que j'écris.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alors oui, ma "ligne éditoriale" est peut-être aussi peu rigide que ma pensée, et il m'est souvent arrivé de ne, tout simplement, rien avoir à vous dire. Je ne vous raconte pas ma vie, ou peu, je vous livre des réflexions sibyllines, et me tiens à l'idée première de vous narrer des chroniques absconses.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais il y a une chose que je peux vous assurer, là, tout de suite : c'est que j'ai excessivement envie d'écrire en ce moment. J'espère que ce ne sera pas passager, mais constant. J'ai vraiment la volonté de poursuivre &lt;a href="http://potemkin-chroniques.blogspot.com/search/label/Le%20cycle%20de%20Terra"&gt;le cycle de Terra&lt;/a&gt;, ou d'autres textes laissés en plan. Et j'espère que vous serez là pour me rappeler à l'ordre, mes chers petits amis ! Merci à tous ceux qui sont restés fidèles.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En attendant, un texte à venir demain !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-7337431077832519162?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/7337431077832519162/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=7337431077832519162' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/7337431077832519162'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/7337431077832519162'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2010/11/putain-deux-ans.html' title='Putain deux ans !'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-9062750156375863800</id><published>2010-11-15T12:42:00.004+01:00</published><updated>2010-11-15T16:31:37.267+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les Interviews Fantastiques'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Écriture'/><title type='text'>Interview fantastique 1 : Le Prince Charmant</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;L'homme cherche un visiblement le petit bouton d'enregistrement de son magnétophone. Il n'a pas l'air particulièrement rodé : ses mains tremblent, il est vraisemblablement impressionné de se retrouver en présence de son interlocuteur. Pour faire bonne figure, il pose son enregistreur sur la table en bois qui les sépare, croise les jambes, sort un petit calepin et un stylo, et remonte ses grosses lunette en écailles sur son nez.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Amusé, le &lt;b&gt;Prince Charmant&lt;/b&gt; tente de le rassurer avec un sourire, provocant l'effet inverse ; Le journaliste se raidit encore d'avantage dans son fauteuil Louis XV.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"-Bien, Prince Charmant, je vous propose de commencer l'interview sans plus attendre.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Parfait, je vous attends. Vous a-t-on proposé de boire quelque chose ? N'importe quoi ?"&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Le prince n'a visiblement pas à se forcer pour être, si ce n'est charmant, tout du moins attentif et serviable.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"-Je... oui, non, merci, c'est très gentil à vous, j'ai tout ce qu'il me faut. Commençons s'il vous plaît.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Je vous écoute.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Bon, parfait. Premièrement, Prince, une question que l'on a du vous poser à de multiples reprises, mais... &lt;i&gt;Le journaliste cherche quelques instants la meilleure formulation possible. &lt;/i&gt;Bon, comment assumez-vous aujourd'hui, votre statut ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Effectivement, c'est le genre de question que l'on est souvent amené à me poser. Mais ne vous en excusez surtout pas, je vous rassure, mes amis n'en reviennent toujours pas, eux non plus, vous savez.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour vous répondre, je dirai tout simplement que je ne suis pas né prince. Et en toute honnêteté, jusqu'à l'année dernière, j'étais non seulement persuadé que cela ne m'arriverait jamais, mais que je ne m'en porterais pas plus mal. J'imagine que j'ai juste eu une chance insolente, même si ça n'est pas tous les jours facile de porter ce titre.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Justement, parlons-en de ces facilités : notoriété, prestige, pas encore pouvoir, mais j'ai entendu dire que ça ne saurait tarder... Est-ce si compliqué que cela d'endosser toutes ces responsabilité ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Le Prince sourit à nouveau. son regard francs et clair semble se perdre un peu derrière le journaliste.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Et bien, je pense que vous vous arrêtez à la partie émergée de l'iceberg mon cher ami. Et à vrai dire, possiblement sur toutes les facettes de ce personnage que l'on me prête et que je suis le plus susceptible de détester. Mais je vous comprends. Il est vrai que la réception de cet hôtel est quelque peu impressionnante, ce n'est pas le genre de chose auxquelles on se fait rapidement. &lt;i&gt;Le journaliste réalise que le Prince vient quasiment de le traiter d'amateur sans se départir de son sourire, avant de reprendre. &lt;/i&gt;Voyez vous, j'ai pris sur mon emploi du temps pour venir vous répondre, car être le Prince Charmant me contraint à concilier tous les aspects de ma vie d'avant avec mes obligations chevaleresques. De prince, je n'en ai que le titre.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Que votre "chère et tendre" comme vous vous plaisez à l'appeler, a pourtant dénigré il y a peu.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Le Prince regarde à nouveau le journaliste droit dans les yeux. Il s'y attendait à celle-là.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Effectivement. Un jour, je suis un preux chevalier, et le lendemain, elle décrète la "mort du Prince Charmant". J'imagine que mes prédécesseurs exerçaient un métier plus en accord avec leur temps.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Auparavant, on était un Prince à plein temps. La femme restait dans son donjon, on s'entrainait à pourfendre quelques dragons, orcs, ou traîtres, et on allait la sauver. S'ensuivait généralement un mariage, on engendrait une tripoté de marmots prêts à reprendre le flambeau de l'un ou l'autre des parents, et on vivait heureux pour jusqu'à la fin des temps -valeur relative lorsque l'on était appelé à mourir à 35 ans. Pour cela, je vous assure, votre lignée n'était pas du genre à vous traiter de machiste consommé, à prendre les décisions politiques opposées aux votre ou à fomenter votre perte avec une petite révolution parricide.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Tandis-qu'aujourd'hui... ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Disons que la vie d'aujourd'hui a quelque peu changé l'exercice de la fonction. Pour commencer, il faut savoir que la principauté charmante n'entretient plus son homme. Ho, depuis un certain cahier de doléances en 1789, certes, mais il fallait le rappeler. Ensuite, il faut toujours composer avec les monstres, mais on guerroie à présent presque uniquement avec des hordes de trolls, qui ont chassé toutes les autres créatures fantastiques. La WWF tente bien de réintégrer quelques dragons, licornes ou tyrannosaurus-rex, mais rien n'y fait, le troll prédomine toujours. C'en est lassant à la longue. D'autant que les assauts peuvent surgir de n'importe où, et croyez-moi, ça n'est pas toujours facile de se promener avec une épée bâtarde lorsque l'on porte un costume Paul Smith dans le métro, ou, plus compromettant, lorsque l'on profite d'un instant de grâce dans la couche de sa dulcinée.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;&lt;i&gt;Le journaliste semble soudain avoir retrouvé son âme d'enfant. Il s'agite à présent dans son fauteuil, oublie sa gêne son impertinence, et boit les paroles du prince.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Mais au-delà de ses simples choses -assez futiles finalement-, la vraie révolution dans ce monde de prince et de charme est toute féminine.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Voulez-vous dire que vous regrettez l'époque "bénie" où la chaste princesse vous attendez bien sagement en pratiquant des activités aussi utiles que la couture ou le chant et la harpe ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Non, bien sûr que non. Je ne suis pas seulement pour la libération de la femme, je pense également et depuis ma prime enfance que la différence, quelle soit sexuée ou ethnique, n'est qu'un outil de contrôle primaire datant d'une période révolue.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Simplement... Simplement il est certain que le rôle fait moins rêver qu'autrefois, que les petites filles ont a présent bien grandi, qu'elles travaillent et s'amusent parfois plus que vous ; vous n'êtes pas à l'abri d'une humeur changeante, ou d'un malandrin croisé dans un quelconque bar obscur et qui aura tôt fait de vous retirer votre titre, votre honneur, et la femme de votre vie.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Si j'entends bien ce que vous dîtes, Prince, vous n'êtes qu'un homme comme les autres, un peu plus romanesque et romantique peut-être ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Le Prince sent la pitié de celui à qui l'on vient de briser un rêve poindre dans les paroles du journaliste. Il n'en demeure pas moins souriant. Il a l'habitude auprès de la gent masculine.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Ho, non, au contraire. J'aurais tendance à vous dire que je suis moins qu'un homme. Pour beaucoup, je ne suis plus qu'un titre, et j'espère simplement le conserver le plus longtemps possible, même s'il est entaché, ou qu'il a perdu de sa superbe.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je pense que beaucoup m'envient, et je ne me plains pas. Il s'agit simplement d'un combat permanent. Mais qu'il est doux d'en retirer les fruits, chaque soir et chaque matin.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Vous voulez dire... ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Auprès de ma "chère et tendre", oui, parfaitement. Car vous savez, finalement, s'il y a bien une seule personne pour laquelle je souhaite préserver mon titre, c'est bien elle.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Le journaliste remercie le Prince Charmant de lui avoir consacré du temps, se relève, un peu décontenancé. C'est bien la première fois qu'un personnage fantastique lui paraît aussi réel. Et aussi touchant. L'attachée de presse lui fait signe, il va régler les derniers détails avec elle.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Le Prince Charmant se retire, quitte le hall du Georges V, remet sa cape, et remonte sur son alezan farouche.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Au milieu de la circulation, le journaliste le suit du regard pendant un temps, et il continue de se répéter : &lt;/i&gt;"vraiment, c'est pas toujours facile d'être le Prince Charmant"&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-9062750156375863800?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/9062750156375863800/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=9062750156375863800' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/9062750156375863800'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/9062750156375863800'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2010/11/interview-fantastique-1-le-prince.html' title='Interview fantastique 1 : Le Prince Charmant'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-6258570506037350964</id><published>2010-11-03T14:56:00.009+01:00</published><updated>2010-11-03T16:35:54.529+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Life on the Internet'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Je vous ai déjà dit que'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Blogosphère'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Me Myself and I'/><title type='text'>Je vous ai déjà dit que : Ma femme est une blogueuse.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je ne sais pas si vous l'avez vu ce film d'Yvan Attal, &lt;b&gt;Ma Femme Est Une Actrice&lt;/b&gt;, avec sa femme : Charlotte Gainsbourg. Moi, non. Mais je pense que je commence à en comprendre le sentiment qui l'a animé.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Parler d'autrui, c'est une démarche que j'ai déjà entrepris à plusieurs reprises dans ces pages. Pourtant, je vais m'attaquer à un exercice doublement périlleux : je vais vous parler de la maintenant très célèbre &lt;a href="http://www.mondedemarion.info/"&gt;Marion_mdm&lt;/a&gt;. Pourquoi doublement périlleux ? Très simplement parce que tout semble avoir déjà été dit sur la demoiselle, et qu'en plus, beaucoup savent que j'aurai certaines difficultés à être parfaitement objectif.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Marion, pour beaucoup, à la base, c'est &lt;a href="http://www.mondedemarion.info/je-cherche-un-mec-please-rt-episode-1/comment-page-1/#comment-37160"&gt;ça&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://twitter.com/#!/marion_mdm/status/1490839963"&gt;ça&lt;/a&gt;. Il en est un certain nombre qui n'ira pas plus loin, et ne le cherchera d'ailleurs pas. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Marion, c'est également la jolie brune qui parle en mâchant un peu ses mots dans un reportage d'Envoyé Spécial, ou encore celle grâce à qui on se met à parler de "demie-bite" au Grand Journal. Marion, c'est également un mot, dont elle est fière : "pathignon", qu'elle arrive à placer dans le &lt;a href="http://www.lefigaro.fr/web/2010/10/29/01022-20101029ARTFIG00492-les-nouvelles-stars-du-net.php"&gt;Figaro Magazine&lt;/a&gt; dont elle a fait la couverture, pas plus tard que la semaine dernière. Oui, je sais , si vous lisez mon blog, vous devez déjà être familiers avec tous ces concepts, je vais arrêter de les ressasser ici.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En un mot comme en cent, Marion est devenue, grâce à son style, son impertinence, mais également un peu par hasard (et je sais qu'elle va m'en vouloir de dire cela de la sorte), un phénomène du net. Ne nous méprenons pas mes chers petits amis : il est fort peu probable que vous ou moi y arrivions en procédant de la même manière. Marion a du succès, et elle ne le doit qu'à elle-même. Les légions de trolls qui s'amassent à ses portes n'y peuvent rien : Marion est inattaquable sur le fond, raison pour laquelle ils se rabattent derrière des propos sexistes, ou pointe une forme de misogynie testostéronée, celle du mâle qui se drape dans son orgueil que 5000 ans d'histoire (et bien plus de préhistoire) lui auront concédé -moyennant quelques guerres et pas mal de tâches et bévues.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais quoi qu'il en soit, ses vieux détracteurs comme ses admirateurs de la dernière heure ont le raccourci facile. Celui qui a le don de m'énerver aussi.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai lu l'article de &lt;a href="http://www.trimtab.fr/marion-mdm-est-elle-une-bonne-delegue-de-classe"&gt;Guillaume&lt;/a&gt;, et je ne pouvais qu'être d'accord avec ce qu'il disait, car je sais que lui la connaît pour ce qu'elle est. Je dois avouer m'être emporté dans un premier temps contre ce petit con qui venait de me voler un article que je n'aurais de toute manière jamais pu publier en raison de ma situation sentimentale avec la demoiselle. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Enfin, cela c'était avant de réaliser que, justement, non. Tout au contraire ! Après tout, pourquoi me serait-il interdit de publier quoi que ce soit en vertu du fait que je suis (attention, je vais lancer quelque chose d'énorme, une sorte de bombe aux relents de spoiler, PRÉPARE-TOI LECTEUR !) le &lt;b&gt;Dernier &lt;/b&gt;-fucking-&lt;b&gt; &lt;/b&gt;&lt;b&gt;Garçon&lt;/b&gt; !?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alors voilà, c'est dit : et je dois vous avouer, mes chers petits amis, que ça n'est pas forcément non plus tout le temps facile de composer avec des fantômes qui surgissent d'un passé numérique relativement récurent, puisque largement médiatisé. Pas plus que de se retrouver quelque peu enfermé dans le carcan d'un rôle pour lequel on n'est pas sûr d'être taillé.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je devais être l'un des rares à ignorer tout de sa médiatisation au moment où je l'ai courtisée. En témoigne un texte publié en ces lieux concernant &lt;a href="http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2010/03/rencontre.html"&gt;notre rencontre&lt;/a&gt; -un de ces nombreux textes qui ne trouvera jamais de suite, je suis d'une inconstance affligeante. Des concepts tels que le Stalker, les PCRA ou autres "bite"-ures (concédez-moi ce mauvais jeu de mot, je vous en conjure) m'étaient alors étrangers. Oh, j'ai depuis largement rattrapé mon retard (bien qu-il m'apparaisse intrusif de m'attarder sur certains pans de la vie de Marion), et je dois être l'un de ses plus grands fans ; il serait dur de faire autrement si l'on considère la place de choix que j'occupe dans ses textes depuis un certain temps, et avec une constance que je ne peux qu'apprécier.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je voulais donc écrire cet article sur cette demoiselle qui me supporte depuis huit mois maintenant pour remettre les pendules à l'heure et couper court aux (nombreux) raccourcis. Ma "femme" est une blogueuse, de talent, à l'écriture intelligente et intelligible, accessible, douée, profondément humaine. C'est une analyste, une sociologue, une romancière. Marion mène son  petit bonhomme de chemin sans rien demander à personne, sans être agressive ou gratuite comme le sont beaucoup trop de personnes sur la blogosphère. Marion est l'une des rares personne à "exister" sur internet.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alors il est vrai que cela peut énerver. Mais en attendant, mes chers petits amis, essayer donc d'assumer comme elle le fait, et nous en reparlerons !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;PS : Parler de légions de trolls est peut-être quelque peu exagéré, mais j'aime à me considérer comme un pourfendeur d'un temps oublié, qui chevauche sa licorne en faisant des ravages dans les rangs ennemis.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-6258570506037350964?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/6258570506037350964/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=6258570506037350964' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/6258570506037350964'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/6258570506037350964'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2010/11/je-vous-ai-deja-dit-que-ma-femme-est.html' title='Je vous ai déjà dit que : Ma femme est une blogueuse.'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-5474115855819523304</id><published>2010-10-25T09:56:00.005+02:00</published><updated>2010-10-25T14:15:26.236+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Écriture'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sensation'/><title type='text'>Jungle ordinaire</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il court, il se faufile, il lutte. On dirait qu'il fuit, mais peut-être se débat-il seulement pour survivre. Autour de lui, les mouvements frénétiques et incontrôlées de la faune fanatisée ne cessent de lui glacer les sangs. Il est agressé de toute part. Les sons amplifiés, déformés, grotesques, se répercutent tout autour de lui. Les odeurs pestilentielles lui arrachent quelques larmes au passage. Ho, bien évidemment, certaines personnes ont bien tenté de le prévenir, de le dissuader, mais cela n'a fait que le conforter dans son idée. Il a toujours eu ce caractère contradictoire et aventureux. De plus, s'il tient bon, le jeu en vaudra la chandelle.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au bout de quelques minutes, il se retourne : il est perdu. Est-il déjà passé par ici ? Il ne s'en souvient pas. Il aurait du prendre quelque chose pour se repérer ; marquer son passage. Ce n'est pourtant pas la première fois qu'il emprunte ce chemin, mais tout lui semble différent. La dernière fois, c'était de nuit, mais il est vrai qu'en ces lieux, la notion de temporalité n'a plus guère qu'une importance relative.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et puis, il l'aperçoit : la lumière, au fond du tunnel. Simultanément, il entend ce bruit salvateur et caractéristique. Il prend son élan et court. Il n'a plus que quelques secondes avant que les portes ne se referment ; plus que quelques secondes avant de perdre la raison, et le peu qu'il lui reste de conscience et d'humanité. Il DOIT franchir ses portes !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il joue des coudes pour se frayer un passage. Il écarte les assauts du revers de la main et réussit à manoeuvrer sans jamais perdre de vitesse. Ses poumons brûlent, son coeur tambourine quelque part entre son sternum et son larynx ;  sur ses tempes perlent quelques gouttes de sueur. Sueur froide ? Si seulement... Mais il fait si chaud ici. Pourtant, quelque part, c'est l'automne.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans un ultime effort, il plonge.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Derrière lui la porte se referme en un cliquetis mécanique. Il l'a fait ! Il pensait ne jamais y parvenir, et pourtant, le voilà sortie de cette... "De cette jungle" pense-t-il tout haut.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il reprend son souffle, il halète encore quelque peu. Il prend sur lui pour se redresser, tout en s'appuyant contre la porte, hermétiquement close à présent.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il ne saurait dire exactement dans quelle mesure, mais les choses lui semblent toujours hostiles. Et si... Et s'il n'était pas encore au bout de ses peines ?!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le sentiment de malaise grandit en lui, à mesure qu'il balaye l'espace de son regard. La salle pourrait être accueillante s'il n'y avait pas cet amas de corps entassés les uns sur les autres, cet enchevêtrement animal et contre-nature. Tout à coup, il se souvient : il se souvient l'horreur, il se souvient s'être déjà fait avoir. Il se souvient de son but : sortir de là le plus vite possible. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il guette le plafond, comme s'il s'attendait à ce qu'il s'affaisse. Par précaution, il se colle un peu plus contre la porte. Il ferme les yeux, rassemble son courage, attendant le moment propice. Il va lui falloir jouer serré.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tout à coup, la porte s'ouvre à nouveau ! Il pourrait saisir cette occasion pour sortir, si un flot continu ne le repoussait pas à l'autre bout de la pièce.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Voilà... Exactement ce qu'il devait éviter. Maintenant, il est complètement collé à la paroi extérieure de la pièce, incapable de bouger. Il ne pensait pas que son périple cesserait si rapidement. Il n'a aucune idée de comment se dépêtrer de cette situation. Il pourrait être suspendu dans le vide par l'intermédiaire de deux cordes sur le point de lâcher que la situation lui semblerait moins inextricable.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et puis soudain, l'espoir. Oui, il se souvient également que cela c'était passé exactement comme cela la dernière fois. Et puis il avait entendu résonner ces mots : "À cette station, descente à gauche. Doors open on the left. Uscita a sinistra", la paroi contre laquelle il était appuyé s'était ouverte, il était descendu. Quelques instants plus tard, il émergerait de la station de métro, rasséréné.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comme la dernière fois, il se le promet : la prochaine fois, il prendra le bus.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;_______________________________________________&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je dédicace ce texte sur le métro aux jeunes touristes ; aux nouveaux Parisiens ; aux vieux baroudeurs affligés, toujours rêveurs, jamais blasés ; à toutes les personnes qui n'ont pas encore réussi à y trouver leurs marques ; à tous ceux qui empruntent cet espace hors du temps, dans lequel sont bafoués de valeurs aussi fondamentales que la courtoisie, la politesse, l'élégance et le de respect d'autrui. Bref, c'est à vous que je dédicace ce texte, mes chers petits amis !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-5474115855819523304?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/5474115855819523304/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=5474115855819523304' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/5474115855819523304'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/5474115855819523304'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2010/10/jungle-ordinaire.html' title='Jungle ordinaire'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-4652430333120079710</id><published>2010-10-05T15:53:00.003+02:00</published><updated>2010-10-05T16:28:45.941+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Idées noires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Me Myself and I'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sensation'/><title type='text'>Coupable</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Silence. Trop de non-dits valent-ils mieux que de ne rien se cacher ? Vaste question. Parfois, on ne se contrôle tout simplement pas. Les mots volent alors qu'ils auraient du ne jamais former autre chose qu'une pensée inféconde. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ai-je été stupide ? Sans doute. Je pensais être un bon juge de la nature humaine, et voilà que j'ai perdu tous mes repères. Et vient le besoin salvateur de continuer à écrire, pour ne pas se perdre, pour faire le point.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai tort. Je vais partir de ce postulat. Et je vais essayer de comprendre pourquoi. Vous allez m'aider, hein, ne pensez pas simplement vous repaître du spectacle désolant de ma mélancolie lancinante !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Donc, j'ai tort. C'est une certitude. Depuis quand, je ne sais pas trop ; longtemps sans doute.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nous allons donc travailler sur la temporalité pour commencer :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai tort depuis des semaines, des mois, des années. Et le pire, c'est que j'en ai bien conscience. J'ai tort de n'avoir jamais su placer les limites qu'il fallait. J'ai tort de leur avoir laissé une place si importante dans ma vie que je pensais que seul leur avis était capable de sous-tendre mon petit monde. Je suis coupable de ne pas savoir dire non, de vouloir ménager la chèvre et le chou. Je suis fautif de laisser certaines situations s'enliser, jusqu'à ce qu'elles explosent. Je suis souvent incapable d'assumer les conséquences des actes d'autrui que j'ai pu engendrer. Et la preuve en est certainement que je n'assume pas ne pas savoir assumer.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ces choses constituent un état de fait. J'ai toujours été ainsi, d'aussi loin que je m'en souvienne. Je suis, bien malgré moi, une sorte de caméléon sociale, et ces points dirigeaient ma vie sans que j'y prenne garde, me permettaient de passer entre les gouttes.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On constate donc que le temps, ça ne permet pas de tout cerner. Et si nous essayons de voir sur quel point précis je suis en tort actuellement ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai tort de ne pas être capable de voir les choses ou tout blanc ou tout noir ; de ne pas être manichéen en somme. J'ai tort de ne pas donner inconditionnellement raison aux sentiments, et de laisser ma raison s'emporter lorsqu'on lui parle de ressentir. J'ai tort de vouloir faire bouger les choses ;  de ne pas supporter l'idée qu'un avis se cristallise ; de ne pas vouloir cloisonner ma vie.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais ma plus grosse faute, c'est certainement de leur avoir laissé le choix de me blesser, de pardonner parce qu'ils me sont si proches, et de ne pas comprendre que d'autres ne le puissent pas.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je pense que le temps est merveilleux. Il est le seul à offrir l'oubli, à arrondir les angles. Mais aura-t-on profiter du temps qui passe à oublier ? C'est pour cela que je suis enclin au pardon rapide, c'est pour cela que je reconnais bien volontiers que je suis coupable, que je m'excuse, même, de toute la peine que j'ai pu générer. Je m'excuse tellement de ne pas avoir su trouver les mots qu'il te fallait, de ne pas avoir été juste un refuge, et d'avoir plus que de mesure pointé tes fautes parce que je pensais que cela te ferait avancer dans la vie.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alors voilà, mes chers petits amis, vous comprendrez que je ne suis pas forcément très objectif aujourd'hui, mais que j'ai le coeur gros. Et que ce n'est pas vraiment à vous que je dédie ces quelques lignes, mais à l'incroyable inconnue qui a fait de ma vie quelque chose d'infiniment plus doux et avec qui nous ne sommes pas toujours d'accord.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En un mot comme en cent : Pardonne-moi.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-4652430333120079710?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/4652430333120079710/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=4652430333120079710' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/4652430333120079710'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/4652430333120079710'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2010/10/coupable.html' title='Coupable'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-5003110445890025322</id><published>2010-09-24T09:55:00.013+02:00</published><updated>2010-09-30T11:38:29.077+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Considérations nébuleuses'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Life on the Internet'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sociologie de comptoir'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Blogosphère'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Me Myself and I'/><title type='text'>Le "moi" virtuel : l'eMoi</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/TKNUhedp6YI/AAAAAAAAAM4/TICCAA5bq0U/s1600/Durkheim2.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 155px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/TKNUhedp6YI/AAAAAAAAAM4/TICCAA5bq0U/s200/Durkheim2.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5522350502176221570" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Avant toute chose, lecteur, lectrice, je tiens à vous prévenir que je tenterai d'aborder ce concept dans une dimension plus sociale que psychologique. Loin de moi l'idée de m'attaquer au monument freudien du "ça, moi, et surmoi". Ce serait prétentieux, ne le pensez-vous pas ? Et c'est la raison pour laquelle, en toute modestie, j'accompagne ce texte par une photo d'Emile Durkheim, qui, je l'espère, n'aurait pas renié ces quelques idées. Emile, si tu m'écoutes...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La construction du "moi" social est quelque chose de particulièrement compliquée. Soumise à votre éducation, vos influences, les gens qui ont compté, votre rapport au monde, l'image de vous que le regard des autres vous renvoie... Bref, on ne va pas tenter de faire de la sociologie de bas étage, mais il est tout à fait passionnant de s'y plonger, de savoir que l'on peut se reconstruire à tous moments si on en a la force, le temps, l'envie.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et puis, avec l'incroyable vélocité du développement de l'ère numérique, de plus en plus de gens ont développé un nouveau "soi", une entité purement virtuelle qu'ils tentent d'imposer au monde. C'est un phénomène que l'on avait déjà pu observer bien avant l'avènement d'internet chez certains écrivains : ce contraste énorme entre ce foisonnement intérieur, puissant, imposant, qui transpire dans leurs écrits, et une timidité, voire, une incompatibilité chronique et latente entre l'auteur, son personnage, et ce qu'il&lt;b&gt; EST&lt;/b&gt;, dans sa configuration la plus sociale.  Pour en revenir à l'"eMoi", combien de fois avons nous pu entendre : "Oh, tu sais, sur internet, c'est un vrai connard, mais en vrai, il est adorable" ? &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce "moi virtuel", nous le nommerons "&lt;b&gt;eMoi&lt;/b&gt;" (faute de mieux). Son existence est souvent stimulée par des interfaces comme &lt;b&gt;twitter&lt;/b&gt; ou les &lt;b&gt;blogs&lt;/b&gt; tel que celui de votre humble serviteur, mais également, et c'est plus étonnant, dans ce en quoi &lt;b&gt;Facebook&lt;/b&gt; tend à évoluer aujourd'hui. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;[Note]&lt;/b&gt; : à ce moment précis du récit, il serait bête que le lecteur un peu perdu s'imagine que l'"eMoi" ait quoi que ce soit à voir avec &lt;a href="http://www.motifake.com/image/demotivational-poster/0808/tokio-hotel-tokio-hotel-gay-girlish-emo-demotivational-poster-1218643719.jpg"&gt;un emo&lt;/a&gt;. En effet, l'"eMoi" est l'habile juxtaposition de la lettre "e" que l'on prononcera "i", et qui correspond au diminutif de "electronic" et du mot "moi", désignant l'ego. L'"eMoi" n'écoute donc pas de musique allemande, ne se taille pas les veines, et n'a à priori aucune obsession malsaine pour les vampires ado qui brillent au soleil.&lt;b&gt;[/Note]&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je vous disais donc qu'être un "soi" au monde devient plus simple lorsque l'on distribue soi-même les cartes. On peut se passer de visage ; devenir un être virtuel signifie que l'on montrera de préférence des images qui sont censées nous définir : avatars, citations, photos ne montrant qu'une partie de son anatomie... Dépouillé de son aspect physique, la personne peut devenir un être sublimé, fantasmé, voire parfaitement "je-m'en-foutiste". Je tâcherai de revenir sur toutes ces catégorie ultérieurement.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Car en fait, je m'interroge bien plus sur la finalité de ce "moi" virtuel, sur sa surimposition au "moi" pré-existant, et sur les risques que cela comporte. Je m'explique : &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Combien d'"êtres au monde" ne se définissent plus dans la plupart de leurs rapport sociaux que par l'intermédiaire de ce "moi" qui ne l'est pas ; d'autant plus lorsqu'ils possèdent une once de notoriété. Combien acquerront la certitude que ce "moi" a plus de consistance, de tangibilité que l'autre, parce qu'il est multiforme, plus malléable, moins sujet à la censure, qu'il peut, tout simplement, plus facilement se composer pour s'imposer. Car cet "eMoi" dont je vous parle, ne s'encombre pas de critique. Il ne la subit d'ailleurs pas, il avance, en continue, il recherche uniquement l'approbation, la reconnaissance, et se gargarise de n'être jamais écorné lorsque tombent les insultes. Vous remarquerez, lorsqu'on porte atteinte à votre personnalité virtuelle, vous ne réagissez que si vous estimez que les propos sont déplacés, inappropriés. Pour exemple, prenez une femme. Au terme d'un article, un lecteur réagit, et se prononce sur le fait que cet article est forcément mauvais, puisque c'est une femme qui l'a écrit ; en s'en prenant à son sexe, il sépare les deux entités. C'est alors dans son "moi" que la femme est attaquée. Son "eMoi", lui réagit spontanément par le mépris, ou le dialogue. Mais il demeure intouché.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je vais vous donner un exemple concret, cela devrait vous aider à comprendre le fond de ma pensée : &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Il va y avoir ce que j'appelle l'&lt;b&gt;"eMoi royaliste"&lt;/b&gt; : C'est celui que l'on retrouve le plus souvent dans la blogosphère, et/ou auprès de ceux que l'on pourrait qualifier d'"influents" (et là, je me marre). Il est de ceux que l'on qualifie d'impérieux, suffisant, méprisant. Le principe est simple : peu importe le nombre de détracteurs, même s'ils sont virulents, l'eMoi sait qu'il aura pour lui une majorité béate, candide et soumise qui continuera de l'approuver. La meilleure preuve qu'il en a : plus on l'insulte, et plus cela génère du trafic, plus il est visible, et plus on parle de lui. Il n'a même plus besoin de se défendre vraiment. D'autres s'en chargeront pour lui. D'autres que, par ailleurs, il méprise pour ne pas appartenir à la petite élite d'influents dont il fait partie. Pour appuyer encore un peu mon propos (et éviter de passer pour un énième haters), je vous conseille d'aller voir &lt;a href="http://www.trimtab.fr/se-faire-detester-par-la-blogosphere-pour-les-nuls"&gt;cet article&lt;/a&gt; sur le blog de &lt;a href="http://www.trimtab.fr/"&gt;Guillaume&lt;/a&gt; avec qui je partage beaucoup de points de vue, quelques exemples en particulier.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Ensuite, il y a l'&lt;b&gt;"eMoi princier" &lt;/b&gt;dans ce que la principauté peut avoir de populaire à l'heure actuelle : ce dernier est une variante de l'"eMoi Royal". On aurait aussi bien pu le nommer "&lt;b&gt;eMoi People&lt;/b&gt;". Lorsque je nomme cette catégorie, je pense à des gens comme &lt;a href="http://www.monsieurdream.com/"&gt;Monsieur_Dream&lt;/a&gt; ou &lt;a href="http://www.mondedemarion.info/"&gt;Marion_mdm&lt;/a&gt;. Il s'agit de toute cette frange de gens qui n'ont "pas fait exprès" de devenir des sommités virtuelles, MAIS, contrairement aux êtres dotés d'un "moi virtuel royaliste", ils en ont conscience. Ils ne sont pas "influents", dans ce cas, mais "visibles". C'est l'une de ses catégorie qui subit bien plus que les autres son "eMoi". Face au lectorat, à ses attentes, aux éventuels retombées médiatico-blogo-politico-sociale, le "moi" va se diluer dans les propos de l'"eMoi". Il rejoint en cela la prochaine catégorisation que je vais tenter de vous décrire. &lt;/li&gt;&lt;li&gt;l'&lt;b&gt;"eMoi démocrate"&lt;/b&gt; : C'est l'"eMoi" le plus fréquent à l'heure actuel. l'"eMoi" consensuel, celui qui, contrairement aux autres catégories, se réfère uniquement aux autres pour exister : il a besoin de la masse pour faire quoi que ce soit. Souvent, il a besoin de l'approbation de ses pairs, ou de ceux qui ont plus d'expérience que lui. Car la virtualité est un mirage dans lequel certains s'égarent. Beaucoup cherchent dans leurs statuts, leurs récits, ou leur comportement, une approbation, n'importe quoi qui pourrait appuyer  leur &lt;a href="http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2009/10/legimite.html"&gt;légitimité&lt;/a&gt; à passer à l'acte. Pourtant, le lecteur ne possède pas, puisque l'auteur ne les lui donne pas, toutes les clefs d'interprétation nécessaires à la prise de certaines décisions. Beaucoup de "démocrates" accusent leur arrivée tardive dans l'enceinte virtuelle. Ainsi, leur "eMoi" est dès le début définit par le jugement des "vieux briscards" de la blogosphère. Dur pour quelqu'un comme &lt;a href="http://twitter.com/annaminou"&gt;@AnnaMinou&lt;/a&gt; de sortir de son rôle de lolita pré-pubère lorsqu'on s'est fait introduire dans le milieu avec éclat. Mais ceux qui souffrent d'un manque de personnalité sur la toile ne sont pas que ceux qui doivent composer avec une réputation sulfureuse. Considérons les blogs à opérations sponsorisées tel que celui d'Anne-Laure et Benjamin, les "célèbres" &lt;a href="http://www.h2-blog.com/"&gt;H2&lt;/a&gt;. Pour vous résumer la situation, je vous renvoie une fois encore sur &lt;a href="http://www.trimtab.fr/histoire-2-faire-de-la-merde"&gt;le site de Guillaume&lt;/a&gt;. Et vous pourrez également lire &lt;a href="http://www.trimtab.fr/la-blogueuse-people"&gt;cet article&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Il serait difficile de composer sans un &lt;b&gt;"eMoi totalitaire" &lt;/b&gt;: C'est celui qui tente de s'imposer, par des caractéristiques simples, souvent grossières même, et qui ne souffre aucune critique. Souvent, il s'écoute parler pour ne rien dire. Je ne voudrais causer de préjudice à personne, et encore moins lui jeter la pierre. Ainsi, loin de moi l'idée de mettre en avant le fait que Carl de Canada, aka &lt;a href="http://twitter.com/mixbeat"&gt;@mixbeat&lt;/a&gt; s'avère être un exemple de choix ! Pour résumer, ce genre d'individu est fier de posséder un énorme "&lt;a href="http://www.epenis.nl/"&gt;ePénis&lt;/a&gt;". Voilà...&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Enfin, il y a la catégorie de l'&lt;b&gt;"eMoi anarchiste" &lt;/b&gt;-ou &lt;b&gt;eMoinarchiste&lt;/b&gt;-&lt;b&gt; &lt;/b&gt;: En général, c'est celui qui s'accroche le plus à sa ligne éditoriale, contre vents et marées. Peu lui importe les sirènes de la gloire, ou la critique. La dérive de ce genre d'"eMoi", c'est qu'il est diamétralement opposé au "moi" originel dans la plupart des cas. Pour exemple, on pourra nommer des gens tels que &lt;a href="http://twitter.com/soymalau"&gt;@Soymalau&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://twitter.com/toitagl"&gt;@ToitagL&lt;/a&gt;, mais également &lt;a href="http://babillages.net/"&gt;XoxobCapucine&lt;/a&gt;. La catégorie est donc suffisamment large pour accueillir le bon vieux troll des familles, ou la blogueuse beauté intransigeante.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div&gt;Sur le papier, ces théories semblent fermés. En fait, elles sont relativement perméables, et beaucoup se retrouvent simultanément ancrés dans deux ou plusieurs catégories. Je dirais même qu'elles sont temporelles.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Alors qu'aujourd'hui, tout un chacun a la possibilité de devenir l'auteur de son existence aux yeux du monde l'on s'aperçoit que la création de ce nouveau moi virtuel, de cet "eMoi", aussi inconscient soit-il, ne saurait être socialement juste. Quel qu'il soit, il se heurt systématiquement aux écueils suivants : un manque d'objectivité que l'on retrouve tant chez son auteur que chez son lectorat, le refus de la critique, son incapacité à coller au réel, sa recherche biaisée d'une vérité qui le conforte dans son statut, et enfin, une capacité d'adaptation qui va en déclinant.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je dois vous avouer ne pas trop savoir dans quel catégorie me situer ; moi qui n'écris jamais sans avoir regarder une petite dizaine de fois la finale de la coupe du monde 98, moi qui suis bien incapable d'avoir quelque idée avant 13h40 et la fin du journal de Jean-Pierre Pernaut, moi qui compulse mon petit exemplaire du célèbre livre du Führer pour vérifier que je ne fais aucune faute de grammaire. Bref, moi, qui ne suis finalement qu'un homme comme les autres.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;C'est pour cette raison que j'en appellerai à votre sens inné du juste, mes chers petits amis. Et, j'y tiens beaucoup, n'oubliez pas d'appuyer vos propos par quelque justification objective !&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-5003110445890025322?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/5003110445890025322/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=5003110445890025322' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/5003110445890025322'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/5003110445890025322'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2010/09/le-moi-virtuel-lemoi.html' title='Le &quot;moi&quot; virtuel : l&apos;eMoi'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/TKNUhedp6YI/AAAAAAAAAM4/TICCAA5bq0U/s72-c/Durkheim2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-7276206583774562193</id><published>2010-09-18T18:56:00.003+02:00</published><updated>2010-09-18T18:59:10.379+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Considérations nébuleuses'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='What the point'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sensation'/><title type='text'>L'important...</title><content type='html'>C'est d'aimer&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/TJTvZL0qIdI/AAAAAAAAAMw/x-2Dp0g62fU/s320/L%27IMPORTANT+C%27EST+D%27AIMER.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5518298659385123282" style="display: block; margin-top: 0px; margin-right: auto; margin-bottom: 10px; margin-left: auto; text-align: center; cursor: pointer; width: 239px; height: 320px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#0000EE;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;[Nouveaux updates à venir]&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-7276206583774562193?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/7276206583774562193/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=7276206583774562193' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/7276206583774562193'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/7276206583774562193'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2010/09/limportant.html' title='L&apos;important...'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/TJTvZL0qIdI/AAAAAAAAAMw/x-2Dp0g62fU/s72-c/L%27IMPORTANT+C%27EST+D%27AIMER.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-674834030606810805</id><published>2010-07-26T11:18:00.004+02:00</published><updated>2010-07-26T12:55:12.768+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Blogosphère'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Me Myself and I'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Geekerie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='What the point'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sensation'/><title type='text'>Paye ta vie de geek</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans un monde qui ne l'est pas tant !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Parce qu'on a beau nous rebattre les oreilles avec des slogans aussi stupides que "le geek, c'est chic", et autres non-sens, non, nous ne vivons pas dans un monde entièrement informatisé. Et la majorité de la population n'utilise ni twitter, ni facebook, ni -à plus forte raison- de blogs [aparté]raison pour laquelle les abrutis égocentrés qui se gargarisent d'être influents devraient plutôt s'intéresser aux débiles notoires qui leurs servent de lectorat.[/aparté].&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Entendons-nous bien : je ne me considère pas particulièrement comme geek. Et si tel était le cas, de toutes les manières, je ne le porterais pas en étendard. Je passe simplement la plus grande partie de mes journées libres sur un ordinateur, devant une console de jeux, à lire du fantastique, à aller au cinéma, ou à compléter mes collections de comics/manga/BD. Et il semble que cela suffit pour que la plupart des personnes me considèrent comme socialement inadapté.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Parfois, pour les personnes qui, comme moi, n'ont pas la chance d'être dans un milieu socio-professionel qui nécessite l'outil informatique au quotidien, cela peut créer des décalages notables.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Non, mais c'est vrai ! Vous n'en avez pas conscience, vous qui bossez en tant que DA, CM, journaliste, dans des boîtes d'info, ou vous autres qui comptez sur votre diplôme d'ingénieur informaticien pour vous lancer dans la création sur le web. Vous non plus qui travaillez dans la pub ou dans la com'. Mais pour les autres, c'est parfois problématique. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Prenez cette année par exemple ! Il y a de cela quelques mois, j'ai eu l'opportunité d'être costumier sur un film d'époque. Et bien croyez moi, pour ce qui est de la communication entre staff, production, figuration et les différents intervenants (maquillage/coiffure, régie, accessoiristes, décorateurs, etc.), c'est presque si nous n'utilisions pas des pigeons voyageurs pour nous tenir informés ! Et la plupart des discussions que j'entretiens quotidiennement avec mon entourage relativement orienté était tout bonnement impossible à aborder.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y a également le cas contraire. Parfois, quelqu'un se met à faire référence à un vieil anime, ou à un jeu vidéo particulièrement culte. Généralement, l'ensemble de l'assemblée en profite pour se jeter sur lui à bras raccourcis. Et lorsque votre serviteur vole au secours du pauvre malheureux, les personnes adoptent généralement un regard médusé assorti d'un : "Ha non, pas toi !", comme si je portais en moi une sorte d'enfant honteux, de secret inavouable ! Pas une fois les gens ne se sont dit : "ha oui, finalement, si lui l'est, après tout, ça doit avoir son intérêt..." Non, il faut sans cesse s'en justifier, presque s'en excuser.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Être geek, actuellement, et au quotidien, ça n'est toujours pas rentré dans les moeurs. On accepte facilement quelques instants d'égarement, le temps d'une soirée, parce que cela paraît exotique, mais je vous assure que le monde réel nous est plutôt hostile. Si si. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est la raison pour laquelle j'ai décidé de m'acheter Starcraft 2 et d'y consacrer ma semaine ! Voilà !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Non, cet article n'avait pas du tout pour but de légitimer mon  futur achat. Enfin, mes chers petits amis ! Je suis outré que vous puissiez penser cela de moi, votre serviteur !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Non, vraiment...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;N'insistez pas, je suis déjà parti.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bon. Et bien au revoir !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-674834030606810805?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/674834030606810805/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=674834030606810805' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/674834030606810805'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/674834030606810805'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2010/07/paye-ta-vie-de-geek.html' title='Paye ta vie de geek'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-8536621685816268102</id><published>2010-06-29T10:52:00.005+02:00</published><updated>2010-06-29T11:36:14.684+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Idées noires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Quotidien'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Me Myself and I'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sensation'/><title type='text'>Casquette et métro</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/TCm-IKTFHJI/AAAAAAAAAMg/7w2r1CpM1xA/s1600/aigri+2.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 150px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/TCm-IKTFHJI/AAAAAAAAAMg/7w2r1CpM1xA/s200/aigri+2.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5488126668340272274" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est le matin, les oiseaux chantent, et l'averse nocturne a apporté à la couche asphaltée un peu de fraîcheur. L'air est doux, la nuit de sommeil, bien que courte, a été particulièrement reposante, et pour couronner le tout, vous vous êtes révéillé(e) à côté de celui/celle qui allège votre quotidien ; pour résumer, vous allez bien.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vous décidez de prendre le métro, pour vous confronter un peu à vos contemporains, et vous apercevoir que, finalement, ils ne sont pas si laids que cela. Et que vous êtes même susceptibles, dans un élan d'humanité particulièrement exaltant, de tous les prendre dans vos bras pour les aimer, tous autant qu'ils sont. Oui, pour un peu, ils seraient même beaux.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La rame arrive, et bien que bondée, vous décidez d'y monter, de votre pas le plus leste, le plus agile, le plus alerte. Quand soudain... ! Quand soudain, une espèce d'individus sale, malpoli, gros et moche vous pousse pour passer en premier. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vous savez, le genre vieux, -passez moi l'expression- con, engoncé dans ses préjugés, qui a l'air de ne pas avoir fréquenté une salle de bain depuis deux semaines -facile-, et qui porte les stigmates d'une bêtise profonde : à savoir, une casquette. Parce que les vieux à casquette, c'est vraiment une sale race. Je pensais que seuls les membres de ma famille pensaient cela, avant de m'apercevoir que l'appellation "papi à casquette" était quasi-universelle, et unanimement péjorative. Le papi à casquette ne sait pas conduire une voiture, traverse lorsque le petit bonhomme est rouge, sans se presser, en faisant fi des voitures et du danger, la truffe au sol -parce que le papi à casquette se tient mal juste pour ponctionner le plus possible d'argent à la SÉCU-, arguant de son grand âge pour se foutre de principes aussi élémentaires que la politesse, la galanterie, la bienséance, ou encore, le respect d'autrui ; alors que si vous voulez mon avis, son âge, ça aurait plutôt tendance à constituer un facteur aggravant. Enfin, tout de même soyons sérieux ! Si la vie se résume à une succession de tribulations, et qu'en plus, on est vieux et souffrant, autant aller directement en Suisse pour en finir au moyen d'une petite piqûre quasi-indolore !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il est à noter que le papi à casquette peut tout aussi bien être à droite qu'à gauche, et qu'il en existe une version dans chaque pays. Sauf en Suisse peut-être...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans tous les cas, je remercie cet abruti qui m'a pourri m'a bonne humeur et le billet chargé d'amour que je voulais vous livrer ici ce matin.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;De toute façon, moi, ce que j'en dis, les vieux, faudrait les noyer à la naissance.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-8536621685816268102?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/8536621685816268102/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=8536621685816268102' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/8536621685816268102'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/8536621685816268102'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2010/06/casquette-et-metro.html' title='Casquette et métro'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/TCm-IKTFHJI/AAAAAAAAAMg/7w2r1CpM1xA/s72-c/aigri+2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-4724217483300256566</id><published>2010-06-28T14:48:00.002+02:00</published><updated>2010-06-28T18:09:03.886+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Je vous ai déjà dit que'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Me Myself and I'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Musique'/><title type='text'>Je vous ai déjà dit que... [3]</title><content type='html'>&lt;div&gt;... Que je comptais bien revenir parmi vous ?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Peut-être sous une autre ligne éditorial, et puis, on va essayer de passer au Wordpress prochainement, le format me satisfait plus, mais en attendant, je vais vous faire partager mon état du jour par l'intermédiaire de ce clip d'un groupe que j'aime beaucoup : &lt;b&gt;Shout Out Louds&lt;/b&gt; avec une chanson de circonstance : &lt;b&gt;The Comeback&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Donc : enjoy !&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;object width="480" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/yedWGreNobw&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;rel=0"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/yedWGreNobw&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;rel=0" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-4724217483300256566?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/4724217483300256566/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=4724217483300256566' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/4724217483300256566'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/4724217483300256566'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2010/06/je-vous-ai-deja-dit-que-3.html' title='Je vous ai déjà dit que... [3]'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-1889836075837685443</id><published>2010-05-14T18:48:00.006+02:00</published><updated>2010-05-15T01:44:37.986+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Considérations nébuleuses'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Écriture'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Me Myself and I'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='What the point'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sensation'/><title type='text'>Ma Las Vegas Parano (mais comme on n'a pas les moyens, on se limitera au Sud de la France)</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span"   style="  border-collapse: collapse; font-family:arial, sans-serif;font-size:13px;"&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Au départ, rien ne préparait notre pauvre petit héros malgré lui –que pour des raisons de narrations, nous nommerons ultérieurement "petit homme"– à entrevoir ce qu'il allait vivre dans ce qui s'apparentait le plus aux 24 prochaines heures de son existence.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Le héros, on le connaît bien. Et soyons honnêtes, il pourrait affronter des dragons, des armées de revenants ou une horde de fans de Dimmu Borgir à mains nues, entravé par des chaînes de plusieurs tonnes, avec comme contrainte de tenir le monde en équilibre sur l'extrémité de son petit orteil gauche, qu'il en rirait encore, mais par contre, face à quelques microgrammes d'une toute petite molécule chimique, il en mène pas large !&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Mais commençons par le commencement. Lorsque l'histoire est sur le point de débuter, notre héros se voit proposer de venir passer un week-end particulièrement exaltant quelque part en dehors de sa chère capitale qui commence quelque peu à l'opprimer. Exaltant, car il sait qu'il aura l'occasion de voyager au travers une nouvelle expérience psychédélique ; milieu riche en réponse pour qui sait poser les bonnes questions. Et, à ce moment précis, le petit homme a besoin de réponses.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;L'expérience, il l'a déjà faite. À plusieurs reprises. Le processus est plus ou moins toujours le même. À chaque fois, on essaye de bien chiader l'affaire. Certaines personnes sont persuadées que les "junkies" sont des abrutis irresponsables incapables d'assumer les conséquences de leurs actes, et qui vendraient père et mère pour se fournir leur cam'. Sans doute est-ce le cas pour certains. Mais l'on ne m'ôtera pas de l'idée qu'il s'agit le plus souvent d'un archétype hollywoodien du "drogué" qui tend à relayer une image négative dans certains (excellents) films comme &lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Taxi Driver&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt; ou &lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;More&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;. Le petit homme n'est jamais aussi consciencieux que lorsqu'il se prépare à partir faire une balade mentale. &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;C’est toujours la même chose. Il commence par préparer un goûter –parce que les expériences gustatives, c'est important. Ensuite, il faut vérifier qu'il a bien acheté ses deux litres d'eau par personnes ; c'est un minimum pour éviter la "gueule de bois" le lendemain. Enfin, et selon la durée du voyage, il prévoit parfois un dîner, histoire de se remplir la panse et revenir sagement à la réalité. L'indispensable, c'est bien évidemment la petite playlist pour favoriser le passage, voire se faire des petits labyrinthes mentaux. &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Il y a une règle à laquelle toute entité qui désire prendre une quelconque substance avec le petit homme doit se soumettre. LA règle : il faut promettre alors de couper toute interface avec le monde réel. C'est une règle élémentaire, une règle de survie. &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Ce samedi après-midi, il y avait trois individus –deux entités frères et une entité soeur– ; tout autant à enfreindre la règle, prêts à affronter d'éventuels démons. Sauf que cela, aucun des deux autres ne le savaient, bien évidemment ; et c'est là que commence le problème.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Une fois que tout est prêt, il y a le rituel. On prend le petit biscuit de deux gouttes, et on le met dans la bouche, avec l'impression d'être Alice se jetant dans le terrier du lapin. Les effets ne mettent pas longtemps à se faire sentir, et très rapidement, le petit homme mène son petit bonhomme de chemin d'expérience, et tout se passe, ma foi, pour le mieux. Les autres entités interagissent peu avec lui, mais c'est toujours très amusant. Il est rare que leurs échanges durent plus d'une ou deux phrases, souvent sibyllines pour quelqu'un d'extérieur, mais contenant la quintessence d'une puissante réflexion pour d'autres « voyageur ». Chacun est dans son monde et ces mondes rentrent assez peu souvent en contact.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Après quelque temps ("mais combien déjà ?") survient le tilt. On a perdu quelqu'un dans l'affaire ; à priori, l'autre entité mâle : Frère. Vaguement inquiet, le petit homme décide d'en parler à Soeur. Lorsqu'il la trouve, cette dernière est en train de tourner en boucle au téléphone avec une tierce personne. Cette tierce personne semble ardemment désirer s'entretenir avec notre héros. Pour faire clair, RIEN n'aurait pu être pire à ce moment précis. Rien ? malheureusement, ils allaient apprendre que si. &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;La tierce personne, une étrange Voix au téléphone, est inquiète. Pourquoi ? Honnêtement, aucune idée. Certainement pour la même raison que la pierre est en train d'expliquer au petit homme pourquoi il suffirait de créer une cosmogonie entièrement minérale, purgée de toute humanité et de toute organisme vivant, ou que chaque note qu'il peut jouer au piano se transforme en une corde qui fait de lui un pantin actionné par une sorte de génie grimaçant. La Voix ne semble pas savoir qu'il suffit de prétendre être un caillou visiblement. Elle pose des questions beaucoup trop terre-à-terre pour que le petit homme les relève. Il préfère discuter avec le sol en marbre ; il reste, comme d'habitude, très à l'écart de tout ça. Son ego est très, très loin, protégé, certainement, quelque part.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Le problème, c'est que Frère est toujours absent, et que peu importe le nombre fois qu'il raccroche le téléphone, Soeur s'acharne à appeler la Voix, qui pose sempiternellement les mêmes questions. Persuadé qu'il s'agit d'un enregistrement placé là pour le détourner de sa mission –qui consiste à sauver le monde en mangeant du gâteau au chocolat–, le petit homme, très en colère, finit par raccrocher une fois de plus. Une fois de trop.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Une fois de trop, oui, car la Voix semble prendre la situation très au sérieux. Et ce n'est que lorsque le petit homme réalise que la porte d'entrée n'est plus fermée, et qu'il y a des gyrophares à l'extérieur, qu'il commence a avoir peur. Ou pas. Après tout, il est sans doute en train de rire assis à la table de la cuisine, à manger un bout du gâteau au chocolat qu'ils ont préparé avec amour (et qui doit lui permettre de sauver le monde, n'oublions pas !). Il ne peut pas sérieusement se trouver dans cette entrée exiguë à parler à des agents de la maréchaussée de la prise de psychotropes de deux personnes sur les deux présentes à l'appart ("ai-je dis deux ?(merde, où est passé le troisième ?(ha oui, c'est vrai, rien de tout cela n'est vrai, je suis dans ma tête ! (suis-je con)))"). Ce serait parfaitement grotesque, et complètement stupide.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Mais essayons d'avoir un rapide coup d'oeil sur l'ensemble : vu de l'extérieur, ça donne ça : &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;La police est dépêchée au 8 avenue quelque chose dans une quelconque ville du sud de la France, et, avouons-le, tout le monde s'en fout que deux personnes aient pu prendre une quelconque dose de quoi que ce soit (qui n'engage pas le processus vital, ni même mental, dans l'affaire, ne soyons pas débiles non plus !). Sauf qu'ils ont un job, qu'ils font, de manière respectable, et lorsqu'ils entendent certains mots, cela provoquent chez eux certains réflexes (sommaires, pour ne pas dire butés et conditionnés uniquement dans le but de prouver que les forces de l'ordre peuvent être très bêtes, n'ayons pas peur des mots).&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Très rapidement, dans la tête du petit homme se forment les gros titres tels qu'on aurait pu les lire dans n'importe quel tabloïd racoleur : "un couple d'étudiant consomme DE LA DROGUE ! La compagne est envoyée au service des urgences psychiatriques pendant que la police pense avoir ferré le plus gros dealer de la ville et de ses environs ! Plus de précisions en page 3, juste après le bébé qui mange le chien de sa mère "ex-star vaguement connue qu'en fait on est pas vraiment sûr que c'est elle, mais bon, avec la lumière, on pouvait pas trop savoir", et avant la vérité sur OBAMA et la conspiration reptilienne."&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;la situation telle qu'elle sera décrite dans le rapport du sergent "je-fais-un-excès-de-zèle" : nous sommes rentrés d'office et sans mandat dans un domicile après avoir reçu un coup de fil d'une tierce personne (autant dire : la Voix) et nous avons appréhendé un "couple" (terme à définir ultérieurement) en "possession" de stupéfiants, et manifestants des signes de prise au cours des dernières heure. nous avons appelé les urgences. Les pompiers semblaient coutumiers de la situation, et ont décidé d'emmener la "victime" de sexe féminin en surveillance. Pendant ce temps, nous avons interrogé la "victime" (avec une gros point d'interrogation que souligne admirablement le sourcil froncé du sergent "peu-importe-son-nom" au moment où il considère le petit homme) de sexe masculin. Nous avons décidé de le cuisiner (comme des salauds) avant de décider de l'amener pour la forme, au poste.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;La situation dans la tête du petit homme : rhaaaa, putain, c'est pas possible, on aurait voulu me faire le coup du mec qui se fait prendre là où il fallait pas, je vous jure, j'aurais choisi la même gueule du pompier sympa tout droit sorti d'un calendrier pour le nouvel an !&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;À ce stade-là, le petit homme est encore plus persuadé que tout n'est qu'une farce mentale. Et RIEN ne semble lui prouver le contraire. Les flics sont de mauvais acteurs, qui sortent leurs répliques dans n'importe quel ordre. Il y a le méchant flic et la gentille fliquette, tous deux affublés de têtes caricaturales au possible. D'ailleurs, le petit homme est sûr à 200%, et il miserait sa mère sur l'affaire s'il le fallait, qu'il a déjà vu ces têtes sur la couverture d'une quelconque bande dessinée narrant les désopilantes histoires de deux policiers. Lorsqu'ils arrivent, les pompiers ont VRAIMENT l'air d'être sympa, prévenants, professionnels, tout comme il faut. Ils posent les bonnes questions, ont les bons gestes, assurés, rassurants. Ils sont à l'opposé des agents des forces de police. C'en est tellement cliché, que le petit homme se retient de faire le moindre commentaire quant à la réalité de la chose, et attend bien sagement de savoir quelle espèce d'énormité son cerveau va encore être capable de générer. En fait, s'il n'ouvrait pas sa gueule pour montrer au méchant sergent son ignorance en matière de substances psychoactives, les deux agents présents sur place le laisseraient certainement partir comme s'il n'avait jamais été là, bien qu'ils semblent tous deux persuadés avoir mis la main sur un gros dealer tout droit descendu de Paris pour semer la merde dans le Sud –qui n'a pas vraiment besoin de lui pourtant. &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Mais bon, comme tout ceci n'est qu'une farce, allons-y pour la voiture, avec les gyrophares, et tout le reste. C'est joli les couleurs après tout.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Pour précision, nous dirons à notre lectorat que le voyage a commencé aux environs 15h, et qu'il est un peu plus de 17h au moment ou le petit homme quitte l'appartement pour suivre nos Dupont et Dupond improvisés. Seulement.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Arrivé aux urgences, où on l'a amené pour veiller sur Soeur Le petit homme se dit que son trip pourrait être plus original tout de même. La petite interne ressemble à une amie, et le médecin à la gueule d'un second rôle de Jeunet. Ou de Tarantino... Enfin, quelque part au moment où il croise Capra. Et lorsqu'il décide que les policiers, c'est très amusant, mais qu'il aimerait bien voir ailleurs, ces derniers décident soudainement que la farce a assez duré, et lui restituent ses papiers, le sermonnent, vaguement, en lui faisant promettre de ne plus recommencer, puis s'en vont, sans autre forme de procès.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Alors le petit homme s'en va explorer les rues fantasmées d'une ville qu'il n'a jamais vu !&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Et il n'est pas déçu du détour ! Tout y est tellement pleins de couleurs, de résonances, de sensations, de fêtes fiévreuses et fastueuses, qu'il est conforté dans l'idée d'être toujours allongé quelque part dans un appartement, situé dans une vraie ville, pas ce simulacre en carton qu'il reconstitue en fonction de ces souvenirs diffus. Et franchement, vous auriez vécu ce qu'a vécu le petit homme, comment auriez-vous pris la chose ? Lorsque, comme le petit homme, on devient un milliard de choses, l'esprit qui lie chaque être présent à un moment donné, que l'on devient, même une sensation, la sensation du goût par exemple, ou même, plus que cela, un concept, RIEN ne vous facilite le retour à la réalité.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Et puis soudain, le petit homme se rappelle qu'il a allumé son interface avec le monde réel. ou plutôt, cette interface le lui rappelle-t-elle lorsqu'elle vibre dans sa poche. À ce moment exactement, le *ting ting* d'un tram le frôle. S'il n'y avait pas eu cette vibration, ce simple message, ce "mais qu'est-ce qu'il se passe", le petit homme aurait continué sa route. Et il n'aurait sûrement pas remis les pieds sur terre, l'instant où il le fallait, pour comprendre que tous les éléments autour n'étaient pas dépendants de son bon vouloir. Au contraire certains étaient clairement hostiles, et se plaisaient à le lui rappeler à grand renfort de sons et de bruits dissonants qui allaient mal avec le décor. Il n'aurait pas réalisé qu'il était EFFECTIVEMENT dans les rues d'une quelconque ville du Sud, à 19h30, ce qui tendait à confirmer qu'une autre personne présente au début du voyage était à présent aux urgences, et qu'il se retrouvait tout simplement paumé, sans point de repère, après avoir erré dans les rues d’une zone inconnue pendant 1h. Seulement ! Et franchement, si l'on montre ce que le petit homme a vu dans une agence touristique à n'importe qui, ce dernier signe pour y partir directement. Et verse un supplément. Cash !&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Après bien des efforts, des détours, des explications attentives de la part de l’entité parisienne, le petit homme retrouve le chemin de l’hôpital. Le retour aux urgences se fait calmement, les personnes semblent compréhensives, et on arrive, petit à petit, même si c'est dur (parce qu'il y a toujours des trucs dans le champ de vision, et que ce médecin a DÉCIDEMENT la gueule d'un second couteau dans "on ne sait plus trop quoi"), à raisonner Soeur pour qu'elle tente de se ressaisir et revenir à la réalité. Les médecins laissent même repartir le petit homme et Soeur. Ils peuvent entamer le processus de reconstruction de l'être à travers les rues de la ville, qui ne sera plus tout à fait les mêmes, mais plus tout à fait inconnue non plus.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;Ils sont persuadés que la police a déjà mis des scellé sur la porte, que rien ne sera plus comme avant. Pourtant, il n'en est rien. Ils franchissent, presque interdits, le seuil de la porte, encore hallucinés que l'ensemble de l'histoire n'ait pas de conséquences plus néfastes que cela.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;La grande question qui planait sur Frère est levée dès lors que le petit homme et Soeur franchissent le seuil de la porte ; accueillis qu'ils ont été par une odeur de nourriture exotique. Un impérieux désir de consommation imminente avait poussé le troisième cuistre en dehors des murs de ce bastion insurmontables.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Lorsqu'ils pénétrent dans le salon, Frère, qui sort alors de la cuisine, les accueille, fort surpris de constater qu'ils n'étaient pas sagement dans leur chambre à finir le grand voyage.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Ironique n'est-il pas ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;!--EndFragment--&gt;   &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-1889836075837685443?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/1889836075837685443/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=1889836075837685443' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/1889836075837685443'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/1889836075837685443'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2010/05/ma-las-vegas-parano-mais-comme-on-na.html' title='Ma Las Vegas Parano (mais comme on n&apos;a pas les moyens, on se limitera au Sud de la France)'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-854463826127436515</id><published>2010-03-13T19:52:00.005+01:00</published><updated>2010-06-05T12:11:54.113+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Écriture'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sensation'/><title type='text'>Rencontre</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span"   style="  border-collapse: collapse; font-family:arial, sans-serif;font-size:13px;"&gt;&lt;div class="im"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style=" ;font-family:'times new roman', sans-serif;"&gt;Il paraît que je suis mondain. Cette appellation me colle à la peau depuis que je suis arrivé à Paris. Ce qui m'étonne énormément d'ailleurs, encore aujourd'hui. Petit, j'étais l'exemple du type introverti, sympa, mais dans son monde. Un peu caractériel, même, sur les bords. Je n'étais pas ce que l'on peut appeler le type le plus populaire de ma classe ; pas vraiment de ceux qui sortent jusqu'à pas d'heure non plus. Je me souviens que, lorsqu'au lycée mes parents me proposaient la permission de minuit, je leur répondais : "pourquoi faire ? Je ne sors pas..."&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;Les choses ont changé à présent, mais je ne comprends pas comment. Je n'ai pas vraiment l'impression de m'être métamorphosé. Et pourtant, indubitablement, je sors plus. Certains diront même que je sors trop. Pourtant, je suis toujours casanier. J'aime à recevoir dans mon antre, ou à passer des soirées en solitaire, à lire un bouquin, à faire de la musique, à glandouiller sur mon ordinateur, à écrire, regarder quelques séries ou encore partager mes états d'âmes particulièrement passionnants sur quelque réseau sociaux.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman', sans-serif;"&gt;––&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman', sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;C'était une journée tranquille. Un peu étrange peut-être. Il était dans un état second. Il y avait eu une déchirure. Ténue, mais présente. Il y avait eu cet au revoir, inéluctable, terrible, triste à en mourir. Deux ans avait passé à présent, depuis qu'elle était repartie dans sa ville natale. Deux ans à n'avoir d'elle que des nouvelles diffuses. Il pensait s'en accommoder parfaitement ; il comprenait à présent que ce n'était pas le cas.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;Il y avait eu cette rencontre, belle, un peu folle, tactile, sensuelle même, mais sans équivoque. Une belle amitié en somme. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;Et puis il y eut cet écart un soir, sous les effets de l'alcool, sans réel contrôle. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;Elle lui était interdite. Être l'amant ne l'avait jamais dérangé, mais c'était elle. Il ne pouvait pas lui faire cela. Et pourtant, il en avait autant envie qu'elle. Il avait réussi à se ressaisir, à lui dire non. Elle lui en avait voulu, bien sûr, mais le temps aidant, l'avait remercié. Ils étaient fair-play l'un envers l'autre. C'était le là ciment de leur relation.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;Un jour, pourtant, elle était partie. Sans vraiment prévenir, sans vraiment qu'il s'avoue que cela le dérangeait, le rongeait même. C'était à peine s'ils étaient restés en contact. Lorsqu'ils s'écrivaient, leurs lettres étaient toujours passionnels, brèves. Comme pour se rassurer, s'assurer que quelque part, quelqu'un pensait à eux. Ils avaient réussi à conserver cette part de réciprocité fragile, enfouie sous le poids de la distance. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;Mais le temps passant, les échanges se firent de plus en plus rares. Peut-être s'étaient-il oubliés.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;Et voilà que, deux ans plus tard, elle lui annonçait qu'elle montait sur Paris, et que cela lui aurait fait plaisir qu'ils se voient. Sans qu'il s'en rende compte, son rythme cardiaque s'était légèrement accéléré.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;À peine s'étaient-ils revus que tout a recommencé. Tout lui paraissait simple, fluide, drôle. Ils se retrouvaient, enfin. Une redécouverte de l'autre, avec des éclats de rire, des confessions, une connivence que ni le temps ni la distance n'avait réussi à entamer. L'après-midi s'est transformé en soirée, puis en nuit, et puis il s'est promis de la raccompagner à la gare. Elle le voulait aussi. C'était rassurant.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;Pourtant, il y avait un changement. Lourd. Elle avait rencontré quelqu'un, sa vie était merveilleuse, et elle rayonnait. Quelqu'un qui comptait vraiment pour elle, c'était une première.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;Plus tard, dans la nuit, allongés sur le lit de leur hôte improvisé, sa tête posée contre son épaule, à écouter l'arythmie frénétique de son coeur malade que les effluves éthyliques rendaient plus anarchiques encore au travers des épaisseurs successives de ses vêtements en 100 % coton lavable à 60&lt;/span&gt;&lt;span style="text-decoration: underline; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;º&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;, il lui avait simplement demandé : &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;"Entre nous, il y a deux ans, si j'avais osé te dire que tu comptais pour moi, tu serais partie ?"&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;À quoi elle avait simplement répondu de ces traits acérés, mélancolique et douce, mais effroyablement distante : &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;"Non... Non, certainement pas non."&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;Il aurait évidemment préféré ne pas entendre cette réponse ce soir là. Ne pas savoir. L'ignorance n'est-elle pas plus confortable que la vérité lorsque celle-ci vous conforte dans l'idée que votre vie aurait pu être tout à fait différente ? Déjà, il s'en voulait. Déjà, il se relevait, déjà, il fuyait. La culpabilité sourde et les regrets tacites avaient été le juste prix à payer pour le punir d'une témérité oisive. Il rentrait chez lui, seul, légèrement plus lourd que lorsqu'il était parti. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;Un peu crânement, un peu connement, il lui avait dit qu'elle aurait pu soigner son cynisme. Elle avait souri. Monde de merde.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;Il l'avait raccompagné à la gare. Elle avait l'air aussi paumée que lui. Mais elle repartait vers quelque chose qui lui correspondait. Elle avait trouvé un semblant de bonheur, pour un temps au moins. Et pour une fois, pour la première fois peut-être, il était jaloux.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;Alors il était sorti. Le soir, accompagné d'une môme hallucinante, tous deux habillés de noir, bien déterminés à se changer les idées. Quel autre perspective avait-il ? Certainement pas celle de se morfondre dans son coin ; pas lorsque la Môme était là. Et ce n'était de toute façon plus son genre. Veste noire, pantalon noir, gilet croisé sur une chemise anthracite, cravate à rayure noire et violette, bagues en argent assorties au pommeau de la canne qu'il avait décidé d'apporter avec lui tandis que son acolyte avait revêtu un pantalon en cuir à faire se damner un Hell's Angel, un pull tombant sur un décolleté impressionnant que son haut semblait s'acharner à lui conférer, une moue mutine le cheveux plus sombre que l'ébène ; soyons honnêtes : ils avaient un certain style. Et ils se complétaient bien. Tout du moins, c'est ce que la Môme n'arrêtait pas de lui assurer, même si "confiance en soi" n'était pas vraiment l'expression qui le caractérisait le plus.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;Terrain connu, visage familier ; rencontres, compliments, échanges rapides sur tout et n'importe quoi, séduction sommaire de tout ce qui passe à sa portée, homme comme femme : le type de soirée parfaite pour se remonter le moral.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;Et puis, au milieu de toute cette effervescence fiévreuse, de cette cacophonie brutale, au sein de cette arène sociale, de ce combat d'influences, fait d'alliances et de dominations tacites, survient ce petit temps d'arrêt ; celui où les gestes se figent, où les choses semblent arriver au ralenti, comme dans les films, avec un petit effet de brume qui sature les contrastes ; le petit effet kitschouille bien dégueulasse qui donne envie de vomir. Il le croisa sans le vouloir. Un regard incroyable. Il la connaissait, elle, non. il passait devant pour tenter maladroitement de créer un semblant de réaction. Elle n'en manifesta aucune. Il était interloqué. Le regard aurait-il était trompeur ?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;Il fit le tour du bar. Pour commander initialement. Et puis il la vit, à nouveau. Elle semblait perdue. Elle avait quelque chose d'indéfinissable, une lueur d'intelligence mâtinée d'effronterie, et semblait, en même temps, posséder quelque chose très fragile. De quoi faire fondre immédiatement jusqu'à la dernière de ses défenses. Comme si elle avait eu besoin de cela.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;La serveuse lui avait fait signe par trois fois, sans qu'il s'en soucia le moins du monde. Peu lui importait. Il n'arrivait pas à détacher d'elle son regard. Pas plus lorsqu'elle lança, à plusieurs reprise, un coup d'oeil furtif dans sa direction. Elle semblait apeurée. À sa décharge, il la fixait, et il avait lui même cette impression : celle d'être un prédateur devant une proie offerte. Sensation relativement nouvelle, et terriblement exaltante. Elle prit son verre qui n'aurait jamais du arriver, régla, puis retourna se noyer dans la masse. Il l'avait perdu. Il avait finalement daigné faire un signe à la serveuse qui avait eu l'indécence de le retirer à sa rêverie.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;Je suis toujours persuadé qu'il existe un dieu d'une infini clémence qui vous donne un petit coup de pouce lorsque cela est nécessaire. Il se manifesta ce soir pour notre protagoniste sous les traits d'un ami commun.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;Une fois qu'il eut pu engager un semblant de conversation avec la belle demoiselle, une journée de frustration sembla s'évacuer par le truchement de ses cordes vocales qui, une fois n'est pas coutume, eurent la bonté de manifester leur présence et leur utilité en dispensant une logorrhée inspirée dont les mots, mis bout-à-bout, avait la surprenante particularité de bien vouloir créer des phrases cohérentes, bien que parfois relativement emportées. Par superbe, par incroyable même, serais-je tenté de dire, la fille au regard félin avait ri. il avait ri de concert sans trop savoir pourquoi.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="im" style="color: rgb(80, 0, 80); "&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#000000;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;Ils étaient allés dîner dans un Grec ou un Turque, ou peu leur importait finalement l'origine douteuse de la viande grasse que leur estomac avait tenté d'assimiler ce soir là. Elle était repartie. Ils devaient se revoir deux jours plus tard. Pour manger des glaces, quelque chose dans le genre. Improbable. Et il ne voulait toujours pas croire que l'accroche avait été réciproque. En avait-il ne serait-ce que le droit ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#000000;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#000000;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;Il était rentré cette nuit, seul, à nouveau. Mais contrairement à la veille, Il était plus tranquille. Presque serein. rasséréné en tous cas. Elle avait réussi à éloigner complètement ses questions du jour. Finalement, la seule chose qui lui importait à présent, c'était : comment allait-il s'arranger pour que cette jolie jeune femme accepte de venir boire un verre avec lui ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-854463826127436515?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/854463826127436515/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=854463826127436515' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/854463826127436515'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/854463826127436515'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2010/03/rencontre.html' title='Rencontre'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-7024582375666037080</id><published>2010-03-03T01:53:00.005+01:00</published><updated>2010-03-03T09:41:03.626+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Considérations nébuleuses'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Me Myself and I'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='What the point'/><title type='text'>Les femmes : mode d'emploi et avis nº1</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Avez-vous déjà remarqué qu'il n'existe rien de plus prévenant qu'une femme. Oh, Les mauvaises langues seront tentés, certainement, de dire qu'elles sont prévoyantes, calculatrices, machiavéliques. J'aurais tendance à préférer penser qu'elles agissent de cette manière par instinct de survie. Car, à n'en point douter, la femme survivrait à l'homme si celui-ci venait un jour à disparaître, malgré tout ce qu'elle a entrepris au cour des siècles pour tenté de le convaincre du contraire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais nous nous égarons, et je vois déjà, mes chers petits amis, que vous ne voyez pas exactement où je veux en venir...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Amis de la gent masculine, ne vous êtes-vous jamais retrouvés face à des femmes qui tentaient de vous prévenir, faible créature que vous étiez, qu'elles n'étaient pas ce qu'elles vous montraient ; qu'elle avait déjà pris soin, sous leur trait le plus arachnéen, de tisser une toile dans les mailles de laquelle vous étiez déjà pris au piège, sans même vous en rendre compte ? Et que c'était peut-être seulement la dernière lueur d'humanité qui subsistait en elle qui tentait de vous protéger, de vous mettre en garde ; car, n'en doutez surtout pas, vous alliez souffrir.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cette attitude (maintes fois étudiée par votre serviteur ; si si, je vous assure qu'il sait, lorsqu'il le faut, prendre des risques) démontre au moins deux choses : &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;1) Que les femmes sont incapables de profiter de l'instant présent –dans tous les cas bien moins que les hommes– et que, pour se protéger, elles sont tout de même capable de bien se pourrir la vie. Au final, je ne sais pas quel est le plus intéressant. Mon pragmatisme me pousserait à pencher pour la solution de facilité.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;2) Que quelque part, dans le processus de soumission feinte à l'homme, la femme s'est faite prendre à son propre jeu. Non seulement elle a inventé le prince charmant pour flatter l'ego surdimensionné du mâle, mais en plus, et surtout, y croit-elle toujours –ce qui dénote une candeur et une naïveté touchante si l'annonce n'arrive pas à un moment particulièrement peu opportun.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il doit encore y avoir quelques corollaires relativement intéressants à tirer de ce simple constat, mais la conclusion à laquelle je souhaitais venir est la suivante : Mesdemoiselles, je vous en prie, faîtes des hommes des esclaves sexuels si cela vous chante, mais par pitié, cessez d'être chiantes en essayant de préparer vos arrières pour passer pour la gentille fille qui prévient avant. Vous n'en serez vous aussi que plus libérées.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pendez-moi si vous le souhaiter, pour salir mon blog de cette phrase ; Celle de tous les poètes maudits qui en ont oublié le sens profond ; la phrase des désespérés, des procrastinateurs, des oisifs, des utopistes, mais également des jardiniers, des latiniste en herbe et des académiciens en gerbe : putain de bordel de merde, "Carpe diem" ! Et arrêtez de me faire chier maintenant.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-7024582375666037080?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/7024582375666037080/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=7024582375666037080' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/7024582375666037080'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/7024582375666037080'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2010/03/avez-vous-deja-remarque-quil-nexiste.html' title='Les femmes : mode d&apos;emploi et avis nº1'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-2472843443746451548</id><published>2010-01-30T13:30:00.005+01:00</published><updated>2010-01-30T13:51:17.808+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Venise'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Je vous ai déjà dit que'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Me Myself and I'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dress Code'/><title type='text'>Je vous ai déjà dit que... [2]</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/S2Qq0G7wQXI/AAAAAAAAAMY/WK442HQRviE/s1600-h/photos_carnaval_de_venise_nobles_3.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 150px; height: 200px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/S2Qq0G7wQXI/AAAAAAAAAMY/WK442HQRviE/s200/photos_carnaval_de_venise_nobles_3.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5432514125218464114" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'allais au carnaval de Venise ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ainsi donc, si vous vous demandez pourquoi je ne poste pas grand chose ces derniers temps, attendez un peu de voir mes costumes pour comprendre !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Soyons clairs : le carnaval de Venise génère un milliard de fantasmes dans l'esprit du commun des mortels (dont votre serviteur, malgré sa quasi perfection, fait partie) ; avoir la chance d'y assister au milieu de personnes qui en font la réputation depuis les vingt, trente, quarante dernières années, costumé comme il se doit, non pas comme un touriste, mais comme un acteur actif, est une chance unique, inespérée, et que l'insouciance de mon jeune âge me permet de saisir avec toute la désinvolture nécessaire. Et puis, si l'on considère l'investissement de temps et d'argent consacré à la réalisation des accessoires, des divers habits, et au voyage en lui même... Bref, vous comprendrez que je bous d'impatience à l'idée de m'ébattre au milieu des badauds esbaudis pendus à mes basques, batifolant comme un beau diable ! Je tendrai le bâton pour que l'on me batte si je ne vous abreuve pas de beaux clichés qui vous sortirons de la banalité basique de votre existence misérable (je n'en pense pas un mot, mais il me fallait bien continuer cette allitération en b).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Car soyez rassurés, il y aura des photos. Du carnaval, des costumes, des palais... Tout ce qu'il me sera possible de vous fournir. C'est dit !&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-2472843443746451548?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/2472843443746451548/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=2472843443746451548' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/2472843443746451548'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/2472843443746451548'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2010/01/je-vous-ai-deja-dit-que-2.html' title='Je vous ai déjà dit que... [2]'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/S2Qq0G7wQXI/AAAAAAAAAMY/WK442HQRviE/s72-c/photos_carnaval_de_venise_nobles_3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-8899004605599390442</id><published>2010-01-18T13:51:00.003+01:00</published><updated>2010-01-18T14:18:56.494+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Je vous ai déjà dit que'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Me Myself and I'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Musique'/><title type='text'>Je vous ai déjà dit que...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/S1RfgwK6BHI/AAAAAAAAAMQ/S4ama1izFxQ/s1600-h/bob-dylan-ndh04.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 132px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/S1RfgwK6BHI/AAAAAAAAAMQ/S4ama1izFxQ/s200/bob-dylan-ndh04.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5428068467179390066" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je joue un peu de musique. Ho, pas assez à mon goût, mais enfin, entre mes multiples activités de super héros, de pêcheur de perle en Indonésie et d'homme fusée dans un cirque du côté de Vladivostok, j'arrive à me ménager quelques instants pour me consacrer à cette exigeante maîtresse.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Donc si vous voulez entendre mes petites reprises de l'ami Bob Dylan, vous cliquez sur &lt;a href="http://soundcloud.com/potemkin/"&gt;ce lien&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://soundcloud.com/potemkin/"&gt;là&lt;/a&gt;, oui, &lt;a href="http://soundcloud.com/potemkin/"&gt;ici&lt;/a&gt;, parfaitement, &lt;a href="http://soundcloud.com/potemkin/"&gt;celui-là&lt;/a&gt; même !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;À venir, bientôt (et maintenant que j'ai découvert soundcloud par l'intermédiaire de monsieur Adrien Larouzée de &lt;a href="http://www.labuanderie.net/"&gt;labuanderie.net&lt;/a&gt;, je compte bien continuer à y poster des petits trucs de temps à autre) des compositions persos, avec des vrais morceaux de fruits dedans ! Et déjà, je sens que vous n'en pouvez plus d'attendre...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vivement que j'ai un tout petit peu plus de temps pour vous poster des écrits incroyables et rattraper mon retard, déjà conséquent.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;À bientôt mes chers petits amis !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-8899004605599390442?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/8899004605599390442/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=8899004605599390442' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/8899004605599390442'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/8899004605599390442'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2010/01/je-vous-ai-deja-dit-que.html' title='Je vous ai déjà dit que...'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/S1RfgwK6BHI/AAAAAAAAAMQ/S4ama1izFxQ/s72-c/bob-dylan-ndh04.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-795390010997890539</id><published>2010-01-10T01:42:00.004+01:00</published><updated>2010-01-10T02:04:29.353+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chaîne bidon'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sensation'/><title type='text'>[Chaîne] Les sept péchés musicaux : Colère</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il en aura fallu du temps pour la finir cette chaîne (commencée &lt;a href="http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2009/09/chaine-les-sept-pechers-musicaux.html"&gt;ici&lt;/a&gt;, rappelez-vous !). Je ne sais pas trop pourquoi. J'avais pourtant plus de chanson qu'il n'en faut pour vous parler de la &lt;b&gt;colère&lt;/b&gt;, un sentiment qui est loin de m'être étranger. Sans doute y en avait-il trop pour que sois en mesure d'en choisir une. Il fallait qu'elle surgisse d'elle-même. Je ferai l'amalgame facile entre colère qui a pour synonyme "anger" en Anglais et le terme qu'on utilise pour désigner le péché, "wrath", qui est plus proche de l'ire divine que du simple emportement.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il m'a donc fallu attendre. Et puis, ce soir, je ne sais pas trop pourquoi, j'ai eu cette envie d'écouter Brel. J'adore Brel. Pour ses textes, bien sûr, pour ses chansons, forcément, mais également parce qu'il possède une faculté assez peu commune. Celle de me faire vibrer, frissonner de tout mon être par un simple changement d'intonation. Normalement, seuls quelques solistes lyriques me font cet effet. Il fait pour moi partie de ces chanteurs qui sont les seuls à pouvoir livrer l'interprétation de leur oeuvre. Aucun autre que Brel ne peut en chanter. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bref, je divague, comme à mon habitude. Mais que voulez-vous, on parle tout de même de l'artiste francophone que j'apprécie le plus. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Or donc, pour conclure cette chaîne, je n'ai rien trouvé de mieux que &lt;a href="http://www.deezer.com/listen-2296926"&gt;la chanson des vieux amants&lt;/a&gt;, sublime parmi les chansons d'amours contrariés, tumultueux, impossibles, retrouvés, lassés, et finalement aussi improbables qu'ils sont nécessaires. C'est l'abandon, la fin de la lutte, la reconnaissance de l'amour pour ce qu'il est, pour ce qu'il aurait toujours du être. C'en est tout simplement beau. C'en est à deux doigts, je peux vous l'assurer, de générer chez moi des sentiments qui me sont inconnus.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mon choix pourra vous paraître déplacé. Mais Brel saura vous convaincre. Au pire, vous aurez écouté une des plus belles chansons qui soit. Ha mais ! Et on dira que je ne pense pas à vous...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-795390010997890539?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/795390010997890539/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=795390010997890539' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/795390010997890539'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/795390010997890539'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2010/01/chaine-les-sept-peches-musicaux-colere.html' title='[Chaîne] Les sept péchés musicaux : Colère'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-4603481516109170858</id><published>2009-12-22T21:19:00.003+01:00</published><updated>2009-12-22T21:30:01.610+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Me Myself and I'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='What the point'/><title type='text'>Déchéance</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SzEsMFeXKMI/AAAAAAAAAMI/QimTMWI6sZM/s1600-h/CHRISTMASGOTHICDARKSANTA.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 142px; height: 200px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SzEsMFeXKMI/AAAAAAAAAMI/QimTMWI6sZM/s200/CHRISTMASGOTHICDARKSANTA.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5418160412842993858" /&gt;&lt;/a&gt;Dîtes, heu... Comment dire... Ce n'est pas pour vous commander, hein, vous savez très bien que ce n'est pas mon genre [message subliminal]&lt;i&gt;Donnez moi des sous&lt;/i&gt;[/message subliminal], hein, faudrait voir à pas faire le mariole non plus. &lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Mais bon, voilà, il se trouve que c'est PRESQUE Noël, et que des cadeaux, bah, il faut bien le dire, y'en a pas des masses dans ma hotte !&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Donc je me tourne humblement vers vous pour savoir ce que vous offririez, vous, à votre famille !&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;J'ai les idées larges, attentions, TOUTES vos suggestions sont les bienvenues.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Si avec votre aide, je deviens pas le frère et fils préféré, je ne vois plus quoi faire.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Oh, j'allais oublier ! Budget illimité. On triera plus tard !&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Voilà voilou, mes chers petits amis ! Amusez-vous en me rendant service. Je sais bien que jamais  AU GRAND JAMAIS vous n'oseriez me suggérer des choses impossibles à trouver. Hein ? Vous ne le feriez pas... N'est-ce pas ?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Sur ce, je vous abandonne, et vous souhaite de joyeuses fêtes ! Celui qui me fournira la meilleure idée cadeau se verra récompensé par une magnifique dédicace dans un prochain billet. C'est pas Noël, franchement ?!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-4603481516109170858?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/4603481516109170858/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=4603481516109170858' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/4603481516109170858'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/4603481516109170858'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2009/12/decheance.html' title='Déchéance'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SzEsMFeXKMI/AAAAAAAAAMI/QimTMWI6sZM/s72-c/CHRISTMASGOTHICDARKSANTA.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-2527841731368463205</id><published>2009-12-16T23:32:00.004+01:00</published><updated>2009-12-16T23:41:51.557+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Considérations nébuleuses'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Quotidien'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Me Myself and I'/><title type='text'>Tué par le travail</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/Sylh5hZj5jI/AAAAAAAAAMA/QakRh7kDc7w/s1600-h/Travailler+tue.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 139px; height: 200px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/Sylh5hZj5jI/AAAAAAAAAMA/QakRh7kDc7w/s200/Travailler+tue.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5415967667735750194" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;En ce moment, je suis quelque peu débordé. Donc je n'écris pas beaucoup. Je suis désolé.&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je vais essayer de finir la chaîne des sept péchés musicaux dès demain.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Et de publier quelques textes oubliés pour vous faire patienter.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Essayer.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;*mort*&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-2527841731368463205?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/2527841731368463205/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=2527841731368463205' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/2527841731368463205'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/2527841731368463205'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2009/12/tue-par-le-travail.html' title='Tué par le travail'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/Sylh5hZj5jI/AAAAAAAAAMA/QakRh7kDc7w/s72-c/Travailler+tue.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-2272461056249014600</id><published>2009-12-08T10:07:00.002+01:00</published><updated>2009-12-08T11:24:04.712+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Idées noires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Écriture'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='What the point'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sensation'/><title type='text'>Idées noires #1</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les palpitations de mon coeur résonnent jusque dans mes tempes. Autour de moi, la foule, agglutinée, coagulée. Les cris. À côté de moi, juste à côté, Elle. Derrière moi, juste derrière, lui. La transe gagne la foule, qui, monolithique, s'agite, se presse, m'oppresse. Une ambiance de dernier jour avant la fin du monde. Je pense alors que ce dernier jour est peuplé d'adolescents abrutis et de gens laids. Grotesque. Et hilarant. J'en ris. Comme un dément. Mais personne n'y prête attention dans cette effervescence presque maladive, insouciante, cacophonique. Je deviens fou. Et ce rythme infernal qui couvre jusqu'aux instruments !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour l'instant, l'univers se réduit à deux composantes fondamentale : les coups de marteau qui me déchirent la cage thoracique, et Elle. Lui, gravite quelque part en marge de cet univers. Il n'a pas de réalité. Pas encore.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Soudain, coup de fouet. Alors que la foule se calme, que les riffs de guitare deviennent moins agressif, lui tente une approche. Elle ne le repousse pas. Une partie de l'univers s'effondre. Seuls restent les trépidations arythmiques. Je deviens complètement fou. Il faut que je sorte. Je peux le faire ? Je me retourne. La foule est multitude. Que m'importe la foule ? Il faut que je sorte. Et ce coeur, toujours, plus rapide, de moins en moins synchronisé.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Violence. Il me faut de la violence. Mais la foule est si dense. Les visages se succèdent et se ressemblent. Tous sont hideux, déformés par la joie et les lumières mauves. Empathie, empathie... Vieille ennemie, misérable salope ! Pourquoi m'oppresses-tu d'avantages encore ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au loin, j'aperçois une absence de visages. Une absence de foule. Il faut que j'aille au loin. Derrière, loin derrière à présent, Elle et lui se trouvent, sans doute. L'air est chaud, l'air et moite. On se croirait dans une orgie. Les corps s'emmêlent. Tout cela devient vraiment absurde. Suis-je devenu parfaitement fou ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une porte, de l'air. Enfin. Je respire. Comme je le peux. Dehors, la pluie. Dedans la foule. À choisir, je préfère la pluie. Mon coeur essaye de sortir. Il faut que je le calme. Il faut que je l'apaise. Je sais.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au loin une voiture. Deux faisceaux lumineux, deux phares dont les éclats se perdent dans les gouttes d'eau. Elle roule vite. Très vite. Trop vite. Moins de scrupules. Je cours.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Allongé sur le bitume, mon coeur est tout à fait calme à présent. Au loin, des cris. La foule ? Je ne sais plus. Elle, lui, la musique, tout est très loin à présent. La folie s'estompe, mon coeur se tait. La paix. Enfin.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-2272461056249014600?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/2272461056249014600/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=2272461056249014600' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/2272461056249014600'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/2272461056249014600'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2009/12/idees-noires-1.html' title='Idées noires #1'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-1569575206545118057</id><published>2009-12-02T09:51:00.006+01:00</published><updated>2009-12-02T12:46:02.006+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Considérations nébuleuses'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Quotidien'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Écriture'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sensation'/><title type='text'>Le reste du monde et moi</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Journée pourrie. Pas envie d'avancer. Comme à mon habitude, je suis debout, avec mon casque vissé sur la tête qui me distille du &lt;a href="http://www.deezer.com/listen-1643321"&gt;Infected Mushroom : &lt;/a&gt;&lt;i&gt;&lt;a href="http://www.deezer.com/listen-1643321"&gt;Becoming Insane&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;. Plutôt bien résumé. Derrière moi, un chien aboie. Un petit chien, que d'autres jugeraient mignon. Une saloperie sur pattes si vous voulez mon avis. Et deux sièges plus loin, il y a la petite vieille qui s'oublie. Sentir le cadavre en putréfaction, de si bon matin, en soi, c'est une performance. Le 89 passe devant Jussieu avant de remonter la rue du Cardinal Lemoine. Il fait froid. Intérieurement, je jubile. Ils ne le savent pas encore, évidemment. Il ne sont pas conscient du fait que, bientôt, ils seront libérés. Libérés des autres, du chien des autres, des odeurs nauséabondes, de ce flux incessant de personnes qui s'amassent, abrutis de sommeils et de pensées obscures.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais l'on va encore se faire une fausse idée de moi. On imagine que je déteste tout le monde. C'est faux. J'aime tant l'humanité que ça me fait mal. De la voir se débattre misérablement pour tenter de survivre au jour le jour. De la voir se déchirer, se mutiler, s'affamer, quotidiennement, c'est un véritable supplice. Le vice caché de l'humanité, actuellement, ce sont les boutons. Donnez un bouton, ou un gâchette à quelqu'un et vous pouvez être sûr que par une curiosité presque malsaine, il appuiera dessus. Pour voir.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'aime l'humanité. Et pourtant, ce n'est pas tous les jours facile. Si vous saviez comme je n'ai pas envie d'être condescendant avec le parfait abruti qui s'amuse à me défier du regard. S'Il savait. S'il se rendait compte qu'après tout, il suffit d'aimer. Un vague chevelu accompagné par sa troupe de joyeux drilles l'avait bien résumé il y a presque 2000 ans. Théoriquement : génial ; idéologiquement : inattaquable ; pratiquement : impossible.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une mère et son fils viennent de monter à l'arrêt Henri IV. Il doit avoir 6 ans. Il n'a pas encore conscience de cela. Sans doute d'ailleurs, a-t-il déjà commencé à détester son prochain. Le petit Thomas qui a refusé de lui céder la balançoire alors qu'il était déjà dessus depuis 10 minutes, au moment de la récréation. Lui qui ne devrait être qu'innocence, amour et empathie. Malheureusement, lorsque l'on voit sa mère percluse de tiques en tous genre, force est de constater qu'elle n'a pas l'air d'être un modèle d'ouverture d'esprit et d'épanouissement. Mais ne t'en fais pas petit, toi aussi tu seras libéré. Bientôt.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"&lt;i&gt;Insane, insane, insane, insane, all becoming insane [...]&lt;/i&gt;"&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le volume à fond, j'importune une petite dame à côté de moi. Elle n'est visiblement pas sensible à la musique électronique. Ne vous inquiétez pas madame, je descends à la prochaine station. Dans mon dos, le roquet continue d'aboyer. Tiens, cela me rappelle un vers holorime d'Hugo. Ou Musset.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.deezer.com/listen-806005"&gt;Pendulum : &lt;/a&gt;&lt;i&gt;&lt;a href="http://www.deezer.com/listen-806005"&gt;The Other Side&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;. "&lt;i&gt;Come on down to the other side, come with us throught the gates of hell, we will drag you from where you are to where you belong&lt;/i&gt;". On ne pouvait faire une chanson qui soit plus de circonstance.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"    style="font-family:'Helvetica Neue', Helvetica, Arial, sans-serif;font-size:100%;color:#222222;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style=" line-height: 18px;font-size:12px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"    style="font-family:Georgia, serif;font-size:130%;color:#000000;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style=" line-height: normal;font-size:16px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le bus passe devant le Saint-Etienne du mont, longe la bibliothèque Sainte-Geneviève, dépasse la façade du Panthéon, et s'engage dans la rue Soufflot. "&lt;i&gt;The ship is coming down, the ship is coming, the ship is coming down, coming down, coming down&lt;/i&gt;". &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nous arrivons à l'arrêt Soufflot. Le petit troupeau est amassé, prêt à monter dans un bus déjà bondé. Comme ils ont raison. Montez, montez, vous connaîtrez bientôt la révélation salvatrice !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les portes du bus s'ouvrent. Un flot s'engouffre par la porte avant. D'autres attendent à l'arrière que certains voyageurs descendent. Ils savent que c'est interdit. Il savent que le chauffeur se contentera d'appuyer mollement sur un petit bouton qui déclenchera un message enregistré. Point. Je quitte le bus. Il se peut que dans ma hâte, j'ai laissé tombé un petit interrupteur. Et oublié ma sacoche. Vraiment, je n'ai pas de tête ce matin.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je remonte la rue Soufflot. Le froid incisif me saisit directement. Je remonte le col de mon pardessus. Je suis cliché. J'aime cela. Derrière moi, on peut entendre les aboiements d'un chien, quelques conversations indistinctes, et l'annonce diffusée à l'intention des resquilleurs : "&lt;i&gt;N&lt;/i&gt;&lt;i&gt;ous vous rappelons que vous devez monter à l'avant du...&lt;/i&gt;". Bruit de l'explosion, la phrase restera en suspens. Autour de moi tombent violemment les restes calcinés du bus 89. Dire qu'il aura suffit d'un bouton, encore une fois. Mais eux, au moins, sont libérés. Enfin.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans mes oreilles, Pendulum continue de chanter. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"&lt;i&gt;We will drag you from where you are to where you belong&lt;/i&gt;"&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Oui, vraiment, c'est une belle journée !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-1569575206545118057?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/1569575206545118057/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=1569575206545118057' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/1569575206545118057'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/1569575206545118057'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2009/12/le-reste-du-monde-et-moi.html' title='Le reste du monde et moi'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-3027922168271311524</id><published>2009-11-27T12:03:00.002+01:00</published><updated>2009-11-27T12:09:25.536+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Écriture'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Me Myself and I'/><title type='text'>Nouveau Thème</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et hop ! On adopte un nouveau thème en espérant qu'il vous plaira. Il me semble que le précédent était rouge et vert... Paradoxal pour quelqu'un comme moi qui ne voit ni l'un ni l'autre. Ironique diront certains...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Non, noir et gris, cela me correspond beaucoup plus. Et puis, avoir un nouveau thème s'inscrit bien dans l'idée de renouvellement du blog un peu laissé à lui-même ces derniers temps. On reprend l'écriture, petit à petit, parce qu'on a des passages à vide/pas le temps/pas la motivation pour publier toutes les conneries qu'on écrit.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La semaine prochaine, on devrait enfin voir arriver &lt;a href="http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2009/10/lhistoire-dont-vous-etes-les-heros.html"&gt;l'histoire dont vous êtes les auteurs&lt;/a&gt;. Engueulez-moi si je ne la publie pas !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-3027922168271311524?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/3027922168271311524/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=3027922168271311524' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/3027922168271311524'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/3027922168271311524'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2009/11/nouveau-theme.html' title='Nouveau Thème'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-7674424931556945132</id><published>2009-11-24T13:06:00.003+01:00</published><updated>2009-11-24T13:31:00.411+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Considérations nébuleuses'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Life on the Internet'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Blogosphère'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Écriture'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Me Myself and I'/><title type='text'>Un an, déjà !</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mon blog a un an, et j'ai raté la date anniversaire. Je crois que c'est ce qu'on appelle communément une "loose".&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et oui, cela fait déjà depuis le 16 novembre 2008 que je vous embête avec des bêtises. Et que certains trouvent encore cela intéressant, cela me dépasse sincèrement, mais après tout, qui suis-je pour juger ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Depuis un an, je pense qu'on a clairement vu que ce blog me servait à publier quelques textes, pour que je tente de me recentrer quelque peu sur l'écriture, mais il y a tant de choses que je souhaiterai faire dessus. Me remettre au dessin, vous faire écouter quelques compositions musicales, m'essayer à la photo, ou [ironie] publier des billets sponso et de mode, pour enfin devenir un blogueur influent [/ironie].&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bref, ça fait un an. Voilà. ça me fait quelque chose quand même. Sinon, je ne vous en parlerai pas. Un an à suivre mon petit bonhomme de chemin, en marge d'une communauté qui terrifie/fascine/énerve/attire. Et je vais vous dire une chose : ça me va très bien. Si vous continuez à y être fidèle, c'est la preuve que ça doit marcher, non ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais je vous rassure. Ce n'est pas pour cela que je vais me laisser aller, et m'engoncer dans un confort précaire. La deuxième année de ce blog sera une année de grands changements, d'essais, et de renouveau. Voilà !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour que la troisième semaine de novembre soit marquée par l'arrivée du Beaujolais nouveau, et l'anniversaire de ce blog !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Amen.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-7674424931556945132?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/7674424931556945132/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=7674424931556945132' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/7674424931556945132'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/7674424931556945132'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2009/11/un-deja.html' title='Un an, déjà !'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-4239610178751825987</id><published>2009-11-11T20:37:00.003+01:00</published><updated>2009-11-11T20:58:45.038+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chaîne bidon'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Musique'/><title type='text'>[Chaîne] Les sept péchés musicaux : Avarice</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bon ! Avec un peu de retard, que l'on va rattraper rapidement, nous voilà arrivés au péché qui me semblait le plus difficile à mettre en musique, j'ai nommé : &lt;b&gt;l'Avarice&lt;/b&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je ne suis vraiment quelqu'un d'avare. On pourrait même dire que je dispense un peu trop facilement mes faveurs pécuniaires. Et je ne fréquente pas de gens avares. Je les hais en horreur. C'est sans doute le péché que j'ai le plus de mal a toléré.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je ne m'étendrai pas 107 ans sur la question. J'ai donc choisi comme musique pour l'illustrer &lt;b&gt;Money For Nothing&lt;/b&gt; de &lt;b&gt;Dire Strait&lt;/b&gt;&lt;b&gt;s&lt;/b&gt;. On comprendra pourquoi je pense : &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="font-family:Arial, sans-serif;font-size:85%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style=" white-space: pre;font-size:10px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  white-space: pre; font-family:Arial, sans-serif;font-size:10px;"&gt;&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/dlPjxz4LGak&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1&amp;amp;rel=0"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/dlPjxz4LGak&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1&amp;amp;rel=0" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-4239610178751825987?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/4239610178751825987/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=4239610178751825987' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/4239610178751825987'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/4239610178751825987'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2009/11/chaine-les-sept-peches-musicaux-avarice.html' title='[Chaîne] Les sept péchés musicaux : Avarice'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-5907813245481597158</id><published>2009-10-27T00:47:00.003+01:00</published><updated>2009-10-28T02:09:23.442+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Considérations nébuleuses'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Me Myself and I'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chaîne bidon'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Musique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='What the point'/><title type='text'>[chaîne] Les sept péchés musicaux : Gourmandise</title><content type='html'>Et voici à nouveau venu le temps de la chaîne musicale que tout le monde attend ! &lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Aujourd'hui, nous allons aborder le thème de la &lt;b&gt;gourmandise&lt;/b&gt;. Et puisqu'on ne change pas du jour au lendemain ce que l'on avait l'habitude de faire, je vais donc vous livrer dans un premier temps mon appréhension de ce terme.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;La gourmandise est avant tout culinaire. Et ne me correspond pas. Il est très rare que je sois victime d'un caprice alimentaire, et je n'ai jamais mangé outre mesure (même si ma courbe de poids entre mes 10 et 15 ans ont tenté de me prouver le contraire). &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pour illustrer la gourmandise, il y a cette magnifique chansons de Marilyn Manson, interprétée dans le cadre du dessin animé &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Clone_High"&gt;Clone High&lt;/a&gt; dans lequel il incarne son propre personnage. Je vous laisse profiter de &lt;b&gt;Food Pyramid&lt;/b&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  white-space: pre; font-family:Arial, sans-serif;font-size:10px;"&gt;&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/sTWZ0BD0paY&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1&amp;amp;rel=0"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/sTWZ0BD0paY&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1&amp;amp;rel=0" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Mais, la gourmandise ne concerne pas uniquement la nourriture. La gourmandise, c'est l'excès de toute choses. Avoir les yeux plus gros que le ventre, certes, mais également abuser immodérément de ce qui est initialement bon, si ce n'est nécessaire. Étonnement, c'est quelque chose que je ressens avec beaucoup de musiques manouches. Très riches, peut-être trop pour être parfaitement assimilées. Là, il me vient un exemple purement électronique avec &lt;a href="http://www.deezer.com/listen-3776147"&gt;Dragons de Caravan Palace&lt;/a&gt;, mais beaucoup d'autres, beaucoup moins abordables.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pour la prochaine fois, nous aborderons le thème de l'avarice. Certainement le péché le plus difficile à retranscrire. À moins que...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Bien ! Nous verrons toujours cela la semaine prochaine !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-5907813245481597158?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/5907813245481597158/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=5907813245481597158' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/5907813245481597158'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/5907813245481597158'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2009/10/chaine-les-sept-peches-musicaux.html' title='[chaîne] Les sept péchés musicaux : Gourmandise'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-6655476760244362944</id><published>2009-10-25T18:22:00.008+01:00</published><updated>2009-10-25T23:21:02.542+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Écriture'/><title type='text'>L'histoire dont vous êtes les héros.</title><content type='html'>Bonjour bonjour, mes chers petits amis !&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;J'ai décidé de vous mettre à contribution (une fois n'est pas coutume). En gros, je manque un peu d'inspiration en ce moment, et je vais bassement me servir de vous pour booster un peu ma créativité. Je sens déjà ceux qui vont me sortir que j'ai deux nouvelles et une histoire en cours d'écriture, mais je vous rassurerai en vous affirmant que toutes verront un achèvement dans un futur proche.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le principe est simple. Je vous demande simplement de répondre à ce billet. Les réactions de chacun conditionneront l'écriture d'une nouvelle dont vous serez les principaux auteurs. Je n'en serai finalement que la main rédactrice.&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Le premier décidera du genre (S.F., Fantastique, Aventure, Horreur... Le choix est vaste)&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Le deuxième proposera un thème central qu'il me faudra aborder (l'amitié, la folie, la trahison, la vengeance,... Soyez originaux, soyez fous !)&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Le troisième choisira le lieu où se déroulera la nouvelle&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Le quatrième créera un épisode, un événement particulièrement important à incorporer au récit&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Le cinquième décidera de la temporalité (date initiale/Durée du récit)&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div&gt;À partir du sixième, vous pourrez toujours me soumettre des demandes, mais je ne promets pas de les prendre en compte. Je m'efforcerai d'incorporer d'une manière ou d'une autre les intervenants à la nouvelle. Après tout, plus on est de fous...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Avec ces éléments, je tenterai de vous créer une histoire cohérente. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;L'expérience semble audacieuse, et sans doute même périlleuse (pour ne pas dire prétentieuse...), mais elle me tente. J'espère qu'elle sera concluante. Si vous aussi, n'hésitez pas à réagir. Je m'attends à de l'absurde, je m'attends à des larmes, je m'attends à ce que vous vous surpassiez.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je dois vous avouer que je réfrène l'angoisse instinctive de penser que vous pourriez ne pas être suffisamment nombreux à réagir. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Sur ce, c'est à vous !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-6655476760244362944?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/6655476760244362944/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=6655476760244362944' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/6655476760244362944'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/6655476760244362944'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2009/10/lhistoire-dont-vous-etes-les-heros.html' title='L&apos;histoire dont vous êtes les héros.'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-754238409517940254</id><published>2009-10-21T15:56:00.006+02:00</published><updated>2009-10-21T16:07:22.920+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Considérations nébuleuses'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Me Myself and I'/><title type='text'>C'est une honte !</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;[...] Je ne poste rien en dehors d'une chaîne depuis 2 semaines. Mais soyez rassurés, je suis on ne peut plus mal de constater cela en même temps que vous. je vais me rattraper ; me ressaisir.  Après tout, les super-héros aussi peuvent ressentir un certain sentiment de gêne et d'embarras profond.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#0000EE;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="-webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/St8VfJGFaBI/AAAAAAAAALs/XPPueBP0Zhw/s320/shame-1.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5395054503374710802" style="display: block; margin-top: 0px; margin-right: auto; margin-bottom: 10px; margin-left: auto; text-align: center; cursor: pointer; width: 211px; height: 320px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je vais écrire. Bientôt. Promis.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-754238409517940254?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/754238409517940254/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=754238409517940254' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/754238409517940254'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/754238409517940254'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2009/10/cest-une-honte.html' title='C&apos;est une honte !'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/St8VfJGFaBI/AAAAAAAAALs/XPPueBP0Zhw/s72-c/shame-1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-994135806094517583</id><published>2009-10-20T00:56:00.003+02:00</published><updated>2009-10-20T01:48:57.069+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Life on the Internet'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chaîne bidon'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Musique'/><title type='text'>[Chaîne] Les sept péchés musicaux : Envie</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et comme nous le faisait remarquer &lt;a href="http://www.enmodeparadoxe.fr/"&gt;Archonium&lt;/a&gt;, instigateur de la chaîne qui nous tient en haleine semaine après semaine, l'Envie s'oppose à la Volonté. C'est donc un pécher qui me correspond assez peu. L'envie m'a toujours semblé illégitime (&lt;a href="http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2009/10/legimite.html"&gt;rappelez vous&lt;/a&gt; !). Je ne classerai pas l'Envie au rang du simple désir. L'Envie, c'est la jalousie, l'impétueux besoin, l'impérieuse convoitise. L'Envie entraîne la frustration, attise la rancoeur. L'Envie n'a pas sa place dans ma vie. Si je dois en vouloir à quelqu'un, ce n'est pas à autrui, mais bien à moi.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Là, si l'on m'interroge à brûle-pourpoint, quelle chanson représente le plus l'Envie à mes yeux, je serais bien embêté. Je n'en ai aucune idée ! Mais en y réfléchissant un tantinet, je pense à &lt;a href="http://www.deezer.com/listen-1057387"&gt;Hijo de la Luna&lt;/a&gt;, dans sa superbe intérprétation par Montserrat Caballé. Le désir tempétueux de trois entités qui trouve une fin tragique, et une orchestration cristalline, fluide, simple.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je vous avouerai être un brin fatigué, donc aujourd'hui, vous n'aurez le droit qu'à une seule chanson. Pour une fois que je respecte la règle de cette chaîne...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-994135806094517583?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/994135806094517583/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=994135806094517583' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/994135806094517583'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/994135806094517583'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2009/10/chaine-les-sept-peches-musicaux-envie.html' title='[Chaîne] Les sept péchés musicaux : Envie'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-2149106920124276538</id><published>2009-10-13T10:58:00.004+02:00</published><updated>2009-10-20T01:49:30.197+02:00</updated><title type='text'>[chaîne] Les sept péchés musicaux : Luxure</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/StRQ57ZAjxI/AAAAAAAAALc/vxMTpvbMe8s/s1600-h/L_u_s_T_by_Sukiro.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 152px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/StRQ57ZAjxI/AAAAAAAAALc/vxMTpvbMe8s/s200/L_u_s_T_by_Sukiro.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5392023609994678034" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Alors nous y revoilà. Avec ce qu'il me semble être le pécher le plus facile (mais bon, après tout, &lt;a href="http://www.enmodeparadoxe.fr/"&gt;monsieur Archo&lt;/a&gt; l'avait annoncé) : &lt;b&gt;la luxure&lt;/b&gt;. Tellement facile qu'en fait, le choix en devient compliqué. Comment choisir celle qui lui correspond le plus ? Et puis, finalement, était-ce un choix si facile que cela, lorsqu'on y réfléchit bien... ?&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Lorsque l'on parle de luxure, soyons clair, elle est à découpler de la notion d'érotisme. Du moins, est-ce ainsi que je la perçois. Que la luxure reste un pécher tout de même ! Elle doit être impérieuse, profondément immoral, et pourquoi pas même, violente. Et déjà, le champ des possibles ce réduit considérablement. On pourra toujours citer &lt;a href="http://www.deezer.com/listen-1153602"&gt;Lemon Incest&lt;/a&gt; ou &lt;a href="http://www.deezer.com/listen-2296834"&gt;Love on the Beat&lt;/a&gt; de Gainsbourg, qui a été très fort pour choquer en son temps, mais, finalement, ne pouvons nous pas citer une très grande partie de la discographie du bon Serge ? Et cela ne constitue-t-il pas, dès lors, une solution de facilité ? &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pour parler la luxure, et de certaines relations contre-nature, il y a la superbe chanson chanson des Velvet Underground : &lt;a href="http://www.deezer.com/listen-1161641"&gt;Venus in Furs&lt;/a&gt; (qui s'inspire de la &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Venus_in_Furs"&gt;nouvelle éponyme&lt;/a&gt; de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Leopold_von_Sacher-Masoch"&gt;Leopold von Sacher-Masoch&lt;/a&gt; qui est au masochisme ce que Sade est au sadisme).&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Et puis, il y a les chansons moins profondes, plus faciles, mais très efficaces. Là, tout de suite, et en tant qu'amateur d'électro, je pense à &lt;a href="http://www.deezer.com/listen-2553402"&gt;Trash&lt;/a&gt; de The Whip.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;On aurait pu en citer encore bien d'autres. Et c'est la raison pour laquelle la luxure n'est, définitivement pas le thème le plus facile à aborder...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-2149106920124276538?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/2149106920124276538/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=2149106920124276538' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/2149106920124276538'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/2149106920124276538'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2009/10/chaine-les-sept-pechers-musicaux-luxure.html' title='[chaîne] Les sept péchés musicaux : Luxure'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/StRQ57ZAjxI/AAAAAAAAALc/vxMTpvbMe8s/s72-c/L_u_s_T_by_Sukiro.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-7480788513546544222</id><published>2009-10-07T01:52:00.009+02:00</published><updated>2009-10-07T12:53:08.229+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Considérations nébuleuses'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Me Myself and I'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='What the point'/><title type='text'>Légimité</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SsvyB5YTKvI/AAAAAAAAALU/W_TqN-uUijU/s1600-h/Auguste_Rodin_-_Penseur.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 142px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SsvyB5YTKvI/AAAAAAAAALU/W_TqN-uUijU/s200/Auguste_Rodin_-_Penseur.png" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5389667493475461874" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce soir, mes chers petits amis, je vais vous parler d'un point qui me tient à coeur. Un point qui me servira de petite introspection. Et, une fois n'est pas coutume, je vais vous demander, humblement, de bien vouloir m'aider. Je vais donc aborder sans plus tarder la douloureuse question... de &lt;b&gt;la légitimité&lt;/b&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La légimité, c'est une question qui me tient à coeur depuis longtemps. Un peu crânement, un peu connement. Mais pour bien faire les choses, il faudrait déjà, dans un premier temps, définir ce que c'est, que la légitimité ! Et sur ce point, le Petit Robert 2009 est formel. La légitimité c'est avant tout un : &lt;blockquote&gt;n.f. tiré du lat.médiév. &lt;i&gt;legitimitas. &lt;/i&gt;Il peut être synonyme de souveraineté lorsqu'il se rapporte au droit.&lt;/blockquote&gt;Mais sa deuxième définition nous intéresse plus : &lt;blockquote&gt;La légitimité constitue une qualité de ce qui est juste, équitable, raisonnable&lt;/blockquote&gt;La légitimé ce situe donc dans un espace personnel relativement indistinct. Il s'agit de cette étrange balance entre ce qui constitue la loi, ce que l'on considère comme équitable, et ce que la raison nous dicte. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SsvvbyuuUXI/AAAAAAAAALE/xh5fsy--554/s200/l_gitimit_.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5389664639832183154" style="text-align: justify;display: block; margin-top: 0px; margin-right: auto; margin-bottom: 10px; margin-left: auto; cursor: pointer; width: 200px; height: 125px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ma grand-mère (qui avaient oublié d'être con, sans quoi elle ne serait pas morte en bonne santé) me disait souvent qu'il fallait chercher la légitimité dans nos actes. Ou alors, c'était mon voisin. Ou cet individu qui est venu frapper à ma porte, complètement nu, à 2h du matin, lorsque j'avais 4 ans. Encore que je ne sois pas sûr maintenant qu'il ne s'agissait pas de mon voisin...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SsvpiBct7MI/AAAAAAAAAK8/iWooAuA2l84/s320/surprise.gif" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5389658149792640194" style="text-align: justify;display: block; margin-top: 0px; margin-right: auto; margin-bottom: 10px; margin-left: auto; cursor: pointer; width: 320px; height: 238px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bref, tout cela pour dire que la légimité a conduit ma vie, et l'ensemble de mes décisions depuis une éternité. Mais il vient ce moment où l'on commence à douter. Ce que l'on estime comme étant légitime, comme, en quelque sorte, allant de soi, n'est-il pas, plus que toute autre chose, tributaire de l'arbitraire ? Lorsque vous commencez à vous excuser de quelque chose, parce que vous le considérez comme normal, mais en présumant que cela ne sera pas le cas de votre auditoire, n'est-ce pas là ce que l'on pourrait qualifier de préambules aux problèmes ? Et encore, Nous devrions remarquer que j'ai été relativement bien élevé de ce point de vue là, puisque mes parents m'ont toujours appris à m'excuser avant de foutre mon poing au travers la gueule du premier des abrutis qui aurait l'audace de contester tout à la fois mon droit, mon équité, et ma raison.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et puis, à force de chercher la légitimité en tous points, n'oublie-t-on pas de vivre pour soi ? Certes, on prend le temps de clarifier les choses. Dans un premier temps au moins. Mais ce sentiment ne s'établit-il lui même pas sur une base des plus malléables : les certitudes que l'on se forgent, et qui sont sujettes à de nombreux changements au cours de notre vie -tout du moins, l'espérerons-nous.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai l'impression, aujourd'hui, que ce qui me semblait immuable n'était en fait qu'édicté par mon orgueil. Mes revendications n'étaient pas légitimes. Mais elles trouvaient dans mon orgueil une légitimité qui m'aveuglait assurément. Je comprends maintenant, même si je ne le conçois pas, qu'il n'était pas légitime de voler les déambulateurs de petits vieux dans des hospices pour aveugles, ou de crier à l'heure de la sieste dans des centres pour insuffisants cardiaques. Pareillement, maltraiter le fils autiste de ma prof de piano lorsque j'en avais l'occasion, ou tabasser les pauvres en compagnie de mes amis anglais ne constituaient que des occupations puériles basées sur un manque d'appréciation globale et que rien ne pouvait les justifier.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/Ssvw_62O7BI/AAAAAAAAALM/CiIK4Zz7L9k/s320/triptyqueviolencehaut.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5389666359998082066" style="display: block; margin-top: 0px; margin-right: auto; margin-bottom: 10px; margin-left: auto; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 157px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#0000EE;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il est étrange de se dire que son système de pensées et de valeurs doit être remis en cause dans son ensemble. Qu'il vient un temps où il va me falloir m'excuser de toutes ces erreurs d'appréciation, de ces gênes occasionnées, de ces maladresses qui n'en étaient finalement pas, et qui ont pu engluer mon esprit.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Peut-être ne comprenez-vous pas, mes chers petits amis, le fond de ma pensée où le pourquoi de ce billet. C'est pour cela qu'il est nébuleux (d'ailleurs, et si vous suivez bien). Cela dit, je vous en prie, si vous pouviez apporter une lumière nouvelle à mon cerveau encrassé, elle serait appréciée à sa juste valeur.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-7480788513546544222?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/7480788513546544222/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=7480788513546544222' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/7480788513546544222'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/7480788513546544222'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2009/10/legimite.html' title='Légimité'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SsvyB5YTKvI/AAAAAAAAALU/W_TqN-uUijU/s72-c/Auguste_Rodin_-_Penseur.png' height='72' width='72'/><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-8962420604134168746</id><published>2009-10-05T13:32:00.004+02:00</published><updated>2009-10-20T01:49:46.571+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Life on the Internet'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Blogosphère'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chaîne bidon'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Musique'/><title type='text'>[Chaîne] Les sept péchés musicaux : Orgueil</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'&lt;b&gt;orgueil&lt;/b&gt; : le pécher qui me définit certainement le plus. Rappelez vous, j'en avais déjà parlé &lt;a href="http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2009/03/point-numero-25.html"&gt;dans un précédent billet&lt;/a&gt;. L'orgueil m'a toujours paru extraordinaire dans le sens où il constitue certainement le pécher le plus illégitime. Comment peut-on plus se foutre le doigt dans l'oeil que par orgueil. l'orgueil conduit à la colère, aiguillonne la jalousie, provoque la paresse, confine à la gourmandise, exacerbe la luxure, aiguise l'avarice. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bref ! Il était question de continuer cette chaîne établie par &lt;a href="http://www.enmodeparadoxe.fr/"&gt;Archonium&lt;/a&gt;, et à laquelle se prêtent beaucoup plus de personnes que je ne le pensais initialement. Comme quoi !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour illustrer l'orgueil, je n'ai pas voulu trop y réfléchir. J'ai simplement pensé à &lt;a href="http://www.deezer.com/listen-3366909"&gt;Imagine de Elton John, remaniée par A Perfect Circle&lt;/a&gt;. Les harmoniques dissonante, le détournement du propos initial, la voix magnifique de Maynard James Keenan, tout transpire l'orgueil déplacé de l'humanité, l'impossibilité d'une amélioration, la finitude.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour la semaine prochaine, vous aurez des devoirs à faire à la maison les enfants, avec l'annonce du prochain pécher. Il s'agira de *clairons qui résonnent*&lt;b&gt; la luxure&lt;/b&gt; ! Vous voilà prévenus !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-8962420604134168746?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/8962420604134168746/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=8962420604134168746' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/8962420604134168746'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/8962420604134168746'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2009/10/chaine-les-sept-pechers-musicaux.html' title='[Chaîne] Les sept péchés musicaux : Orgueil'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-4784955933863944528</id><published>2009-10-03T11:45:00.006+02:00</published><updated>2009-10-03T15:46:25.226+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Critique ciné'/><title type='text'>Mary &amp; Max</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SscoU76s_YI/AAAAAAAAAKk/EGwZry-5UFQ/s1600-h/site_28_rand_242741199_mary_and_max_maxed.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/Ssceh_CEqCI/AAAAAAAAAKc/bsl4SgjLUKs/s1600-h/mary-and-max.jpg" style="text-decoration: none;"&gt;&lt;img style="text-align: justify;float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 200px; height: 200px; " src="http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/Ssceh_CEqCI/AAAAAAAAAKc/bsl4SgjLUKs/s200/mary-and-max.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5388309048376731682" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour peu que vous me suiviez un tout petit peu, vous avez du vous apercevoir que la rubrique "critique ciné" n'est pas particulièrement entretenue. Assez étonnement, d'ailleurs, dans la mesure où je dois être fourré dans un cinéma 4 ou 5 fois par semaines. Et je comprends que le lecteur s'imagine que je suis uniquement porté sur un cinéma relativement alternatif, pour ne pas dire obscur. Pourtant, il n'en est rien, j'aime aller voir des grosses production qui tâchent, comme profiter d'un film japonais de 1960 (là, je pense à &lt;b&gt;Kawaita Hana&lt;/b&gt; de &lt;b&gt;Masahiro Shinoda&lt;/b&gt;, mais ça ne doit pas vous dire grand chose). Mais dans un cas comme dans l'autre, on aura tellement écrit, critiqué, porté aux nues, ou exécrer que ma modeste contribution ne suffirait pas à y porter un regard renouvelé.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et puis il y a les films, comme &lt;b&gt;Mary &amp;amp; Max&lt;/b&gt;, film d'animation d'&lt;b&gt;Adam Elliot&lt;/b&gt;. Des films simples, sans prétention, géniaux, doux amers, que l'on a du mal à définir. Des films qui vous laissent un petit arrière goût de fraîcheur simple et sincère. La narration d'une simplicité troublante, vous assied. La profondeur des personnages vous impressionne. Enfin, l'histoire vous transporte.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SscoU76s_YI/AAAAAAAAAKk/EGwZry-5UFQ/s320/site_28_rand_242741199_mary_and_max_maxed.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5388319819318492546" style="display: block; margin-top: 0px; margin-right: auto; margin-bottom: 10px; margin-left: auto; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 178px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Mary &amp;amp; Max&lt;/b&gt;, c'est tout simplement l'histoire d'une correspondance entre la petite Mary Dinkle de "8 ans 3 mois et 9 jour", et de Max Horowitz, célibataire de 44 ans membre des Hyperphages Anonymes et atteint du &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Syndrome_d'Asperger"&gt;syndrome d'Asperger&lt;/a&gt;. Cette correspondance va transcender les distances, les générations, et le temps.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le film parle du quotidien, des opportunités, des rencontres, des hasards de la vie. L'ensemble regorge de musique superbes qui confèrent une ambiance poétique et grandiose, d'un esthétisme tout particulier, de détails touchants, tristes, légers, cyniques ou drôles. On est loin de la fuite en avant de la plupart des productions actuelles. Avec peu de décors, une touche très personnelle, et une application systématique qui rend la narration et universelle, Adam Elliot nous entraîne dans son univers. New York est grise, et l'Australie pas vraiment colorée. Les gens sont laids, mais on se prend à les trouver beaux. Pathétiques, mais terriblement attachants et humains.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/Sscrk5iOTvI/AAAAAAAAAKs/o6aeWW817SI/s320/maman+Mary.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5388323392091737842" style="display: block; margin-top: 0px; margin-right: auto; margin-bottom: 10px; margin-left: auto; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 227px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#0000EE;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mary &amp;amp; Max est un film contemplatif, alternatif, incorrect, très bien écrit, simple et attachant. Servi comme il se doit par des voix de grands acteurs (Toni Colette, Philippe Seymour Hoffman ou encore Eric Bana), une bande son éclectique (on alterne entre &lt;b&gt;Que Sera Sera&lt;/b&gt; et la bande originale composée par &lt;b&gt;Dale Cornelius&lt;/b&gt;), bourré de références (Breakfast at Tiffany's, Georges Méliès, ...) Mary &amp;amp; Max représente l'animation comme on l'aime, ou comme on se plaît à l'imaginer. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et encore une fois, l'essentiel dans tout cela, c'est l'amour, mes chers petits amis.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/Ssc-VQqRcKI/AAAAAAAAAK0/epxA7o0nTvM/s320/I+WANNA+TELL+YOU+A+STORY.png" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5388344014142533794" style="display: block; margin-top: 0px; margin-right: auto; margin-bottom: 10px; margin-left: auto; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 320px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-4784955933863944528?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/4784955933863944528/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=4784955933863944528' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/4784955933863944528'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/4784955933863944528'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2009/10/mary-max.html' title='Mary &amp; Max'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/Ssceh_CEqCI/AAAAAAAAAKc/bsl4SgjLUKs/s72-c/mary-and-max.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-58374201295491236</id><published>2009-09-30T17:25:00.002+02:00</published><updated>2009-09-30T17:39:47.472+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Photo'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Blogosphère'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Me Myself and I'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dress Code'/><title type='text'>One Portrait A Day</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SsN7owp0YUI/AAAAAAAAAKU/cJK_buBvMeo/s1600-h/avatar.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 100px; height: 100px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SsN7owp0YUI/AAAAAAAAAKU/cJK_buBvMeo/s200/avatar.png" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5387285519450530114" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y a des blogueurs qui ont des idées originales et qui aiment les faire partager. C'est le cas de &lt;b&gt;Régis Hanol&lt;/b&gt;, informaticien photographe, qui vous propose chaque jour un nouveau portrait. En somme, tout est dans le titre : &lt;a href="http://www.oneportraitaday.com/"&gt;One Portrait A Day&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Régis est talentueux, et il capte par l'intermédiaire de ses photos une part indicible de la personnalité de chacun. Et comme il doit chaque jour proposer le portrait d'une personne différente, vous pouvez le contacter et lui proposer de poser pour lui. Toutes les infos sont sur &lt;a href="http://www.oneportraitaday.com/"&gt;son site&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alors bon, je fais sa pub, mais je fais également un peu la mienne. Car aujourd'hui, &lt;b&gt;30 septembre&lt;/b&gt;, vous pourrez y voir votre serviteur, dans ses plus beaux atours. Alors n'hésitez pas !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-58374201295491236?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/58374201295491236/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=58374201295491236' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/58374201295491236'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/58374201295491236'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2009/09/one-portrait-day.html' title='One Portrait A Day'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SsN7owp0YUI/AAAAAAAAAKU/cJK_buBvMeo/s72-c/avatar.png' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-4241697992101563988</id><published>2009-09-29T12:52:00.004+02:00</published><updated>2009-10-20T01:50:09.087+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Life on the Internet'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Blogosphère'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chaîne bidon'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Musique'/><title type='text'>[chaîne] Les sept péchés musicaux : Paresse</title><content type='html'>L'ami &lt;a href="http://www.enmodeparadoxe.fr/"&gt;Archonium&lt;/a&gt; a donc décidé de lancer une nouvelle chaîne sur la blogosphère, qui, il faut bien l'avouer, n'avait pas forcément besoin de cela. Et le Monsieur a cru bon de m'incorporer à la première salve pour relayer l'information. Et alors que je m'étais promis de ne plus participer à ce genre de choses, je serais tenté de dire : ma foi, pourquoi pas ! &lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le principe est simple : Un pécher capital = une musique. Celle que vous choisissez, bien évidemment. Le pécher vous sera imposé au cours des prochains jours par l'instigateur de cette chaîne, &lt;a href="http://www.enmodeparadoxe.fr/"&gt;Archonium&lt;/a&gt;. Et on commence aujourd'hui avec &lt;b&gt;la paresse&lt;/b&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;J'ai hésité entre énormément de musique. Et puis finalement, alors que j'étais en train de me torturer l'esprit pour vous trouver quelque musique de Debussy, avec des violons lancinants, et des tonalités chaudes, une chanson s'est imposée à moi. Je donc décidé de choisir pour vous &lt;a href="http://www.deezer.com/listen-2541497"&gt;Fleur de Saison&lt;/a&gt; de Mademoiselle &lt;b&gt;Émilie Simon&lt;/b&gt;. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Il y avait aussi &lt;a href="http://www.deezer.com/listen-1126696"&gt;Permanent Vacation&lt;/a&gt; d'&lt;b&gt;Aerosmith&lt;/b&gt; en bonne position mais c'était un peu trop évident. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Bref ! Comme il s'agit d'une chaîne, il faut la transmettre (et oui, c'est ça le principe). Donc comme je suis quelqu'un de relativement méchant je m'occuper immédiatement de tagger &lt;a href="http://www.leslie-parisienne.fr/"&gt;LeslieParisienne&lt;/a&gt;, parce qu'il s'agit de ma victime préférée, &lt;a href="http://axlfaitsonblog.blogspot.com/"&gt;Axl&lt;/a&gt;, parce que j'ai hâte de découvrir les titres barrés qu'il compte nous proposer, &lt;a href="http://ilagee.blogspot.com/"&gt;Ilagee&lt;/a&gt;, qui va nous rythmer l'affaire, et &lt;a href="http://worldoftem.free.fr/blog/index.php"&gt;CaliKen&lt;/a&gt;, s'il s'en sent l'âme, et &lt;a href="http://agateworld.over-blog.com/"&gt;Vodka Caramel&lt;/a&gt;, parce que je suis curieux de voir la BO de sa vie (*fuit*).&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Voilà voilà ! Sur ce, je vous souhaite une très bonne fin de journée. Je reviens sans doute avec la suite d'une nouvelle (on verra bien laquelle) demain !&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Amour mes petits amis. Amour !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-4241697992101563988?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/4241697992101563988/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=4241697992101563988' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/4241697992101563988'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/4241697992101563988'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2009/09/chaine-les-sept-pechers-musicaux.html' title='[chaîne] Les sept péchés musicaux : Paresse'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-1000430950891301605</id><published>2009-09-13T11:22:00.011+02:00</published><updated>2010-09-19T15:18:02.188+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Éphéméride provinciale'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Écriture'/><title type='text'>L'éphéméride provinciale (1)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;!--StartFragment--&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;Calixte était un homme simple. Pas stupide, loin de là. Il était simplement de ceux qui n'ont aucune exigence, et se contente de ce qu'ils ont –c'est-à-dire de peu. Il était effrayé par les revendications sociales, et le trouble que cela pouvait apporter à une société. Il se fichait bien que certains de ses collègues puissent le taxer d'être mou, ou encore apathique. Les plus extrêmes voyaient en lui le parfait petit suppôt du capitalisme. Or, en réalité, Calixte était apolitique, et se souciait de savoir comment fonctionnait la société comme de sa première chaussette. Ce qui n'était pas tout à fait vrai d'ailleurs, puisqu'il se rappelait parfois avec émotion du petit canard blanc et jaune qui ornait ses pieds lorsqu'il était enfant, tandis qu'il ne pensait jamais à ce qui pouvait faire tourner le monde. Il n'avait aucune notion d'économie, de droit, ou de politique étrangère. Encore moins de physique ou de phénoménologie. Il pensait simplement que se lever chaque jour était en soi un miracle, et qu'il lui fallait être reconnaissant d'être en vie. Reconnaissant envers quoi, il n'en avait aucune idée. Car, bien qu'il n'y ait jamais à proprement réfléchi, il était profondément agnostique. Le concept même d'un dieu tout puissant lui était étranger. Mais cette gratitude profonde et sincère représentait la seule vérité à laquelle se raccrochait Calixte.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;Calixte avait un âge incertain. Il aurait tout aussi bien pu avoir vingt-cinq ans que quarante. Son visage lisse trahissait son manque d'expressivité. Il avait le regard neutre ; ni bovin, ni pétillant d'intelligence. Pourtant, contemplatif de nature, il analysait avec justesse les choses.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;On ne pouvait pas dire de Calixte que sa vie sentimentale était intense. Sans doute parce qu'il se désintéressait de la question. Il n'était pas vilain. S'il avait voulu, il aurait même pu être tout à fait beau. Il avait bien essayé quelques rares fois, pour faire comme tout le monde. Mais on ne pouvait pas dire que l'expérience s'était montrée concluante. Pourtant, il espérait rencontrer l'âme soeur un jour. Certainement. Disons qu'il restait ouvert à l'éventualité.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;Calixte travaillait au service du recensement d'une petite mairie de province. La ville importait peu. Bien qu'il en fasse partie, il ne comprenait pas non plus la toute-puissante machine administrative. Il avait simplement l'impression d'être un rouage qui en facilitait le fonctionnement, à son échelle. Il avait commencé à travailler comme agent d'accueil dans cette même mairie. Comme il ne se plaignait jamais, effectuait le travail qu'on lui demandait d'accomplir sans jamais trouver rien à redire, il avait tout naturellement été promu dans un service plus prestigieux. Cette promotion l'avait dans un premier temps laissé perplexe. Et puis il avait finalement accepté de changer ses habitudes, et de se charger de répertorier décès, naissances, mariages et divorces. Et puis, il y avait pris goût. Il rencontrait moins de personnes, mais prenait d'autant plus conscience de la chance qu'il avait d'être en vie qu'il connaissait le nombre exact de défunts que l'on devait déplorer quotidiennement. Et sa gratitude était allée croissante.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;Calixte aimait son travail. Il avait cela dans le sang. Certains naissaient fonctionnaire. Et Calixte était rédhibitoirement de ceux-là. Il n'avait jamais nourri plus d'ambition que cela : travailler derrière un bureau avec des horaires bien cadrées –même s'il lui arrivait de faire du zèle– était tout ce qui pouvait le contenter. Il passait le plus clair de son temps à remplir des dossiers, à classer des fichiers et à tamponner des actes. Classer était une activité qu'il aimait au-dessus de tout. Cela donnait une cohérence aux choses. Et lorsqu'il avait fini de classer, tout lui paraissait plus simple. Son travail se limitait alors à 6 colonnes, au maximum. Mais c'était sans conteste celle des décès qui l'intéressait le plus. Sans considération morbide. Aucune. Jamais. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;À ce stade du récit, et avant d'aller plus loin constatons une chose: Calixte n'était le genre de personne qui se remettait en question. Une seule vérité, à priori inaltérable sous-tendait sa vie. S'il n'avait pas évolué dans la vie comme avec des oeillères, on aurait pu dire de lui qu'il était fataliste.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;C’était une fin de journée comme toutes les autres. Plongé dans ses quelques dossiers, Calixte effectuait son travail comme à son habitude : avec application.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;Il venait d’enregistrer le décès de Madame Léocadie Laponce et rangeait le dossier dans le tiroir correspondant. C’est tout à fait fortuitement que son regard se posa sur un fichier qu’il ne pensait pas connaître, ce qui était tout à fait étonnant dans la mesure où il avait ressorti, trié et rangé l’intégralité des dossiers la première année de sa mutation. Sur ce dossier, il pouvait très distinctement lire : Monsieur Calixte Honoré Fulgance Maisonneuve.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;Il ressentit une sorte de gêne lorsqu’il s’empara du dossier. En fait, il ne savait pas comment il devait réagir. Il le compulsa avec une certaine fébrilité, et quelques gouttes de sueurs perlèrent sur son front lorsqu’il constata que tout y était : Heure du décès, rapport légal, détails de l’accident. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;Il ne douta pas un seul instant de la véracité du dossier. Il était le seul à pouvoir consulter les archives du recensement, et, du reste, ne comprenait pas qui aurait pu lui faire une blague d’aussi mauvais goût.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;Sa mort devait intervenir l’année prochaine. Il se rassura quelque peu lorsqu’il vit qu’il devait être percuté par un automobiliste dans un lieu qu’il ne connaissait même pas, et pourtant… Pourtant, les germes du doute avaient été semés, et la seule vérité à laquelle cet homme qui ne possédait aucune exigence avait décidé de croire, était sur le point de voler en éclats.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;Il termina sa journée tant bien que mal, remit sa veste, et quitta la mairie à 18h, en ce mercredi 14 octobre. Il faisait froid, l’automne semblait déterminé à se montrer le plus tôt possible. Les feuilles rougissaient à vue d’œil, le temps était maussade.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;Calixte emprunta, comme à son habitude, seul, le chemin qui le ramenait à son domicile. Son visage lisse s’était fendu d’un pli marqué. Et pour la première fois de sa vie, il ressentit avec effroi un sentiment de perplexité, qu'il découvrait alors sous son jour le plus sombre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;!--EndFragment--&gt;   &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-1000430950891301605?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/1000430950891301605/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=1000430950891301605' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/1000430950891301605'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/1000430950891301605'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2009/09/ephemeride-de-province.html' title='L&apos;éphéméride provinciale (1)'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-2306717316762638515</id><published>2009-09-12T06:04:00.004+02:00</published><updated>2009-09-12T12:11:04.356+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Me Myself and I'/><title type='text'>Adieu</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Aujourd'hui, aux alentours de 5h du matin, ma grand-mère, ma mamé, tu t'es éteinte. Le dernier mois ne t'aura pas été particulièrement favorable, et bien que nous nous y attendions tous, à plus ou moins grande échéance, aucun de nous ne pouvait vraiment s'y résoudre.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ma grand-mère, ma Mamé, je t'aimais. Nous t'aimions tous avec une infinie douceur. De devoir conjuguer ce verbe au passé, pour constater la finitude, la toute puissance de la mort, bref, pour se replonger dans tout un tas de clichés qui ne m'ont pas attendu pour être entérinés, voilà bien la constatation la plus terrible. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tu nous as apporté tout le caractère et le paradoxe de la Corse, l'amour du classique et de l'opéra, les recettes que seules les meilleures grands-mères connaissent, la passion de la période napoléonienne. Tu incarnais une gentillesse sans borne, un entrain et une force qui te rendais immortelle. Tu étais de celle dont on fait les centenaires. Et pourtant... &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je ne garderai pas de toi le souvenir de cette chambre d'hôpital au petit matin, de cette toute petite chose au contact froid que la mort, dans son ultime étreinte, ravissait à son rêve. Tu n'étais pas cette prison de chairs muette et pathétique que parcourais moins souvent une lueur malicieuse qu'un spasme douloureux. Tu seras toujours la flamboyante, l'incroyable, la superbe et la formidable grand-mère que tous les enfants espèrent avoir. Et je crie haut et fort à qui veut bien l'entendre, que nous t'avions. Et que tu nous avais.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tu étais une tempête. Un ouragan. L'indépendance était ton seul mot d'ordre, la littérature, ta seule maîtresse, et ta famille, tout ce qui comptait.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Plus jamais je ne pourrais me plier en deux pour t'embrasser, moi qui étais pour toi "long comme un jour sans pain". Jamais plus nous ne parlerons d'Histoire à bâtons rompus. Il faut croire que c'en est bien fini de nos conversations passionnées, de nos promenades, de nos instants à nous. Tu ne viendras plus visiter le Louvre et la Malmaison. Et je n'irai plus dans ton petit village de Santo avec toi.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est une page qui se tourne, une histoire qui prend fin. Une belle histoire. Celle d'une époque, d'un pays, d'un amour... Les souvenirs resteront, pour ce qu'ils comptent.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je ne retiendrai pas mes larmes. Pas plus que je ne les cacherai.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ma Mamé. Je t'aimais. Je t'aime. Et parce-que je t'aime, il me faut te dire au-revoir. Non, Adieu.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Oui. Adieu.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-2306717316762638515?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/2306717316762638515/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=2306717316762638515' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/2306717316762638515'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/2306717316762638515'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2009/09/adieu.html' title='Adieu'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-427674671222882867</id><published>2009-09-08T13:19:00.007+02:00</published><updated>2009-09-12T07:40:23.112+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Considérations nébuleuses'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='What the point'/><title type='text'>Propos elliptiques</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SqZLe876ukI/AAAAAAAAAKM/kcvztYSjV8w/s1600-h/Autruche_politique.png"&gt;&lt;img style="text-align: justify;float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 200px; height: 159px; " src="http://2.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SqZLe876ukI/AAAAAAAAAKM/kcvztYSjV8w/s200/Autruche_politique.png" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5379069800066234946" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il est assez amusant de constater la complexité du cerveau humain. Ou l'absence totale de logique chez nos concitoyens. Mais jugez plutôt, à travers l'amusante, et tout à fait passionnante anecdote qu'il m'a été donné de vivre ce matin.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;[Mode narratif]Il était encore tôt dans la matinée lorsqu'après une visite improvisée je décidais de m'accorder un peu de détente et franchissais le seuil d'une boutique de manga. Habitué, et seul dans le magasin, je parlais des dernières nouveautés avec le vendeur en caisse. Quelques secondes plus tard, l'un de ses collègues remontait de la cave qui servait manifestement de remise, avisait un lourd colis posé sur le comptoir, pestait, puis lui posait cette question, particulièrement bien sentie : "putain, c'est quoi ça encore ?" Et le premier vendeur de lui répondre : "bha, c'est arrivé ce matin". Et, visiblement satisfait, notre second compère retournait dans les profondeurs abyssales du sous-sol obscur, chargé comme un baudet, non sans jurer encore une ou deux fois.[/Mode narratif]&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je dois vous avouer que je n'ai pas tout à fait saisi en quoi la réponse avait été particulièrement satisfaisante. Peut-être attendaient-ils quelque chose de particulier ce matin, mais je n'ai décelé aucune lueur de compréhension, aucune étincelle de lucidité ou d'intelligence lorsque la réponse a fusé.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai trouvé tout simplement formidable qu'une réponse aussi elliptique ait pu contenter tout le monde. Une simple vraisemblance de cohérence, le sentiment que la réponse a été choisie judicieusement, et le monde est heureux. N'est-ce pas tout simplement merveilleux ? Et n'est-ce pas, finalement, l'une des méthodes les plus employées par nos politiques ? On pourrait certainement exploiter le filon jusqu'à la moelle, y trouver les réponses aux troubles de l'ordre mondial ! imaginez ! On pourrait aller du simple "Pourquoi avez-vous tué cet homme ?"/"Bha, il faisait beau ce matin." au "Et que pensez-vous de la crise économique qui frappe actuellement le monde ?"/"La France a de tout temps été le pays du vin et du fromage."&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Encore qu'en politique, je crois que cette technique porte un autre non... La technique de l'autruche, non ?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-427674671222882867?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/427674671222882867/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=427674671222882867' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/427674671222882867'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/427674671222882867'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2009/09/propos-elliptiques.html' title='Propos elliptiques'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SqZLe876ukI/AAAAAAAAAKM/kcvztYSjV8w/s72-c/Autruche_politique.png' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-6066275497659128669</id><published>2009-09-01T01:14:00.007+02:00</published><updated>2009-09-12T07:41:11.286+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Considérations nébuleuses'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rétro'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dress Code'/><title type='text'>La pince à chaussettes est à l'homme ce que le porte-jarretelle est à la femme</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et je ne remercierai jamais assez l'amie qui m'a offert ce soir cet accessoire aussi indispensable à la virilité de l'homme que peut l'être le porte-jarretelle à la beauté féminie.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pourtant, Dieu sait (et je fais beaucoup référence à lui, moi qui suis devenu le dernier des agnostique dès que je me suis aperçu qu'il refusait de répondre à mes ferventes prières de devenir une rock star) que le porte-jarretelle a eu une influence toute particulière sur ma vie, notamment cette année. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Certaines personnes, et pour ne pas en citer, &lt;a href="http://www.leslie-parisienne.fr/"&gt;Leslie-Parisienne&lt;/a&gt; (occasion de me faire un coup de pub monumental), pourront en témoigner : j'ai développé des liens indissolubles avec le milieu burlesque parisien à ses prémisses. Et mon image de la femme n'a pu qu'être fortement influencée par certaines soirées particulièrement riches en rencontres affriolantes. Mais vous imaginez que votre serviteur, fort d'un soucis d'objectivité et d'impartialité particulièrement arbitraire, n'a pu que se soustraire à toute tentation (...), et s'est donc astreint à une chasteté qui ferait pâlir le premier bonze venu ; c'est en tant qu'observateur tiers, et non adorateur concupiscent de la nudité féminine dans ses atours les plus séduisants que j'affirme haut et fort : la femme est certainement la chose la plus admirable qui puisse nous être donné d'admirer sur Terre.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais rassurez-vous messieurs nous possédons enfin la possibilité de nous défendre aussi bien que la gent féminine en terme de séduction ! La pince à chaussette nous permet de rivaliser d'astuces ! Et laissez moi vous donner immédiatement d'excellentes raisons de la porter dès que l'occasion s'en fait sentir : &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;1) Vous serez original&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je ne vous cache pas que l'accessoire en lui même est relativement dur à trouver. Ainsi donc, je crois pouvoir affirmer sans faute que vous vous ferez remarquez dès qu'il s'agira de relever le pantalon.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;2) Vous serez désirable&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;À n'en point douter, vous rivaliserez avec les plus beaux T-shirts fluos estampillés du logo J.U.S.T.I.C.E. Vous serez les "kings de la party", si vous osez néanmoins remonter votre pantalon au dessus des mollets (hem, hem...). Et si vous parvenez à montrer subtilement à une demoiselle qui vous aurait tapé dans l'oeil les incroyables attributs esthétiques qui ornent vos jambes glabres, vous ne pourrez dès lors que la compter parmi vos conquêtes de la soirée.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;3) Vous apprécierez son contact doux et chaleureux&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Aussi étonnement que cela puisse paraître, porter de telles choses est très agréable. Plus de soucis de chaussettes tombantes (ce qui est son principal intérêt), et un mollet agréablement enserré, ce sont les avantages indéniables de cet accessoire qui deviendra très rapidement un incontournable de votre garde-robe.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Voilà ce qui, je l'espère, saura vous convaincre comme je me suis laissé convaincre. Si j'en ai la force, je vous ferais un petit inventaire du dress-code masculin rétro. Nous verrons bien !&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-6066275497659128669?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/6066275497659128669/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=6066275497659128669' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/6066275497659128669'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/6066275497659128669'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2009/09/la-pince-chaussettes-est-lhomme-ce.html' title='La pince à chaussettes est à l&apos;homme ce que le porte-jarretelle est à la femme'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-4915007813577749560</id><published>2009-08-30T04:10:00.008+02:00</published><updated>2009-11-24T13:34:54.956+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Considérations nébuleuses'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Me Myself and I'/><title type='text'>Original, moi ? Même pas en rêve !</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Aoutch... il est de ces soirs où l'on a du mal à accuser le coup. De ces soirs où l'on se sent la dernière des sous-merdes. Et ce n'est pas faute de compliments distillés par un certains nombre d'invités dans une soirée où vous n'étiez, malgré tout, que la "valeur ajoutée". Mais ce n'est sans doute pas de ce genre de soirée dont vous souhaitiez faire partie, n'est-ce pas ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il est difficile d'être réaliste. Surtout lorsque vous pensiez être techniquement insurmontable ; un concentré pur de champion, dont on fait les étalons les plus compétitifs. Pour faire clair, vous ne doutiez absolument pas de vos capacités. Et pourtant, vous voilà, du jour au lendemain (ou plus exactement, de l'après-midi à la soirée), relégué au rang de second couteau, tout juste bon à attiser des feux déjà allumés, à vous glisser dans une peau déjà revêtu. Vous ne vous y attendiez pas. Soyons honnêtes, si vous étiez votre serviteur, vous n'auriez tout simplement pas hésité à vous fracasser quelques phalanges sur un mur qui aurait eu l'outrecuidance de se dresser sur votre chemin. Et pourtant, vous n'en avez rien fait. Votre calme et votre maîtrise de soi vous étonne d'ailleurs. Ou alors vous avez d'autres choses auxquelles penser. Cela vous apparaît, finalement, comme un incident de parcours mineur, de ceux que l'on surmonte sans se poser de question.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et pourtant, vous accusez le coup. Ce qui ne vous semblait, en premier lieu, n'être qu'une mésaventure discutable vous apparaît, au fur-et-à-mesure de la soirée, comme un coup de poignard dans le dos ; Un incident de plus sur un chemin que vous savez pourtant jalonné de problèmes. Et l'ensemble devient tout simplement insurmontable.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais n'ayons pas peur de la langue de bois. Elle sera mon ennemie mortelle ce soir, et je la combattrais tant que couleront dans mes veines les vapeurs éthyliques de parfums suaves et dépravés, de relents de tentations évincés par un honneur qui a gagné en humilité, ce qu'il a perdu en superbe. Pour faire simple, vous eussiez pu me sodomiser à sec avec des graviers que je n'en sentirais pas la moindre différence, et l'inconstance humaine m'apparaît comme la dernière des trahisons envisageables.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quelqu'un m'aura dit, ce soir, que je n'étais que l'archétype du névrotique. Et sa définition semblait me correspondre avant que je ne sente le poids de l'incompréhension et du dénigrement de soi.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Savez-vous que le plus beau, dans tout cela, provient de la proportion purement paranoïaque, et très certainement égocentrique, à envisager le mal dans la plus simple aspérité de la vie. Ou alors, à une furieuse et impétueuse empathie fébrile, qui se dispute à l'intelligence psychologique de votre serviteur la compréhension globale d'un ensemble insensible et cynique à souhaits.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Que le doute envahisse l'être, sans le ménager, cela semble normal. Mais que la résonance à cette question ne trouve des échos que dans un futur arbitraire n'a rien pour enchanter.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bref, toute cela pour vous dire que la soirée est à la torture et non à la sérénité, dans une atmosphère générale qui n'appelait en rien de telles appréhensions.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Puissiez-vous pardonner les pérégrinations malsaines d'un esprit tordu en cette heure avancée.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bien cordialement, je vous salue.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-4915007813577749560?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/4915007813577749560/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=4915007813577749560' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/4915007813577749560'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/4915007813577749560'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2009/08/original-moi-meme-pas-en-reve.html' title='Original, moi ? Même pas en rêve !'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-3329399937859472984</id><published>2009-08-29T10:14:00.012+02:00</published><updated>2009-09-12T07:40:29.716+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Considérations nébuleuses'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Me Myself and I'/><title type='text'>Back among the living</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/Spj7xAqpPMI/AAAAAAAAAKE/oBUcaAJcR8I/s1600-h/Soleil.jpg"&gt;&lt;img style="text-align: justify;float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 200px; height: 150px; " src="http://4.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/Spj7xAqpPMI/AAAAAAAAAKE/oBUcaAJcR8I/s200/Soleil.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5375322974677712066" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je lis déjà la béatitude surprise dans vos visages réjouis, burinés par un soleil assassin, ivres d'iode, confis au pastis et autres substances éthylées qui confèrent à la vie plus de lendemains difficiles que de moments présents ; après de longues et mornes journées à sangloter devant votre ordinateur, accablés d'une solitude que seule la petitesse sordide de vos existences pouvaient arracher à une insurmontable attente, vous souriez enfin. Pour résumer, vous n'y croyiez plus. Et pourtant, votre fidèle serviteur, qui n'a rien perdu de son empathie et de sa philanthropie, a bien fini par se lasser de ses vacances dans le golfe du Mexique en compagnie de demoiselles toutes plus appétissantes les unes que les autres.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais s'il est de retour, c'est pour aborder un sujet grave, qui l'horripilait au bord de mer, et qui manque de le transformer en sociopathe serial killer depuis qu'il est de retour dans les rues d'une ville à peu près civilisée : le bronzage.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Car, oui, il faut en parler, de ce vil ennemie des libertés élémentaires ! D'aucun parlera des méfaits de certaines substances illicites sur le comportement humain, l'altération des centres de perceptions par action agoniste ou antagoniste sur les systèmes nerveux et neuronal. Mais qui parlera du trop plein de sécrétion de dopamine qui va nous donner un sentiment de béatitude alors même que nous sommes en train de nous cramer la couenne au soleil ? N'est-ce pas, là aussi, une modification que certains qualifieront de dangereuse ? Ne devrions nous pas interdire le soleil, qui fait de nous ses esclaves serviles qu'il tue sans ménagement ? Enfin, remarquez, lorsque je dis nous, je pense plutôt à vous, car, le soleil, je le fuis. Autant que je peux du moins.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le bronzage est magique. Il agit comme une sorte d'alibi sur la conscience humaine, une justification inattaquable. Quelqu'un pourra légitimement dire qu'il a passé de bonnes vacances sous prétexte qu'il en revient avec un &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9lanome"&gt;mélanome malin&lt;/a&gt;. Imaginez donc s'il a, en plus, l'insigne honneur d'en porter sur la peau les stigmates ! Et si la plage offre plus souvent le spectacle de cétacés échoués lamentablement sur la tranche, que d'intellectuels s'adonnant au plaisir de la lecture sur un coin de sable (et sous un coin d'ombre), on ne s'étonnera dès lors pas de ne pas m'y voir dans la journée. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le bronzage est l'un des principaux attribut du Mal, à n'en point douter. Car non content de se le trimballer, il faut également le travailler ! Certains s'y attelant dès le mois de février, à grand renfort de séances UV qui pourraient à elles seules financer le plan de relance de l'Afrique équatoriale. Et notez le paradoxe lorsque l'on remarque que beaucoup vont à la mer &lt;b&gt;pour&lt;/b&gt; bronzer, et non pour pratiquer quelque sport nautique et/ou activité natatoire. C'est un peu comme chercher à aller dans l'espace pour grandir, sans profiter de la vue.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je vois déjà ceux qui, fiers, certainement, de leur magnifique cramage au 3ème degré sur les deux faces, et sans circulation rotative de l'air par au-dessus et en-dessous comme le proposent pourtant la quasi-totalité des fours à l'heure actuelle, ces grands brûlés, donc, qui poseront sur moi leur regard accusateur, et qui, de leur voix inquisitrice, me lanceront le superbe argument de la vitamine D et de la mélatonine. Comment leur donner tort ? Après tout, nous ne sécrétons naturellement ni l'une ni l'autre. Cependant, de nombreuses études prouvent qu'il suffira de rester exposer &lt;b&gt;partiellement &lt;/b&gt;pendant une période de &lt;b&gt;10 minutes &lt;/b&gt;quotidiennes, pour que l'ensemble de l'organisme puisse profiter de cet apport hormonal. Nous sommes bien loin des 2h matin/2h après midi d'une grande majorité de vacanciers apathiques, qui pousseront parfois le vice jusqu'à se poser sur des terrasses ensoleillées pour profiter des derniers rayons d'un soleil couchant.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais vous l'aurez compris, si je dénigre les bienfaits non négligeable du soleil et l'attitude "petit-bourgeois" des mes contemporains mesquins, c'est pour une raison purement égoïste et égotiste. Car quel sujet est plus susceptible de m'intéresser que moi-même ? Et lorsque je reviens de vacances durant lesquelles j'ai pu profiter du grand large et de l'air fraîchement iodé, d'une foule entassée en masse sur ce littoral que j'aime tant, voilà que je m'aperçois non sans un certain dégoût, que j'ai tendance à blondir, et que le soleil ne fait qu'accélérer le processus. C'est donc cette foutue mèche blonde, qui fort heureusement, disparaîtra dès que j'aurai revêtu mon pelage d'hiver, qui me fait détester le soleil. Voilà tout.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-3329399937859472984?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/3329399937859472984/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=3329399937859472984' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/3329399937859472984'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/3329399937859472984'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2009/08/back-among-leavings.html' title='Back among the living'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/Spj7xAqpPMI/AAAAAAAAAKE/oBUcaAJcR8I/s72-c/Soleil.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-4343775463941220096</id><published>2009-07-19T23:52:00.005+02:00</published><updated>2009-09-12T07:40:35.505+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Considérations nébuleuses'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='What the point'/><title type='text'>Trafic fluide</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SmOZS87meYI/AAAAAAAAAJ8/gh-rm5XiKEY/s1600-h/lagerfeld-et-le-gilet-jaune.jpg"&gt;&lt;img style="text-align: justify;float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 200px; height: 134px; " src="http://3.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SmOZS87meYI/AAAAAAAAAJ8/gh-rm5XiKEY/s200/lagerfeld-et-le-gilet-jaune.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5360296532373830018" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'étais sur la route cet après midi. De retour d'un séjour particulièrement éprouvant en Poitou-Charentes. J'étais dans cet état de somnolence du passager qui se laisse conduire, bercé par le doux roulis de la voiture sur le bitume, et le blabla incessant que distillait une radio lointaine. Je regardais la campagne, sans vraiment la voir.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tout à coup, un panneau de signalisation affiche ce message : "Hommes en jaune, respectez leur vie".&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cela m'a paru absurde, mais des images très précises se sont formés dans mon petit esprit englué par le quotidien lénifiant de la région poitevine. J'ai ri.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-4343775463941220096?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/4343775463941220096/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=4343775463941220096' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/4343775463941220096'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/4343775463941220096'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2009/07/trafic-fluide.html' title='Trafic fluide'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SmOZS87meYI/AAAAAAAAAJ8/gh-rm5XiKEY/s72-c/lagerfeld-et-le-gilet-jaune.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-6804885475818379538</id><published>2009-07-03T11:50:00.003+02:00</published><updated>2009-09-12T07:40:42.987+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Considérations nébuleuses'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Me Myself and I'/><title type='text'>Breizh Connection</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bon ! Je pars. En Bretagne, parfaitement. Et je n'aurai pas internet en ces contrées reculées que l'homme ose à peine fouler. Mais cela dit, j'aurai l'électricité ! Ce n'est déjà pas si mal ! Et si Bélénos se montre clément, je pourrais même écrire la suite de certaines histoires en cours. J'espère dans tous les cas avoir beaucoup de choses à vous raconter d'ici une semaine (et oui, seulement).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Soyez fort en attendant, car je sais que je vais vous manquer. Mais vous me manquerez aussi, soyez en persuadés.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-6804885475818379538?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/6804885475818379538/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=6804885475818379538' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/6804885475818379538'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/6804885475818379538'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2009/07/breizh-connection.html' title='Breizh Connection'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-8429023782101398693</id><published>2009-06-18T02:42:00.007+02:00</published><updated>2009-09-12T07:40:48.573+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Soirées parisiennes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Geekerie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Musique'/><title type='text'>Soirée Swing&amp;Boots au Ohlala</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SjmVvksTGfI/AAAAAAAAAJ0/HBKhQi4N3RU/s1600-h/4657_91588033797_757268797_1857882_7315392_n.jpg"&gt;&lt;img style="text-align: justify;float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 200px; height: 143px; " src="http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SjmVvksTGfI/AAAAAAAAAJ0/HBKhQi4N3RU/s200/4657_91588033797_757268797_1857882_7315392_n.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5348470677015042546" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je ne suis pas vraiment un démon de la nuit parisienne. Des tas de blogs vous parleront bien mieux que je ne le fais de tous les deniers lieux branchés et des soirées dans lesquelles vous devez absolument vous faire voir. Et on ne peut pas vraiment dire que je sois un grand amateur de mondanités. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pourtant... Pourtant, je remarque que j'ai dernièrement tendance à vous affirmer quelque chose et à vous expliquer son contraire juste après... Mais il est une heure avancée dans la soirée, et vous me ferez grâce de vos commentaires désobligeants. Or donc, et pour en revenir à notre propos initial, je disais : pourtant, je vais vous parler ici d'une soirée qui se déroulera &lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;le jeudi 25 juin&lt;/span&gt;, à &lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;proximité de République&lt;/span&gt;, et que vous DEVEZ ne pas manquer. Et ce, pour plusieurs raisons, donc chacune est suffisante.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour commencer, cette soirée sera animée par deux DJs montants de la scène parisienne, et des personnes que j'estime beaucoup : &lt;a href="http://www.facebook.com/group.php?gid=11947208213&amp;amp;ref=ts"&gt;Bart&amp;amp;Baker&lt;/a&gt; ! Leur univers très particulier, composé de morceaux de swing au cachet délicieusement désuet, et tempérés par des samples éléctro/funk/hip-hop ou encore rock, est un vrai délire auditif. C'est nouveau, ça change, et c'est extrêmement rafraîchissant. Je vous invite à vous rendre sur &lt;a href="http://www.bartandbaker.com/"&gt;leur site&lt;/a&gt;, ou &lt;a href="http://www.myspace.com/bartandbaker"&gt;leur Myspace&lt;/a&gt; pour vous faire du bien.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ensuite, le lieu en lui-même. Le &lt;a href="http://www.ohlala-paris.fr/"&gt;Ohlala&lt;/a&gt;, bar *loft* restaurant situé rue Rampon à deux pas de République, a été aménagé dans l'esprit du quartier : on y trouve une esthétique froide et aseptisée que contrastent de chaleureuses tentures de velours et un mobilier des plus classiques. L'ensemble n'est pas sans faire penser aux galeries d'art contemporain avoisinantes, dont il emprunte la structure, puisque certaines oeuvres et installations y sont exposées de manière permanente. Et pour vous tous, mes chers petits amis qui, comme moi, seriez un poil geek, rassurez-vous, vous ne serez pas en reste ! Entre l'espace aménagé avec des figurines Goldorak, et des manges-disques fluo, vous trouverez des oeuvres de graphistes reconnus, et une ambiance décalée des plus appréciable !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le lieu a été aménagé de manière à créer des ambiances très différentes. En haut, on trouve le restaurant et le bar principal. C'est un lieu posé, résolument orienté vers la détente et la convivialité. Au sous-sol, préparez vous à goûter à une ambiance épurée, paradoxalement tintée d'une débauche de lumières et de couleurs. Si à l'étage, on dîne, au sous-sol, on boit, on danse... Et plus si affinité.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Troisième et dernière raison : votre serviteur y fera de la magie ! Oh, en amateur, certes, mais ce sera l'occasion de tester de nouveaux tours, et de se faire un peu la main ! Après tout, il n'y a rien de mieux que la pratique pour apprendre, à ce qu'il paraît !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La soirée se décomposera en deux parties : Pour commencer, les participants seront invités à dîner dans ce cadre très particulier, à des prix relativement raisonnables (je vous invite à vous rendre sur &lt;a href="http://www.ohlala-paris.fr/"&gt;le site du Ohlala&lt;/a&gt; pour constater), et pourront swinguer, et profiter de multiples événements, tandis qu'en seconde partie, nos DJs vous feront découvrir au sous-sol leur derniers boots incroyablement entraînants !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le seul hic (car oui, il y en a un), c'est que la soirée s'achèvera, pour des questions de bonne entente avec le voisinage (et accessoirement, d'autorisations administratives) à 2h du matin.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Voilà ! Laissez-moi maintenant vous communiquer quelques informations purement pratiques, et vous enjoindre à vous inscrire sur &lt;a href="http://www.facebook.com/event.php?eid=88352461218"&gt;leur lien facebook&lt;/a&gt; si vous souhaitez participer !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-La soirée sera &lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;gratuite et libre&lt;/span&gt;, et si la tenue correcte est de rigueur, il n'y a pas de dresscode particulier. Essayer d'être un peu retro, un peu jazzy !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Elle se déroulera au &lt;a href="http://maps.google.com/maps?client=safari&amp;amp;rls=fr-fr&amp;amp;oe=UTF-8&amp;amp;um=1&amp;amp;ie=UTF-8&amp;amp;q=ohlala+paris&amp;amp;fb=1&amp;amp;split=1&amp;amp;cid=0,0,2169688238132676764&amp;amp;ei=sZQ5Svf3KdLLjAfz7smrDQ&amp;amp;sa=X&amp;amp;oi=local_result&amp;amp;ct=image&amp;amp;resnum=1"&gt;Ohlala, 4 rue Rampon&lt;/a&gt;, &lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;entre République et Oberkampf&lt;/span&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Le tout commencera à partir de &lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;22h&lt;/span&gt; (avant si vous souhaitez dîner sur place), et s'ahèvera à &lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;2h&lt;/span&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sur ce, j'espère sincèrement que vous serez nombreux à venir ! Et surtout, annoncez votre venue, via facebook, car il risque d'y avoir pas mal de monde ! À très vite, mes chers petits amis !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-8429023782101398693?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/8429023782101398693/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=8429023782101398693' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/8429023782101398693'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/8429023782101398693'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2009/06/soiree-swing-au-ohlala.html' title='Soirée Swing&amp;Boots au Ohlala'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SjmVvksTGfI/AAAAAAAAAJ0/HBKhQi4N3RU/s72-c/4657_91588033797_757268797_1857882_7315392_n.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-3709246735101801753</id><published>2009-06-16T23:50:00.003+02:00</published><updated>2009-06-17T00:11:32.963+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Écriture'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Me Myself and I'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gribouillis'/><title type='text'>News !</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SjgXTCp-h9I/AAAAAAAAAJs/g-n9IS6Hilg/s1600-h/securite-rouitere_travaux.gif"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 176px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SjgXTCp-h9I/AAAAAAAAAJs/g-n9IS6Hilg/s200/securite-rouitere_travaux.gif" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5348050173400352722" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je suis contre les effets d'annonce. J'ai toujours trouvé que l'on plaçait pour le coup des attentes disproportionnées. Mais bon, qu'importe, je vais déroger à la règle pour vous annoncer sans plus attendre qu'une nouvelle section verra bientôt le jour. Celle-ci imposera une nouvelle direction à ce blog, et une refonte totale de son contenu, de sa présentation générale, de sa disposition... Disons que cela devrait me permettre de reprendre une activité depuis trop longtemps négligée.&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pour rassurer directement mon lectorat, je vais essayer d'être moins évasif : pour commencer, je compte toujours publier ici mes derniers écrits, et si le temps me le permets, être un tantinet plus prolifique. Ensuite, je continuerai sans doute à vous parler de cinéma, d'actualité, de toutes ces choses, mais je ne suis ni critique, ni chroniqueur ;  tout au plus, puis-je vous livrer mon ressenti. Et c'est là la grande nouveauté. Car oui, mon ressenti, vous en avez soupé, si vous me suivez assez régulièrement. Mais je vous promets de vous l'offrir sous un nouveau format très rapidement ! &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je ne dis pas que cela sera d'une originalité folle, mais il me tarde de le tester.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Vous savez, on cherche l'orientation d'un blog, et puis finalement, un soir, elle vous tombe sur le coin de la gueule sans crier gare, et le monde continue à tourner. C'est fou, vous ne trouvez pas ?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-3709246735101801753?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/3709246735101801753/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=3709246735101801753' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/3709246735101801753'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/3709246735101801753'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2009/06/news.html' title='News !'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SjgXTCp-h9I/AAAAAAAAAJs/g-n9IS6Hilg/s72-c/securite-rouitere_travaux.gif' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-5429184709431410797</id><published>2009-06-11T19:39:00.004+02:00</published><updated>2009-06-12T20:39:39.718+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Écriture'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Me Myself and I'/><title type='text'>La reprise des chroniques</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SjFDPyyoKfI/AAAAAAAAAJk/6rbtaHLUfG0/s1600-h/vampire_2.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 196px; height: 200px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SjFDPyyoKfI/AAAAAAAAAJk/6rbtaHLUfG0/s200/vampire_2.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5346128171276708338" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Bien ! Je publie donc immédiatement la suite &lt;a href="http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2009/01/trevor-chroniques-dune-goule.html"&gt;des chroniques de ce cher vieux Trevor&lt;/a&gt;. Je pensais qu'elles allaient un peu passer à la trappe avec &lt;a href="http://potemkin-chroniques.blogspot.com/search/label/Le%20cycle%20de%20Terra"&gt;le début du cycle de Terra&lt;/a&gt;, et puis, finalement, les partiels aidant, je m'y suis remis sans vraiment y faire attention. Le récit va donc se passer en parallèle sur deux époques (comme vous pouvez vous en douter en lisant les deux à la suite). J'espère que le style ne vous dérangera pas, et que le personnage de Tommy vous plaira. Il est loin d'être parfait, mais je pense qu'avec le temps, lorsque vous apprendrez un peu mieux à le connaître, vous l'apprécierez !&lt;div&gt;Bien, comme d'habitude, j'attends toutes vos critiques ! J'espère qu'il y en aura plein, parce que j'ai bâclé certains passages, et que je n'étais pas toujours trop inspiré. Je me suis même arrêté avant le retournement final, mais je voulais équilibrer les parties entre Trevor et Tommy.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Attaquez moi avec véhémence, je n'attends que cela !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-5429184709431410797?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/5429184709431410797/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=5429184709431410797' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/5429184709431410797'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/5429184709431410797'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2009/06/la-reprise-des-chroniques.html' title='La reprise des chroniques'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SjFDPyyoKfI/AAAAAAAAAJk/6rbtaHLUfG0/s72-c/vampire_2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-6084307800726525247</id><published>2009-06-10T10:03:00.006+02:00</published><updated>2009-06-12T20:42:05.755+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques de Trevor'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Écriture'/><title type='text'>Trevor, Chroniques d'une goule</title><content type='html'>&lt;!--StartFragment--&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Lundi 17 mai 2004&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;À 43 ans, dont&lt;/span&gt;&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;une vingtaines d’années passées dans la police, Il pensait avoir tout vu, être revenu de tout. Pourtant ce mercredi 19 mai, au matin, l’inspecteur Tommy D. Hammilton était perplexe. Il avait devant les yeux ce qu’il tenait pour être un paquet, d’expéditeur –bien évidemment– inconnu. Il en avait extrait une série de clichés qu’il avait étalé sur son bureau selon un ordre temporel. Toutes les photos semblaient avoir été prises récemment. Il s’attendait à entendre le téléphone sonner d’une seconde à l’autre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Jeudi 13 et vendredi 14 mai 2004&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Jamais Hammilton n’aurait imaginé qu’une telle affaire puisse un jour remonter à la surface, et surtout pas dans de pareilles circonstances. Quelques jour plus tôt, le 13 mai, à 10:32 am il attrapait le colis qu’on avait posé sur son bureau et l’ouvrait négligemment. Il ne comprit pas immédiatement ce qu’il avait sous les yeux. Ce n’est qu’après avoir minutieusement regardé les photos qu’on avait soigneusement disposé à l’intérieur qu’il ressentit comme un malaise. Quelques instants plus tard il recevait un coup de fil anonyme. Il avait écouté attentivement les instructions qu’une voix lui avait distillé pendant plusieurs minutes. Il n’avait pas prononcé le moindre mot. Certains auraient sans doute pressenti un piège, ou n’importe quoi. Bien qu’il n’eut jamais rencontré d’animosité particulière en dehors de celle qu’inspirait souvent sa fonction, Hammilton savait qu’après un certain nombre d’années passées dans les forces de l’ordre de Londres, on avait eu le temps de s’y faire des ennemis. Et pourtant, il n’avait pas montré de méfiance particulière. La voix lui avait semblait familière, presque amicale. Tout à fait honnêtement, les photos qu’il avait reçu aurait pu appartenir à n’importe qui. Mais un élément tout particulier lui avait mis la puce à l’oreille.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Il s’était donc rendu au pied de cet immeuble, sur Arlington Road. Seul. Il avait profité d’une nuit pluvieuse, comme il y en a souvent à Londres. Malgré la faible bruine, on sentait poindre l’orage. L’air était lourd, et il y transpirait une moiteur printanière. Un réverbère illuminait faiblement la rue, tandis qu’au loin s’estompaient les cris de jeunes qui se rendaient au pub –probablement « The World’s End ». Lorsqu’il se fit une rapide représentation de la situation, il sourit. Ce n’était pas si courant que cela de coller aussi parfaitement à un cliché.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Il y avait des années qu’il n’était pas venu dans ce quartier. Il n’aurait su dire pourquoi. Plus jeune, Camden Town avait été l’un de ses endroits préférés de Londres, lui qui était épris de culture alternative. C’était l’époque où ses idéaux étaient inversement proportionnés à la longueur de ses cheveux. Mais pour recadrer les choses, il avait alors, à vingt ans, le crâne rasé, des piercings sur tout le visage, et des rêves pour l’humanité. Qu’il intègre la police trois ans plus tard s’était toujours révélé être un mystère pour les nombreuses personnes qui le côtoyaient. Mais personne ne savait ce que Tom avait pu vivre alors. Et si lui même s’en souvenait à peine aujourd’hui, ça lui avait paru une raison suffisante pour s’engager à l’époque.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Il fallait concéder à Tommy D. Hammilton cela : il possédait un certain talent pour exercer son métier. Il avait mené une brillante carrière, et était devenu inspecteur à trente-quatre ans, âge des plus honorables. Sur une dizaine d’affaires menées, six avaient trouvé un dénouement rapide et justice avait été rendue, trois avaient été mené en coopération avec Scotland Yards et avaient fini pas être résolues. Une seule s’était soldée par un cuisant échec.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;À peine arrivé sur les lieux, de nombreux souvenirs avaient rejailli. Ceux qu’évoquèrent, dans un premier temps, les odeurs de Fish’n chips, l’ambiance électrique et survoltée de Camden Street, et les magasins de disques encore ouverts à onze heure du soir ; puis ceux plus ténébreux, moins réjouissants qui étaient irrémédiablement associés au 24 Arlington Road. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Il avait été le premier inspecteur sur place. C’était Davidson qui avait découvert la scène du crime, après que le centrale avait reçu un appel anonyme. Ce dernier était sorti, encore sous le choc, au moment où Hammilton avait pénétré dans l’appartement. Il se souvenait de la victime. Whitney Callum. Un jeune homme, aux longs cheveux d’or, maintenu dans une position de crucifixion par un réseau complexe de câbles tranchants comme des lames de rasoir, qui délimitaient un périmètre infranchissable. Le jeune inspecteur lui avait trouvé une étrange similitude avec certaines marionnettes, suspendue qu’il était par ces filins d’acier. Il n’était qu’un plaie béante. Quelqu’un avait pratiqué une ouverture au niveau du plexus, et on avait extrait les organes internes. Les chairs étaient lacérées en profondeur, et son corps musclé avait pris une étrange teinte grisâtre. Pourtant, malgré tout cette violence manifeste, la pièce était d’une propreté immaculée, surréaliste. Il n’y avait aucune trace de lutte manifeste. On eu pu croire que la victime avait été assassinée dans un autre lieu, et qu’on l’avait mise en scène dans son propre appartement bien plus tard. Lorsqu’il avait considéré son visage, il avait été sidéré par la douceur de ces traits, et le sentiment de paix qu’on pouvait y lire. Cet homme n’avait pas souffert, ou peut-être avait-il accueilli la mort comme une délivrance. C’est lui qui avait fait venir une ambulance pour s’occuper de la jeune femme inconsciente qu’on avait retrouvé dans la chambre à coucher du mort. De rapides investigations établirent qu’il s’agissait de la sœur de la victime. S’il était resté en relation avec l’ensemble de l’équipe, des experts au médecin légiste, ce furent Bartley et Doyle que l’on chargea de l’enquête. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Oui, il se souvenait. C’était il y a huit ans. C’était hier. L’affaire du « cadavre exsangue » avait créé un petit événement dans les médias, et puis, avec les tâtonnements maladroit de la police dans une enquête qui piétinait, la presse s’en était désintéressée et l’affaire n’avait jamais trouvé de dénouement. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Hammilton avait suivi l’investigation de Doyle et de Bartley d’assez loin. Il avait lui même d’autres affaires à traiter. Mais de nombreuses choses étaient arrivées. Ce duo là était venu à bout d’enquêtes proprement impossible. Leur complémentarité n’était plus à démontrer. Et pourtant, l’intuitif Bartley, cette force de la nature, ce roc inébranlable qui avait à peine sourcillé lorsqu’un malade avait torturé sa femme et sa fille, avait soudain flanché. Quant à Doyle, le génie, sa santé mentale déjà précaire semblait avoir définitivement volé en éclat, au cours de ses investigations et il avait sombré dans un ésotérisme forcené. Puis, sans crier gare, du jour au lendemain, les deux avaient disparu. Aucune personne extérieure à la police n’en a jamais rien su. Hammilton avait été chargé d’enquêter sur ses collègues et avait du même coup poursuivit l’enquête du crime de Arlington Road. Il ne faisait aucun doute que les deux événements étaient liés. Et pourtant, il ne pu établir aucun lien direct. Tout cela se conclut sur le plus gros échec de toute sa carrière. Il avait été bien incapable de reprendre là où ses collègues s’étaient arrêtés, et il semblait que quelqu’un s’était amusé à brouiller les rares pistes déjà isolées. Tout ceux qui semblaient s’intéresser à cette affaire disparaissaient ; depuis le docteur Cornwell qui avait été assassiné dans ce qui semblait être un crime passionnel, et jusqu’à la victime dont le corps s’était volatilisé au tout début de l’enquête. L’affaire « Whitney Callum » faisait partie de ces cas. De ceux sur lequel on se plonge encore de temps à autres, le genre de cas que l’on pense entraîner avec soi jusqu’à la retraite, et, plus probablement, jusqu’au tombeau.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Lorsqu’il avait reçu la pochettes de photos, plus tôt dans la journée, il n’avait pas percuté immédiatement. Il ne figurait sur ces clichés que quelques personnages photographiés de nuit, visiblement de manière aléatoire, entre Tottenham Court Road et Euston Street. Ce n’était qu’en y revenant quelques instants plus tard qu’il se souvint avoir déjà vu l’un des visages. Tiré de son contexte, il avait mis encore un peu de temps avant de se souvenir en quelles circonstances il avait déjà vu cet homme élancé. Il manqua de s’étouffer avec son café lorsqu’il réalisa qu’il s’agissait de la victime. C’était parfaitement impossible, l’inspecteur Hammilton le savait bien. Et il savait également que ces quelques photos n’engageaient à rien. Alors pourquoi avait-il décidé de faire confiance à la voix, et de revenir sur les lieux du crime ? Probablement pour trouver des réponses à ces questions qui le hantaient encore si souvent. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Il pénétra dans le hall de l’immeuble, qui était étonnement calme en comparaison de la dernière fois où il y était venu. Il gravit un étage, et passa devant l’ancien appartement qu’avait loué Whitney pendant de nombreux mois à un dénommé Mr. Jeremiah Stanton. Il s’arrêta sur le pas de la porte quelques instants. Il pu distinctement entendre des voix à l’intérieur. Un jeune couple avait vraisemblablement emménagé plusieurs années auparavant. Jeremiah aurait eu tord de faire autrement. Ce dernier était également propriétaire de l’appartement limitrophe, qui intéressait alors tout particulièrement Tommy. Il s’agissait d’un meublé, relativement modeste comparé à l’ancienne scène du crime. Mr. Stanton s’en servait parfois comme pied-à-terre, ou pour y loger un jeune neveu lorsque ce dernier était de passage dans la capitale. Huit ans plus tôt, on y avait effectué une fouille rapide, purement formelle, et personne ne s’était étonné de ne pas y avoir trouvé quoi que ce fut d’intéressant. Il semblait que Mr. Stanton n’avait pu se résoudre à le louer. Le domicile était toujours inhabité. Cela prouvait au moins que la voix ne s’était pas trompée. Il resta cependant quelques minutes, interdit devant la porte à guetter le moindre son. Lorsqu’il fut tout à fait sûr de son coup, il s’introduisit dans l’appartement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Ce qu’il faisait était à l’encontre de toute procédure de police. Il le savait parfaitement. Mais honnêtement, il ne s’en souciait pas. Il était à la recherche d’un élément qui pourrait lui permettre d’apporter un éclairage nouveau sur cette affaire. N’importe quoi qui lui permettrait de rouvrir l’enquête. Et il ne cherchait pas à proprement parler « n’importe quoi ». La voix avait évoqué un élément qui lui promettait un nouveau départ dans le cas du « cadavre exsangue ». Il en connaissait la forme, mais pas le contenu. Il se mit donc à la recherche du petit carnet vert. S’il n’avait pas été rangé, il aurait été saisi lors d’une première fouille. Il était donc plus que probable qu’on l’avait caché.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Équipé de sa seule lampe torche, il fouilla systématiquement les étagères de livres –particulièrement fournies en recueils ésotériques et fantastiques–, les tiroirs des bureaux, le dessus des armoires… L’appartement n’était pas vaste, mais recelait de niches, de recoins et de meubles. L’investigation dura deux petites heures, durant lesquels Tommy failli abandonner plusieurs fois. Rien ne lui prouvait que quoi que ce fut ait effectivement pu se trouver ici, et la voix avait pu l’induire en erreur. Il refusait&lt;/span&gt;&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;cependant de partir avant d’avoir passé chaque pièce au peigne fin. Il avait prévu d’y passer la nuit si nécessaire. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Finalement, ce fut logé entre des draps plié qu’il pu mettre la main sur le carnet. Bien qu’après une rapide vérification, il semblait que certaines pages avaient été arrachée, il avait la certitude d’être le premier à mettre la main dessus. Pourtant, la voix connaissait son existence. Il pouvait y avoir plusieurs raisons à cela. Mais il s’intéresserait à cela plus tard. Il s’assit à même le sol, juste à côté de la commode droite en chêne massif d’où il avait extrait le cahier. Là, sur le parquet clair, il commença la lecture d’un étrange journal. L’écriture, bien qu’assurée, était celle d’un enfant. Le style était celui d’un jeune adulte. L’histoire paraissait éminemment fantastique, et sans doute l’était-elle. Pourtant, il ressentit une sorte de trouble, qui l’ébranla quelque peu.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Une fois terminé le récit, il réfléchit quelques instants. Ce texte venait de lui prouver deux choses : la police était passée à côté d’un témoin essentiel pendant plusieurs années, Trevor Dent, et Jeremiah Stanton avait délibérément dissimulé des éléments pourtant primordiaux à la police. C’était tout du moins ce qu’établissait ce carnet.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Il se mit en quêtes des pages manquantes sans trop de convictions. En commençant par la corbeille. Si, comme il le présumait, il était le premier à lire ces lignes, les pages avaient donc été arrachées par leur auteur. Il avait pu s’en débarrasser, ou l’emporter avec lui dans sa quête de justice. Pour se donner bonne conscience, il fouilla encore une heure, puis sorti après avoir tout remis en place. Il était près de 4h du matin. Il décida de rentrer chez lui, dans cet appartement situé sur Kennington, pris une douche et s’endormit profondément. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Durant les jours qui avaient suivi, Tom avait effectué un certain nombre de recherches de son côté. Il ne savait pas si la voix essaierai à nouveau de rentrer en contact avec lui, et avait écarté l’idée de parler de ses découvertes à ses collègues dès lors qu’il avait passé sous silence l’appel anonyme du 13 mai. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Il se pencha dans un premier temps sur l’identité de Trevor Dent. De brèves consultations de la base de données et des archives de la police lui permirent de remonter à une affaire de 1992. Les corps de Jonathan Dent et de sa femme, Amelia, avait été retrouvés, dans une ruelle à proximité de Gordon Square, alors qu’ils s’apprêtaient à reprendre leur véhicule. Le crime n’avait eu aucun témoins. Leur fils, Trevor, semblait s’être volatilisé. Alors qu’il consultait le rapport du médecin légal, Tom n’avait pu retenir un haussement de sourcil : les cadavres étaient parfaitement exsangues. Il nota cela sur un carnet et poursuivit ses recherches. Il considéra toutes les théories suivis, mais aucun assassin n’avait jamais pu être appréhendé. Tommy sentait son sang bouillir. Il ne s’était replongé dans cette affaire que depuis quelques heures, et déjà, il avait une piste. S’il arrivait à établir qu’il s’agissait bel et bien du même Trevor Dent, il tenterait de faire rouvrir l’affaire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Dans l’immédiat, il s’inquiéta de savoir ce qu’était devenu Mr. Stanton, le propriétaire mythomane. Et c’est avec une certaine appréhension qu’il composa le numéro dont il disposait. Tant de personnes en étaient venues à disparaître au cours de cette enquête, que cela ne l’aurait guère étonné. Après deux tonalités, quelqu’un décrocha le combiné.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–Allô ? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–Oui, bonjour Monsieur. Tommy Hammilton, inspecteur de police. J’aurai souhaité m’adresser à Monsieur Jeremiah Stanton. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Après cela, Tom se dit qu’il aurait sans doute du préparer une entrée en matière un peu plus délicate, mais à vrai dire, il n’y avait pas réfléchi. Il s’attendait presque à ce que son interlocuteur raccroche. Il fut surpris lorsqu’il entendit : &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–C’est lui même Monsieur Hammilton.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Sa voix s’était nouée. Pour le rassurer, Tommy reprit : &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–Rassurez-vous Monsieur Stanton, il n’est rien arrivé de particulièrement préoccupant. Je suis actuellement en train de rouvrir une enquête qui date de plusieurs années, et j’aurais souhaité m’entretenir avec vous sur certains points très précis de l’affaire. Serait-il possible que nous nous entretenions ? Je vous ferai parvenir une convocation au Great London Central pour une entrevue à la date de votre convenance.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–Oui bien sûr. Sur quelle enquête menez-vous des investigations ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;« Parce qu’il a été mêlé à plusieurs enquêtes différentes, songea alors Tommy ? »&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–Nous rouvrons l’affaire Whitney Callum.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–Ho. Bien. Et bien écoutez, je pense que je pourrai me libérer pour le 20 mai.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–Parfait, c’est entendu. Je vous remercie. Bonne journée.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Lorsqu’il raccrocha, il n’était pas rassuré du tout. Le fait qu’il n’ait pas rencontré de tension ou d’animosité de la part de Jeremiah Stanton le mettait profondément mal à l’aise. &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Il reprenait à peine son enquête sur de nouvelles bases, et déjà se posaient des questions auxquelles il ne pourrait pas répondre dans l’immédiat. Il le savait. Pour commencer, il ignorait tout de la voix qui l’avait contacté, et qui lui avait vraisemblablement envoyé les clichés qu’ils regardait à nouveau. Qu’un élément extérieur ait mis si longtemps à se manifester, cela le dépassait complètement. D’autant que ce dernier semblait posséder quelques exclusivités. Il fallait que ce soit l’un des principaux acteurs de cette soirée pour détenir des informations concernant l’appartement inoccupé et le petit carnet vert. S’agissait-il de Trevor Dent ? Ou d’une personne qui serait rentrée en contact avec lui ? À moins qu’il ne s’agisse d’un individu qui aurait réussi, d’une manière ou d’une autre, à mettre la main sur les pages manquantes, ou un éventuel deuxième journal. Pour l’instant, Tom ne pouvait se permettre que de spéculer.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Il quitta son bureau tard ce soir là. Il ne comptait pas y remettre les pieds du week-end, et compter amener de quoi travailler chez lui. Il continua à accumuler le plus d’informations possibles sur la disparition de Trevor, et s’intéressa à la remarque de Stanton qui l’avait fait tiquer. &lt;/span&gt;&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Il ne put cependant établir aucun lien direct entre Jeremiah Stanton et une autre affaire que celle du 24 Arlington Road. Ces conclusions le laissèrent perplexes. Ce n’est que vers minuit qu’il éteignit la lumière de son bureau et quitta le commissariat pour rentrer chez lui.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;Attention ! Le texte est appelé à être modifié sous peu, donc ne vous fiez pas à cette version ! MAJ demain (parce que là, il faut bien l'avouer, la flemme).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;!--EndFragment--&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-6084307800726525247?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/6084307800726525247/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=6084307800726525247' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/6084307800726525247'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/6084307800726525247'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2009/06/trevor-chroniques-dune-goule.html' title='Trevor, Chroniques d&apos;une goule'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-4808703661027857665</id><published>2009-06-04T17:34:00.004+02:00</published><updated>2009-06-04T20:15:58.877+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Me Myself and I'/><title type='text'>Les partiels de l'angoisse</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/Sifvu3BrYvI/AAAAAAAAAJc/1-_uIny11Uc/s1600-h/partiels-2.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 162px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/Sifvu3BrYvI/AAAAAAAAAJc/1-_uIny11Uc/s200/partiels-2.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5343503071222391538" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Autant le dire tout de suite, je ne suis pas le genre de personne à stresser pour un partiel. Même lorsque je ne sais rien (sachant que tout est relatif, jamais je n'irai à un examen sans connaître un minimum le sujet), je suis d'un calme olympien. C'est parfois quelque peu stressant... Pour mon entourage. Je pense en particulier à mes chers géniteurs –notamment le monsieur, derrière avec la caméra et qui fait coucou. Et puis ils n'ont pas tout à fait tord. Je pense ne pas être fait pour les partiels. Je suis d'une distraction sans nom, et il m'arrive d'oublier sur le coup tellement de choses, que s'en est forcément pénalisant. Par contre, je suis tout à fait dans mon élément lorsqu'on parle d'oraux. Car, autant j'aime écrire parce que cela m'apaise, autant parler me met dans un état de frénésie compulsive et passionnée.&lt;div&gt;Mais toujours est-il que les partiels de cette année me procurent un sentiment d'angoisse profond. Les grèves ont été telles que certains profs (une grande majorité, malheureusement)n'ont pas assuré le moindre cours durant ce semestre, et nous proposent malgré tout un partiel "allégé". Ce qui a tendance à me faire doucement rigoler. Un partiel, aussi allégé soit-il, ne rime à rien si l'on ne nous a pas au préalable dispensé un enseignement minimal. Sur quelles bases repartirons-nous l'année prochaine, lorsque le programme de cette année sera considéré comme acquis ? Tout en sachant que la solution de l'autruche, à savoir donner son année à tout un chacun, ne rime à rien non plus...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je ne jugerait pas le mouvement social. Certains profs qui n'avaient jamais fait la moindre grève de tout leur vie se sont mobilisés pour manifester contre la LRU. Très bien ! Mais qu'au final, cela ait pour résultat de pénaliser TOUS les étudiants en université, je suis disposé à trouver cela insupportable. Et assister aux Assemblées Générales où aucun débat constructif ne semble s'établir au fil des semaines à quelque chose de profondément navrant. Ce n'est rien d'autre que le sacrifice de la raison sur l'autel de la bêtise humaine. Et la politisation de toutes les franges de la population étudiante dans ce genre de débat m'a toujours donné envie de vomir. Chacun y va de sa petite anecdote, alors que, très franchement, personne ne sait exactement de quoi il est question. Lorsqu'on entend (véridique), des phrases telles que "Ouais, la LRU, ça nous prouve que la société capitaliste est en bout de course, et que les [enfoirés de] patrons sont partout, à tenter de s'assurer des parachutes dorés, alors il faut se dresser contre, camarades", on a qu'une seule envie, s'est de rentrer dans tous les cons avec un hache pour qu'ils arrêtent de débiter des énormités pareils. Pour commencer, je ne suis le camarade de personne, et je ne comprends pas en quoi ce que tu viens de dire à un quelconque rapport avec l'Université, CONNARD !&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Il y a aussi la réaction de certains enseignants chercheurs, qui refusent catégoriquement de fournir une quelconque bibliographie susceptible de sauver notre semestre. Parce qu'ils sont en grève... Autant dire tout de suite qu'ils ont peur de s'apercevoir qu'ils sont dispensables à une grande majorité d'étudiants. Ce que je peux penser n'a guère d'importance. Certaines personnes auront toujours besoin du soutien d'un professeur pour les tirer vers l'avant. Mais dans ce cas là, leur tourner le dos et les laisser à leur ignorance me semble la dernière des bassesses.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ce qui m'angoisse le plus, ce n'est pas ce qui peut concerner un éventuel passage. Je pense que cela ne posera pas une grande difficulté. Et au pire, Septembre sera là pour les plus courageux. Non, ce qui m'importe véritablement, c'est de penser que certains crétins vont –et malheureusement, il faut le reconnaître, parfois à juste titre– bloquer les examens, qui vont se dérouler dans des conditions exécrables. Penser que tout cela n'est peut-être que le début d'un été qui s'annonce rébarbatif au possible me met en rogne.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Voilà. Excusez ce petit débat sur un blog qui voulait les éviter, mais, mes chers petits amis, vous comprendrez que certaines choses puissent revêtir pour l'auteur une importance particulière à un moment donné.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Souhaitez-moi tout de même bonne chance, car il y a peu de chance que je repasse avant que la foire aux examens de cette année ait commencé.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-4808703661027857665?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/4808703661027857665/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=4808703661027857665' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/4808703661027857665'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/4808703661027857665'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2009/06/les-partiels-de-langoisse.html' title='Les partiels de l&apos;angoisse'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/Sifvu3BrYvI/AAAAAAAAAJc/1-_uIny11Uc/s72-c/partiels-2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-7056721362678392812</id><published>2009-06-03T10:50:00.003+02:00</published><updated>2009-06-04T22:13:37.776+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Me Myself and I'/><title type='text'>Et toi, tu l'aimes ma voix ?</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SiZBJTnRCoI/AAAAAAAAAJU/Yva0C9EGFNw/s1600-h/1500-1247~La-Voix-de-Son-Maitre-Publicite-Affiches.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 133px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SiZBJTnRCoI/AAAAAAAAAJU/Yva0C9EGFNw/s200/1500-1247~La-Voix-de-Son-Maitre-Publicite-Affiches.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5343029636061268610" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;C'est assez étonnant comme je ne supporte pas ma voix dès lors que je l'entends. Je pense que je suis loin d'être le seul dans cette situation. La perception de sa voix par une source extérieure (et donc objective, et c'est là que le bat blesse) nous paraît toujours étonnement aiguë, mais certaines tonalités plus graves, plus grasses, nous choquent. C'est ce que l'ont appelle l'effet loudness. Ajoutez à cela les problèmes inhérent aux procédés d'enregistrement qui ne restituent pas non plus exactement la réalité, et vous ressentirez une grande frustration lors d'une première écoute.&lt;div&gt;Mais en analyse interne, et bien, disons que j'ai la sensation que ma voix est plutôt chaleureuse, emprunte d'une sorte d'élégance et de distinction qui ne sont pas pour me déplaire. Je pars un peu trop dans les aigus, peut-être, mais mettons cela sur le compte de la frénésie qui bien souvent m'habite lorsque je suis face à un interlocuteur attentif. Parce que j'ai un timbre de voix plutôt grave, figurez-vous.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Après, lorsque je m'entends, j'ai tout simplement l'impression d'avoir une voix d'une affligeante banalité. Vulgaire, jeune, insupportable !&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Et pourtant... Pourtant... Et bien voilà, pourtant, et même si certains comédiens me diront que ce n'est jamais une fin en soi (même si, à l'égard de certaines productions actuelles, je dirai que, plus qu'une fin en soi, c'est un enterrement de première !), j'adorerai prêter ma voix à une quelconque production. Vous savez, le genre de déclic que vous avez à 7 ans, lorsque vous regardez le Roi Lion pour la première fois et que vous vous dîtes : "oui, enfin, en même temps, Simba, ça aurait pu/du être moi".&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Là encore, j'ai conscience de ne pas être original pour deux sous -même si en réalité, public, je te montre toutes mes facettes que tu pourrais qualifier de banales pour me rapprocher de toi et mieux t'embobiner-, mais bon... Sait-on jamais ! Combien d'enfants &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Paolo_Domingo"&gt;Paolo Domingo&lt;/a&gt; a-t-il fait vibrer par son interprétation de &lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;Ce Rêve Bleu&lt;/span&gt; dans &lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;Aladin&lt;/span&gt;, ou &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Emmanuel_Curtil"&gt;Emmanuel Curtil&lt;/a&gt; dans &lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;Le Roi Lion&lt;/span&gt; ? Et qui n'a pas le souvenir de ce bon vieux &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Luq_Hamet"&gt;Luc Hamet&lt;/a&gt;, l'éternel voix de &lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;Michael J. Fox&lt;/span&gt;, et présentateur de Hanna Barbera de notre enfance (et bon nombre de jeux vidéo également) ?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Donc voilà, le doublage, ça m'attire. Ne serait-ce que dans une démarche d'acception ET d'acceptation de ma propre voix.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;C'est dit.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-7056721362678392812?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/7056721362678392812/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=7056721362678392812' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/7056721362678392812'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/7056721362678392812'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2009/06/et-toi-tu-laimes-ma-voix.html' title='Et toi, tu l&apos;aimes ma voix ?'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SiZBJTnRCoI/AAAAAAAAAJU/Yva0C9EGFNw/s72-c/1500-1247~La-Voix-de-Son-Maitre-Publicite-Affiches.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-287913600825830568</id><published>2009-05-29T11:30:00.004+02:00</published><updated>2009-05-29T11:38:24.309+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Me Myself and I'/><title type='text'>Même pas mort !</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/Sh-tAsG2fyI/AAAAAAAAAJM/loNZPnrL-9A/s1600-h/mort.gif"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 160px; height: 200px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/Sh-tAsG2fyI/AAAAAAAAAJM/loNZPnrL-9A/s200/mort.gif" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5341177910436200226" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Et non ! Je ne suis pas encore mort ! &lt;div&gt;En fait, je dois avouer avoir un peu décroché après mon petit voyage au Maroc (dont je n'ai finalement pas parlé... mais ce n'est que partie remise), lorsque j'ai réalisé la vacuité de mon existence, et l'absurdité de moyens de communication comme internet, la téléphonie mobile, et les pigeons voyageurs (en fait, surtout les pigeons voyageurs). Et puis ça ne tombait pas si mal, puisqu'il fallait que je révise mes partiels. En fait -et merci aux grève pour ça...-, il faut toujours que je révise mes partiels, mais c'est une autre histoire.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Or donc, me revoilà ! Et j'ai pleins de choses à vous raconter. ce qui tombe bien, non ?&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-287913600825830568?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/287913600825830568/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=287913600825830568' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/287913600825830568'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/287913600825830568'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2009/05/meme-pas-mort.html' title='Même pas mort !'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/Sh-tAsG2fyI/AAAAAAAAAJM/loNZPnrL-9A/s72-c/mort.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-7191326952017790526</id><published>2009-04-27T15:11:00.006+02:00</published><updated>2009-05-06T11:05:59.654+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Life on the Internet'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Blogosphère'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Écriture'/><title type='text'>Écrire, c'est comme chier...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfW1_duY2TI/AAAAAAAAAIk/dPhk98qGpu8/s1600-h/n718618065_1927574_252.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 150px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfW1_duY2TI/AAAAAAAAAIk/dPhk98qGpu8/s200/n718618065_1927574_252.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5329365835978430770" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Si le titre amènera les personnes à s'interroger, à s'offusquer, ou à sourire, il n'est malheureusement pas de moi. Oui, malheureusement, parce que, qu'on soit d'accord ou non, c'est toujours une sorte de petite satisfaction personnelle que de faire sensation avec une phrase choc.&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Bref, Avant de continuer &lt;a href="http://potemkin-chroniques.blogspot.com/search/label/Le%20cycle%20de%20Terra"&gt;le Cycle de Terra&lt;/a&gt;, j'ai décidé de faire un peu de pub.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Il y a des blogs qu'on apprécie pour leur fraîcheur, pour leur design, leur originalité... Et puis il y a les blogs de gens qui ont des choses à raconter, pas forcément à dire. Des blogs entiers dédiés à l'écriture, sous sa forme la plus insolente. Le &lt;a href="http://ecrirecestcommechier.blogspot.com/"&gt;blog de RiyeT&lt;/a&gt; fait partie de ceux là.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pourquoi aller sur ce blog plus que sur un autre ? Pour commencer, parce que l'ami RiyeT écrit bien. Son style est fluide, impertinent, imagé. Il lit, et ça se sent. Ses textes dégoulinent de références. On passe du sexe glauque et cru en milieu bourgeois, à des poulpes et des pizzas ; de tranches de vies réalistes à un drôle de bonhomme violet nu sur un cheval...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Si vous aimez lire, si vous aimez rire, si vous voulez vous évader, quelques instants, au boulot, et puis y revenir, éventuellement, de temps à autres, allez donc sur &lt;a href="http://ecrirecestcommechier.blogspot.com/"&gt;y faire un tour&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-7191326952017790526?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/7191326952017790526/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=7191326952017790526' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/7191326952017790526'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/7191326952017790526'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2009/04/ecrire-cest-comme-chier.html' title='Écrire, c&apos;est comme chier...'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfW1_duY2TI/AAAAAAAAAIk/dPhk98qGpu8/s72-c/n718618065_1927574_252.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-2905986902663558177</id><published>2009-04-26T23:56:00.011+02:00</published><updated>2009-05-29T16:10:26.172+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Critique ciné'/><title type='text'>Des Idiots et des Anges</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfTlo2XDwfI/AAAAAAAAAHk/n99_eatePYI/s1600-h/h_4_ill_1139660_idiots-anges-bis.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 134px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfTlo2XDwfI/AAAAAAAAAHk/n99_eatePYI/s200/h_4_ill_1139660_idiots-anges-bis.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5329136749035897330" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tout le monde en ce moment ne parle que du dernier film d'&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;Hayao Miyazaki&lt;/span&gt;, &lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;Ponyo de la Falaise&lt;/span&gt;, comme vous pourrez vous en persuader en allant &lt;a href="http://www.essayeca.com/2009/04/09/tente-ca-garder-ton-coeur-denfant/"&gt;ici&lt;/a&gt; ou &lt;a href="http://worldoftem.free.fr/blog/index.php?2009/04/16/452-ponyo-ponyo-ponyo-sakana-no-ko"&gt;là&lt;/a&gt;. À juste titre, tant il est vrai que ce film est onirique, sublime, et parle à cette part d'enfant qui est en nous. Mais personne, ou presque, ne parle du dernier &lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;Bill Plympton&lt;/span&gt; ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je ne sais pas si vous connaissez Bill Plympton. Il est un peu au dessin ce que Tom Waits est à la musique, Jim Jarmusch est au cinéma, ou John Fante à la littérature américaine. Une sorte de rêveur désabusé et mélancolique porté par un imaginaire tour à tour violent, décalé, paranoïaque, nostaglique, survolté et psychédélique. À côté, Terry Gilliam fait figure d'enfant sage. C'est dire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bill Plympton est connu (ou plutôt, n'est pas tout à fait inconnu) en France pour ses oeuvres :&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt; Les mutants de l'espace&lt;/span&gt; (sorti en 2002) et &lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;Hair High&lt;/span&gt; (sorti en 2005).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfTmhp6bulI/AAAAAAAAAIM/KBylChCLAgg/s1600-h/Les+mutants+de+l%27espace.jpg"&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfTmhp6bulI/AAAAAAAAAIM/KBylChCLAgg/s200/Les+mutants+de+l%27espace.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5329137724947151442" style="cursor: pointer; width: 142px; height: 200px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfTm73Jt-AI/AAAAAAAAAIU/yN8NBMNimlQ/s1600-h/hair_high,0.jpg"&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfTm73Jt-AI/AAAAAAAAAIU/yN8NBMNimlQ/s200/hair_high,0.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5329138175177521154" style="cursor: pointer; width: 150px; height: 200px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Résumer ses films fait parti de l'ordre du faisable, mais s'avère parfaitement superflu. Je vous engage à les regarder le plus rapidement possible pour comprendre tout le génie du maître ; ou, comment à partir d'un pitch banal, il arrive à tresser des personnages complètement fous et une histoire invraisemblable.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour commencer Bill possède un graphisme, un trait. Je dirais même qu'il est assez caractéristique. À mi-chemin entre l'expressionnisme allemand et des dessinateurs comme Moebius, Caza, avec une touche d'Enki bilal.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ensuite, Bill, il fait tout à la main, en petit comité. Ses oeuvres, il les travaille de A à Z, sans jamais déléguer. On le ressent dans l'animation saccadée, les enchaînements de plans souvent barrés, l'organisation dynamique, sculpturale et chromatique de chaque séquence...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Enfin, les histoires, bien que consistantes, ne sont souvent que le prétexte à une envolée lyrique, à un enchaînement d'idées surréalistes, et une critique sévère de la société.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lorsque j'ai su que son dernier film, &lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;Des Idiots et des Anges&lt;/span&gt;, pourtant sorti le 19 janvier de cette année, était encore visible ce dimanche à l'espace Saint-Michel à 22h, ça n'a pas fait un pli. Je me suis rué dans la salle de ciné. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfTneiNu6QI/AAAAAAAAAIc/RZHinPPvXHk/s1600-h/des_idiots_et_des_anges_poster.jpg"&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfTneiNu6QI/AAAAAAAAAIc/RZHinPPvXHk/s200/des_idiots_et_des_anges_poster.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5329138770852636930" style="cursor: pointer; width: 150px; height: 200px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au départ, c'est l'histoire d'un homme violent, alcoolique et peu fréquentable, qui va se voir pousser des ailes dans le dos, du jour au lendemain, et devenir un ange. Le film est dépourvu de dialogue, et seule la musique superbement choisie souligne les moments de gravité, d'humour, de grâce, ou de terreur qui touchent les quelques protagonistes de cette fable insensée. On alterne entre &lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;Tom Waits&lt;/span&gt;, &lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;Moby&lt;/span&gt; ou encore &lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;Maureen McElheron&lt;/span&gt;. On oscille entre blues éthylique, électro "acoustique" et balade douce. L'ensemble est politiquement incorrect, mais porté par un message, finalement, très moral. On rit, jaune, ou de bon coeur, c'est beau, laid, cynique, plein d'espoir... Les personnages évoluent, loin du pur manichéisme de bon nombre de productions actuelles.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Certaines scènes sont juste sublimes (la danse dans les nuages, ou le passage du cimetière), d'autres troublantes (l'apparition de ce double aviaire démesuré) ou encore touchantes (les oisillons qui volent hors du nid), mais on sent perpétuellement cette tension maladive et oppressante. Le beau n'est jamais loin du laid. Avec un vocabulaire artistique et métaphorique simple, ainsi que quelques personnages, Bill Plympton crée un autre monde, dans lequel on se lance comme quitterait le nid. D'abord avec circonspection, puis on prend confiance. Enfin, on se sent grisé. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On sort, après une heure et quart et on ne dit pas un mot. On marche dans la rue, il fait doux. On se sent bien. Et l'on réalise que Bill a encore une fois rempli sa part du contrat. Maintenant, il reste à attendre 3 à 4 ans que le nouveau sorte. Mais en attendant, on peut toujours revoir ses classiques !&lt;/div&gt;&lt;!--StartFragment--&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-2905986902663558177?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/2905986902663558177/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=2905986902663558177' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/2905986902663558177'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/2905986902663558177'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2009/04/des-idiots-et-des-anges.html' title='Des Idiots et des Anges'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfTlo2XDwfI/AAAAAAAAAHk/n99_eatePYI/s72-c/h_4_ill_1139660_idiots-anges-bis.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-9067075514817538901</id><published>2009-04-26T17:14:00.007+02:00</published><updated>2009-04-26T19:08:54.095+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Écriture'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Me Myself and I'/><title type='text'>Suite et départ</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfR8eKqKUEI/AAAAAAAAAHc/2em9k4gA5YA/s1600-h/IM-74900-La-koutoubia-au-soleil-couchant-Marrakech-Maroc.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 150px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfR8eKqKUEI/AAAAAAAAAHc/2em9k4gA5YA/s200/IM-74900-La-koutoubia-au-soleil-couchant-Marrakech-Maroc.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5329021116785250370" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Bon ! Comme vous pouvez le voir, la &lt;a href="http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2009/04/le-cycle-de-terra-lenfant-du-reve-3.html"&gt;suite du premier chapitre&lt;/a&gt; est venue beaucoup plus rapidement. Le rythme commence à rentrer. La seule chose que je reproche au blog serait son format qui n'est vraiment pas propice à la lecture continue. Mais peut-être est-ce simplement le fait de lire sur un écran d'ordinateur... Le moins qu'on puisse dire, c'est que j'en ai écrit des tartines là.&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Donc, encore une fois, signalez-moi les éventuelles (hem hem... ) fautes, et surtout, critiquez !! En bien, en mal, en Allemand, avec des couleurs... N'hésitez pas !&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Sur ce, je vous laisse à votre lecture, j'espère que ce ne sera pas trop indigeste...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ho, et je pars au Maroc la semaine prochaine, donc je ne sais pas si j'aurai le temps de vous poster la suite avant de m'envoler. Nous verrons !&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;À très vite tout de même mes chers petits amis ! Je vous ferai sans doute un petit résumé à mon retour !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-9067075514817538901?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/9067075514817538901/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=9067075514817538901' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/9067075514817538901'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/9067075514817538901'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2009/04/suite-et-depart.html' title='Suite et départ'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfR8eKqKUEI/AAAAAAAAAHc/2em9k4gA5YA/s72-c/IM-74900-La-koutoubia-au-soleil-couchant-Marrakech-Maroc.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-7127677363910109470</id><published>2009-04-26T17:12:00.013+02:00</published><updated>2009-04-27T18:56:17.821+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Écriture'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le cycle de Terra'/><title type='text'>Le cycle de Terra : L'Enfant du Rêve (3)</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Chapitre Un : Convergence&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Deuxième partie : Noblesse oblige&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;   &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--StartFragment--&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Paul souffrait difficilement la compagnie de ses pairs. Lorsqu’il se rendait au Siège des Grandes Familles de Rodia, aussi magnifique que fut le palais, ce n’était que contraint et forcé. Être le fils unique de Joseph Archibald Roderick comportait certaines obligations dont il se serait bien passé. Heureusement, et ce malgré la position de première importance qu’il occupait, personne ne lui parlait vraiment. Mais, et c’était une question que Paul se posait sérieusement, parlait-on vraiment au Siège des Grandes Famille de Rodia ? Pour lui, on devisait hypocritement, on se livrait à un jeu de menaces à peine voilées et de répliques assassines, sans jamais déroger aux règles édictées par la ‘Toute Puissante Étiquette’. On feignait un sourire, on cherchait les alliances les plus lucratives. On promettait, souvent –ce qui n’engageait à rien, comme se plaisaient à le rappeler les avocats à grand renfort de documents en six exemplaires contresignés par les parties en présence. Les moins riches courtisaient les plus puissants, en espérant récupérer quelques miettes de leur empire. On cherchait les mariages d’intérêt, et l’on voyait fréquemment de jeunes éphèbes aux dents longues courtiser quelques comtesses décaties dont les doigts parcheminés exhibaient crânement les seuls atours d’une fortune aujourd’hui envolée. Dans ce palais des apparences, seuls les signes extérieurs de richesse vous préservaient de l’ostracisme. Finalement, la noblesse rodéenne jouait à la noblesse rodéenne ; dans un spectacle dépourvu de toute originalité. Et ce n’était pas tant cela qui rebutait Paul. C’en était –il réfléchit quelques secondes– divertissant. Oui, divertissant, c’était le mot. Il s’en fallu de peu que cela fût nécessaire. Le commun du peuple ne possédait pas l’Étiquette. C’en portait-il plus mal ? Cela ne faisait aucun doute. Pour quiconque. On avait sorti un livre là-dessus. C’était pour cela qu’une fois encore, les médias présents pour couvrir ce simulacre d’événement se partageraient les soixante-deux pourcents de la population qui continueront à s’agglutiner devant leur écran. On leur distillait du ‘rêve’ devant lequel s’abrutir, oublier, afin de maintenir une tranquillité béate et candide. Il suffisait de lire les derniers best-seller pour se convaincre que la noblesse avait toujours ce ‘quelque chose en plus’ que le peuple et l’aristocratie lui enviaient. Non, ce qui mettait véritablement Paul hors de lui, ce qui était pire que tout à ses yeux, c’était que, malgré les répercussions qu’elle ne manquerait pas d’entraîner sur la mode à venir dans un futur proche, la noblesse s’habillait effroyablement, et de plus en plus, mal ! Cela et le fait qu’aucune réunion ne se soit transformée en un bain de sang ; ce n’était pas faute d’attiser les colères et de monter les familles les unes contre les autres. À la réflexion, c’était peut-être pour cette raison qu’on ne lui adressait la parole que peu ou prou.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Pourtant, Paul était lucide. Ce statu quo concernant la noblesse ne durerait pas. Ces entre-déchirements, ces guerres intestines n’avaient pas leur place dans un monde où se profilait, de plus en plus puissante, la Fédération Commerciale Fénobienne. Ces coquins de marchands l’avaient bien compris lors de la création hâtive de leur consortium économique indépendant. L’Étiquette n’avait plus sa place dans une économie de marché en pleine mutation, et aucun noble ne semblait s’en rendre compte. Ils auraient encore certainement l’impression d’avoir du pouvoir lorsque les grandes entreprises et les trusts internationaux se partageraient leurs fortunes sur leurs dépouilles encore fumantes. La noblesse était mourante, et seul un sursaut collectif pouvait y changer quelque chose. Les ennemis d’aujourd’hui devraient être les alliés de demain. Et les grandes familles ne pouvaient plus s’encombrer de la basse noblesse. Celle-ci pourrait éventuellement lui servir de bras armé… Cette pensée amusait beaucoup Paul. Le retour aux vraies valeurs, pensait-il. Et au costumes trois pièces, noirs, souhaita-t-il à la vue des exactions vestimentaires de certains invités.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Son visage et ses yeux noirs s’obscurcirent à mesure qu’il se plongea dans sa pensée. Il retrouva tout son attention lorsqu’un raclement de gorge se fit entendre distinctement à quelques pas de lui. Il ne faisait aucun doute qu’il s’agissait d’…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–Henry !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Paul se retourna nonchalamment, mais un franc sourire illumina son visage légèrement androgyne. Sa longue chevelure noire s’animait lorsqu’il esquissait un simple mouvement de la tête. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Henry était en quelque sorte son valet personnel, son tuteur, et un compagnon fidèle. Ce dernier ne cachait pas avoir pour son jeune maître une affection toute particulière, et sa personne lui était entièrement dévoué. Il était le majordome de la famille Roderick depuis des temps immémoriaux. Et si un impérieux ennemi avait blanchi totalement ses cheveux, marqué ses traits, sa taille, et caché ses yeux pétillants derrière des lunettes dorées, il n’avait en rien altéré sa prestance. Henry restait un exemple de distinction et de goût. Son frac gris finement rayé se mariait élégamment avec son gilet pourpre broché d’or. Il semblait évident que seule cette chemise à col cassé était susceptible de s’accorder à ce nœud papillon. Ses souliers noirs brillaient sans outrage, et le blanc de ses gants de coton surpiqués était tout simplement inattaquable. « Confiez donc cette bande de primates dégénérés à Henry pour qu’il les éduque et les rende présentables », songeait-il en de telles occasions.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–Henry… Votre seule présence en ce lieu tend à contrebalancer la propagation de l’aberration visuelle ambiante. D’ailleurs, et dans le seul but de sauver quelques milliers, que dis-je, quelques millions de globes oculaires traumatisés, qui souffrent de la couverture médiatique d’une telle démonstration de mauvais goût, pourriez-vous vous placer discrètement dans le champ visuel de cette caméra ; ce, afin d’imprimer subrepticement la rétine de ceux qui seraient tentés de s’inspirer de telles horreurs pour habiller –si l’emploie de ce mot, ne constitue pas un barbarisme à l’heure actuelle– les générations futurs ? S’ils contemplent ce qu’est la véritable élégance, j’ai bon espoir que les couturiers abandonnent très prochainement le concept –doux euphémisme– de laideur. Ensuite, et bien… Je crois que la noblesse devra s’y plier également.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Henry sourit. Simplement. Attestant l’existence de la classe comme facteur de mesure objective et universelle des choses.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–Si cela peut rassurer Monsieur, j’ai remarqué que Monsieur s’efforçait déjà de le faire en se tenant dans la ligne de mire de quelques cinq objectifs différents. De plus, la position sociale de Monsieur lui assure une chance infiniment supérieure d’incliner les différents médias –dont, dois-je le rappeler, près de la moitié appartiennent à la famille de Monsieur– à diffuser son image, et ce, massivement.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–Hum… Vous aviez remarqué.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–Oui Monsieur.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–Bon… Mais vous avouerez que le trois pièces noir à rayures était un bon choix, n’est-ce pas ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–Tout à fait judicieux Monsieur.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–Parfait. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Paul laissa s’écouler quelques secondes, durant lesquelles il sembla se perdre à nouveau dans sa pensée.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–Or donc Henry, pourquoi êtes vous là si ce n’est pour vous plier à mes quatre volontés ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–Pour respecter celles de Monsieur votre père, Monsieur.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–… Qui désire s’entretenir avec moi dans les plus brefs délais, j’imagine ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–L’on ne peut rien cacher à Monsieur.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–Hélas, Henry, hélas… Vous savez que je suis de santé fragile, et j’ai fort peur de perdre la vue, et mon intégrité mentale en restant ici quelques instants de plus. N’auriez-vous pas l’extrême obligeance de dire à mon père que je suis parti plus tôt, et que vous ne m’avez pas trouvé ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–Je crains que cela me soit impossible, Monsieur. Pour trois raisons : pour commencer, Monsieur possède une santé de fer, et à moins de prétendre qu’une tierce personne ait pu directement injecter à Monsieur un bacille qui aurait provoqué une mort foudroyante j’ai peur que Monsieur votre père ne s’y trompe pas. Ensuite, Monsieur prétend que je serais capable d’user du stratagème astucieux, mais peu scrupuleux, qu’est le mensonge auprès de Monsieur mon employeur, au prix d’une position que rien au monde ne saurait remplacer. Enfin, Monsieur votre père aura placé à chaque issue connue de ce bâtiment quelques gardes surentraînés qui auraient pour mission de vous barrer l’accès dans l’éventualité où vous souhaiteriez sortir, sous peine de le payer de leur vie –ce qui, je dois le dire à Monsieur, semble beaucoup les motiver.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–Diable !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Paul s’avérait réellement contrarié par la situation. Il n’aimait pas que son père le prenne de vitesse.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–Oui, Henry, vos arguments se tiennent. Si vous veniez à prendre congé de nous, je pense que je n’y survivrai pas. Veuillez ouvrir la voie, je vous suis.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Henry regarda son maître par dessus les verres de ses lunettes. Il avait le sourire entendu de celui à qui on ne la fait plus. La dernière fois, le majordome avait à peine eu le temps de se retourner que Paul lui avait fracassé un candélabre sur l’arrière du crâne, ce qui avait eu pour effet de le placer dans une position horizontale, et un état de conscience proche du néant. Pendant plusieurs jours. Il ne lui en tenait pas rigueur. Il savait que le jeune noble n’était pas le genre d’individus à capituler aussi facilement, fussent les vies de plusieurs gardes en jeu.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–Bien, bien ! Je vous précède, et vous fermerez la marche. Vous êtes très fort Henry.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–Ho, moins que Monsieur. J’ai simplement pour moi l’expérience.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Ils se mirent donc en marche. Pour atteindre Joseph, ils devaient fendre la foule. Or la force d’inertie de la noblesse n’était plus à démontrer. Mais Paul était là pour faire voler en éclat les idées reçues, et il fallait bien se confronter en premier lieu à quelque chose de concret ! Aussi s’attaqua-t-il à ce problème de la manière la plus adaptée : physiquement ; à grand renfort de coups d’épaule, de coude, de dents, et de talons.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;S’il fallait concéder au Siège des Grandes Familles de Rodia quoi que ce soit, ç’aurait été sa splendeur somptuaire. Situé au sommet de l’édifice, la salle circulaire d’une centaine de mètres de diamètre dans laquelle ils se trouvaient, surplombait la cité de marbre. Elle était surmontée&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;par une coupole de cristal et d’acier qui s’élevait à une vingtaine de mètre du sol.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;La rigidité de la structure était assurée à la base, en de multiples points, par des colonnes de marbre rose que dominaient d’impressionnantes cariatides. Le blanc laiteux de la pierre qui les constituait, conférait à leur posture académique une délicate fraîcheur. Le mur était parsemé de baies dans lesquelles s’étalaient de magnifiques verrières qui offraient une vue imprenable sur la cité de Rodia. On pouvait voir au loin scintiller le fleuve Arso, faire un coude, puis disparaître derrière la skyline de verre. Dans la journée, les rideaux de velours cramoisi piqué d’or qui ornaient les baies étaient attachés par le biais d’embrasses de vermeil. En soirée, le sommet de la coupole réverbérait la voûte étoilée, et l’on tirait certains rideaux qui recouvraient alors une teinte d’un bleu profond ornée d’argent. L’éclairage était assuré par de solides candélabres en bronze blanc, disposé ça et là dans la pièce, et dont les bougies diffusaient des lumières de couleurs et d’intensité variées. Le sol était composé de tesselles de marbre, dont la teinte et la position pouvaient changer, pour offrir un décor sans cesse renouvelé.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;L’ensemble était sublime, et ce devait être la dernière chose qui pouvait retenir Paul en ce lieu. Il était cependant persuadé que si elle avait été construite en une période contemporaine, cette salle aurait été maculée de rose bonbon et de bleu ciel. À cette idée, son visage se déforma en une moue appuyée de dégoût.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Ils arrivèrent enfin à hauteur de Joseph Roderick. Ce qui n’avait pourtant rien d’une mince affaire. Loin d’avoir abandonné l’idée de la fuite, Paul avait successivement tenté de feindre l’évanouissement, la crise d’épilepsie, la crise de démence ; il avait emprunter le plateau d’un serveur pour se faire passer comme tel, manqué de faire manger sa coupe de champagne à un noble qui avait eu l’audace de le considérer comme tel ; il avait tenté d’apitoyer, d’amadouer, de soudoyer, de menacer, puis finalement d’assommer Henry, mais toutes ses tentatives s’étaient révélées vaines.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Le patriarche de la famille Roderick sourit. C'était l’homme le plus influant de Rodia. Il possédait un formidable nombre d’entreprises, ainsi qu’une milice privée qui ressemblait plus sincèrement à une armée régulière. Il n’était pas grand, mais se tenait droit, dans une position proche du garde à vous, le port de tête altier, la tenue irréprochablement stricte. Paul aurait dit austère, mais il préférait toujours cela au relâchement général dont semblait souffrir le reste de la population. Son visage carré était caractérisé par de puissantes mâchoires et une barbe aux reflets d’argent impeccablement taillée. Sa coiffure était à l’image du personnage : militaire. Il portait aujourd’hui de grandes bottes en cuir par dessus son pantalon. Sa veste à col mao était entièrement boutonnée, mais Paul se doutait qu’il devait porter une chemise en dessous. L’ensemble était noir. Mais malgré la rigueur de son costume, Joseph aimait rire plus que tout. L’on voyait de temps à autres ses beaux yeux gris/vert, son regard franc et fier, se charger d’une lueur malicieuse.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Lorsque l’on considérait Paul et Joseph côte à côte, l’on s’apercevait immédiatement qu’ils ne se ressemblaient en rien. Le premier était grand, élancé, le second, massif et trapu. Si l’on se tenait suffisamment informé, il était de notoriété publique que Joseph était veuf, et que sa femme ne lui avait jamais donné le moindre enfant. Peu de temps après, Paul avait fait son apparition. Nul n’avait vraiment compris. Joseph était encore jeune et aurait pu se remarier. Les rumeurs les plus folles avaient alors couru sur ce mystérieux héritier. On avait évoqué une maîtresse, un fils caché. Certains y avait vu le signe d’un homme malade à l’avenir incertain, préparant sa mort et sa succession. Puis le temps a passé, et alors que son fils adoptif allait sur ses trente ans, le chef de la maison Roderick avait l’air plus en forme que jamais. Le plus étrange pour beaucoup était que Joseph semblait sincèrement aimer Paul. Et celui-ci ne pouvait que remercier son Roderick de père de ne pas lui avoir imposé de parenté à tendances fratricides comme cela paraissait être la mode au sein de la noblesse. Ces deux là s’étaient bien trouvés.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–Je suppose que tu auras encore tenté de t’éclipser un nombre incalculable de fois.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Sa voix était puissante, mais chaleureuse. Son timbre était grave, posé, et empli de sollicitude.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;tab-stops:270.0pt"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–Vous me surestimez encore une fois Père. Je pense qu’Henry en a tenu le compte exact tout à fait aisément.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–Monsieur Paul aura essayé de tromper ma vigilance à douze reprises, Monsieur.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–Je pense que je suis avant tout là parce qu’Henry, quelque part, aura réussi à me dissuader de mettre en oeuvre une bonne moitié des idées que je projetais d'éprouver.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–Monsieur est trop bon. Je tiens à souligner que Monsieur me voit ravi de constater qu’il aura complètement abandonné sa dernière suggestion.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–Différé, Henry, corrigea Paul. Je l’ai différé.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–En quoi consistait-elle exactement, interrogea Joseph ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–Oh, en trois fois rien Père. L’habituel plan de secours d’usage ; je me contente de vous décochez un violent uppercut entre les côtes. Lorsque vous avez le souffle coupé, j’en profite pour vous assommer. Je joue bien évidemment sur l’effet de surprise pour prendre un otage, réduisant à une valeur presque nulle toute éventualité qu’un potentiel héros fasse appel à la sécurité, et traverse la salle en direction d’une verrière. Je dois vous avouer que j’hésite entre la briser dans la foulée, ou me retourner théâtralement, lorsque l’on me croit acculé, pour faire une annonce sur la déliquescence de notre belle jeunesse et la disparition du goût et de la pudeur. Dans tous les cas, je m’éclipse en sautant dans un rire de dément, sous un tonnerre d’applaudissements, ou, plus probablement, les regards médusés de l’assemblée.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Paul ne cillait même pas. Il était on ne peut plus sérieux et se contentait de répondre à la question de son père. Il ne savait pas lui mentir.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–Alors que l’on vient à peine de réparer la porte principale ? Et pour ce qui est des gardes à l’entrée ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–Père, voyons. Si vous pensiez sincèrement qu’ils pouvaient me retenir, jamais vous n’auriez envoyé Henry me chercher.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Joseph lança l’un de ses rires tonitruants, mais sincère, qui fit que l’assemblée toute entière se tu et tourna vers eux son attention. Ses éclats trouvèrent des échos dans la voûte cristalline pour y tinter joyeusement. Les conversations reprirent.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–Et l’on me demande encore pourquoi je t’ai choisi comme fils !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–Moi le premier Père. Sans vouloir me plaindre ou vous critiquer, c’est loin d’avoir été votre décision la plus judicieuse. Je ne sais combien d’inimitiés mal placée vous avez pu vous assurez en cette occasion.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–Aucune qui n’ait été réglée depuis ce temps, tu peux te rassurer.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Joseph reprit contenance et son visage redevint sérieux, presque grave.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–Mais puisque nous parlons de mésalliances, j’aimerai que tu m’expliques la raison de tes agissements avec certaines familles.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–Tel que je vous vois, Père, vous devez faire référence à mes récents entretiens avec les héritiers de la famille Prima et mes tentatives de réconciliations avec les Thodos –qui, si cela peut vous rassurer, n’ont pas été particulièrement fructueuses pour le moment.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–Tu ne t’en défends même pas.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–S’il est une chose que vous m’avez apprise, Père, c’est d’être transparent face au fait accompli. Ce qui est loin d’être une qualité dans notre société. J’ajouterai à cela, que je ne comprends pas pourquoi je tenterais de vous cacher un événement qui a connu une couverture médiatique suffisamment importante pour reléguer la guerre des méchas au rang d’anecdote futile. Imaginons maintenant que je vous mente ; il faudrait encore que je m’en défende, dans le seul but de vous voir retirer un sentiment de satisfaction personnelle au moment où, au bord des larmes, je vous avouerais tout. Or vous ne m’avez jamais éduqué dans le but de vous concéder quoi que ce soit, fut-ce afin d’en retirer un quelconque avantage. En somme, j’imagine que votre éducation a porté ses fruits, et que vous pouvez être fier de ce que je suis devenu.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–Certes. Ce n’était cependant pas réellement l’explication que j’attendais.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–Vous connaissez mon pragmatisme Père. La fédération de Fhèbe prend une ampleur telle que les grandes familles se doivent de lui opposer un front uni. Tant politiquement qu’économiquement. Le temps n’est plus aux questions d’honneur bafoué et de duels à l’épée. Je recherche les alliances utiles en somme.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–Pourquoi eux ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–Tout d’abord, parce que je me suis découvert quelques affinités avec Ludovic et Adélaïde Prima. Ludovic est un fin bretteur, Adélaïde, une brillante concertiste, et tous deux possèdent une culture impressionnante, et de sérieuses prétentions pour acquérir des parts dans le consortium de l’Union Libre des Marchands. Jusqu’à présent, nous entretenons des rapports cordiaux, mais je suis persuadé que nous nous trouverons très rapidement des intérêts lucratifs communs. J’ai peur que Louis ne m’apprécie pas outre mesure, mais son influence est limitée. Les Prima ne sont pas, à proprement parler, une grande famille, mais je pense qu’ils constitueront un atout décisif dans les temps à venir.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Paul marqua une pause. Il savait que son père s’intéressait principalement aux relations qu’il avait tenté d’établir avec les Thodos.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–Pour ce qui est des Thodos, ce sont les derniers nobles à avoir encore quelques investissements dans la fédération, et un accès à une technologie émergente dont l’exclusivité pourrait nous assurer un retour au premier plan de la scène économique internationale. L’époque des familles ennemies est révolue. Si nous n’évoluons pas, nous disparaîtrons. Je suis persuadé qu’aucun membre ne se souvient exactement la raison des haines qui nous déchirent. Et je pense qu’il est temps de partager autre chose que ma tante avec Edward Thodos.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;La famille Thodos était principalement basée à Elone. Cette ville était leur fief depuis des siècles. Malgré la distance quasi continentale qui pouvait séparer ces deux familles d’importance et d’influence égales, Les Roderick et les Thodos se détestait. La seule solution que l’on avait trouvé pour éviter une guerre ouverte dont les conséquences auraient été préjudiciables à la noblesse en premier lieu, à la paix internationale en second, avait été le mariage d’Edward Léopold Thodos à Roselyne Roderick, jeune sœur de Joseph Archibald.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–Malheureusement, j’ai peur que mes tentatives de réconciliations se soient soldées par un échec du fait de l’antagonisme puéril qui uni nos deux familles. Au mieux, ils me prennent pour un hypocrite, au pire, pour un traître à mon sang. Et je pense qu’ils ne traitent avec aucun des deux –s’il y avait eu la possibilité que joue sur une ambiguïté pour atteindre mon but. Peut-être prendront-ils conscience de la gravité de la situation avant qu’il ne soit trop tard.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Paul s’arrêta. Il avait fini complètement ses explications. La transparence ne signifiait pas qu’il n’avait pas tronqué certains détails importants, mais au moins, il avait été parfaitement honnête.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–Je pense maintenant que je vais prendre congé de vous, Père. Ainsi que de nos pairs d’ailleurs. Pour ce qui concernerait des informations supplémentaires, je suis persuadé que vous seriez contrarié de vous apercevoir que vous dépensez tant dans des services de renseignements qui ne vous apportent rien.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–Oui. Nous sommes d’accord. Je vais prévenir la sécurité de...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Sans crier gare, Paul décocha un violent coup de poing dans l’estomac de son père, qui se plia en deux, sous l’effet de la surprise et –il faut l’avouer– de la douleur. C’est qu’il n’y était pas allé de main morte ! Juste avant d’abattre son coude sur l’arrière du crâne de Joseph, il cria : &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–Ha, mais gardez-vous en bien, Père ! Vous ne retirerez aucunement les mérites de ma sortie !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Effectivement, Paul n’avait fait que différer la concrétisation de son plan. Il allait enfin pouvoir le mettre à exécution. Intérieurement, il jubilait déjà de l’effet que cela ne manquerait pas de produire. Il prit un otage, au hasard, et se mit à courir en direction d’une verrière. La plus éloignée, il fallait que tout le monde en profite. Henry le suivait de près. Dans le feu de l’action, il ne manqua pas de le souligner : &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–Que faîtes-vous Henry ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–Dois-je rappeler à Monsieur, que les sentinelles supposées le retenir risquent d’être mortifiées par sa disparition inopinée, d’autant qu’elles n’auront été prévenues par Monsieur votre père.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–Et, tel que je vous vois, vous comptez les rassurer.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–La perspicacité de Monsieur me stupéfiera toujours.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–Et si vous ne le faisiez pas ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style=" font-weight: normal;font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Le majordome sourit.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;–Voilà qui serait très méchant, Monsieur.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Il adressa à son maître un rapide clin d’œil, s’immobilisa avant de tourner les talons. Il semblait soudainement s’être totalement désintéressé de l’action.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Paul réfléchit rapidement. Et finalement, il préféra la forme au fond. Après avoir relâché son otage, il continua sa course à travers la verrière, la brisa et ri comme un dément à mesure qu’il tombait.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Comme prévu, la sécurité n’avait pas eu le temps de réagir, et la foule resta médusée devant le trou que le jeune Roderick avait percé dans la surface cristalline et qui laissait à présent s’insinuer le vent. Et à la vérité, c’était plutôt pour cela que personne ne lui adressait vraiment la parole…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;!--EndFragment--&gt;   &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-7127677363910109470?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/7127677363910109470/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=7127677363910109470' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/7127677363910109470'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/7127677363910109470'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2009/04/le-cycle-de-terra-lenfant-du-reve-3.html' title='Le cycle de Terra : L&apos;Enfant du Rêve (3)'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-2117318481858402609</id><published>2009-04-24T01:37:00.005+02:00</published><updated>2009-04-24T01:45:56.098+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Écriture'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Me Myself and I'/><title type='text'>La suite ! Enfin !</title><content type='html'>Excusez-moi du laps de temps indécemment long qu'il m'aura fallu pour vous donner la suite de mon récit. Rassurez-vous, tout cela devrait s'enchaîner beaucoup plus régulièrement à présent, je vais essayer de prendre un rythme de croisière pour continuer l'aventure avec vous. Cela me tient à coeur. Si si, j'insiste, vraiment.&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Bon, tout cela pour vous dire que j'attends vos réactions le plus rapidement possible, parce que je ne suis pas vraiment satisfait de tout ce que j'ai pu écrire. Disons que c'est allé en s'améliorant, ce n'est déjà pas si mal...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Envoyez vos critiques constructives, (ou destructives, tout est bon à prendre) !&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ho, et je tenais à préciser que je laisse le libellé "Le cycle de Terra" uniquement dédié à l'oeuvre, à dessein ! Histoire que l'on s'y retrouve dans le temps. Pour l'instant, il n'y a que deux feuilleton, mais gageons que cela augmente très vite !&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;À très bientôt, mes chers petits  amis !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7786875484282062802-2117318481858402609?l=potemkin-chroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/feeds/2117318481858402609/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7786875484282062802&amp;postID=2117318481858402609' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/2117318481858402609'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7786875484282062802/posts/default/2117318481858402609'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://potemkin-chroniques.blogspot.com/2009/04/la-suite-enfin.html' title='La suite ! Enfin !'/><author><name>Potemkin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01470979166861483045</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_GUYMc1ySMUc/SfYS0Qlb9fI/AAAAAAAAAIs/Z5ZklC2uLJo/S220/n721345162_1219755_4617.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7786875484282062802.post-8218723447871295331</id><published>2009-04-24T01:29:00.006+02:00</published><updated>2009-04-26T01:41:10.572+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Écriture'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le cycle de Terra'/><title type='text'>Le cycle de Terra : L'Enfant du Rêve (2)</title><content type='html'>&lt;!--StartFragment--&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;Chapitre un : Convergence&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style=" font-weight: bold;font-size:13px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt; Première partie : Chasse en forêt&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style=" font-weight: bold;font-size:13px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;Peu de personnes connaissaient la forêt d’Eliatt. Et ces dernières l’évitaient soigneusement. C’était l’un de ces lieux sur lesquels couraient de terrifiantes rumeurs. Nul ne se souvenait que cela avait pu être un jour l’un des endroits les plus charmants du Laéron. Et nul ne cherchait vraiment à le savoir. Pourtant, il s’y dressaient les manifestations d’une humanisation en quelques habitations monolithiques et isolées, semblables à des manoirs, ayant appartenu à un passé révolu. Les routes commerciales et touristiques avaient été détournées après qu'étaient survenus les premiers incidents mortels, et les rares villages qui en jalonnaient la bordure avaient été abandonnés. Il y avait certaines catégories d’individus qui s’y rendaient encore de temps à autres : les aventuriers particulièrement aguerris, les biologistes passionnés, et les inconscients patentés. Et dans cette minorité hétéroclite, seule une infime frange parvenait à en réchapper pour en parler et alimenter les fantasmes populaires. Généralement, les biologistes.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;Jamais le moindre rayon de lumière ne traversait la frondaison qui, bien qu’étonnement haute provoquait un sentiment de confinement des plus oppressants. L’air y était humide, chaud, suffoquant. Faune et flore avaient fait de la disparition systématique des corps étrangers un art à part entière. Le venin du moindre insecte aurait décimé un régiment surentraîné. Au dessus d’un certain gabarit, les animaux n’étaient que crocs et griffes acérés, en dessous, ils étaient capable de libérer des toxines corrosives susceptibles de tuer une grande partie de la biosphère. Les plantes possédaient, elles aussi, tout le système nécessaire pour attirer, piéger, mastiquer, digérer et régurgiter tout animal qui n’aurait pas complètement abandonné la curiosité au profit de l’instinct de survie. L’ensemble s’entretuait joyeusement et perpétuellement. C’était à se demander quand, dans le cours laps de temps que durait une vie en moyenne dans cette forêt, et où trouvait-on la possibilité de se reproduire. Comment diable se faisait-il que, non seulement il y ait de la vie, mais qu’en plus, cette dernière se manifesta dans une sorte de population grouillante et assourdissante en constante augmentation ? Il s’agissait d’ailleurs d’un des principaux sujets d’études d’un éminent naturaliste disparut prématurément. Aventurier, biologiste, inconscient... Ses chances étaient restreintes.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;En temps normal, tenter de traverser cette forêt avec un équipement minimal par pur pragmatisme aurait été qualifié de suicidaire. Pourtant, cela représentait un gain de temps substantiel ; virtuellement puisque personne n’avait véritablement tenté l’expérience, ou n’avait pu en ressortir pour témoigner. Mais dans le cas d’Énora, cela lui permettait également de semer un temps ses poursuivants. Au final, elle était doublement ‘‘gagnante’’. Si elle survivait, s’entend.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;Cela avait quelque chose de fascinant de la voir évoluer dans ce milieu pourtant particulièrement hostile sans que rien ne sembla la troubler outre mesure. Elle avait pénétré en Eliatt depuis quelques heures seulement, et il semblait que ce n’était pour elle qu’un jardin d’agrément. Un œil inexpérimenté aurait pu lui prêter une outrageuse confiance en soi. Ce en quoi il n’aurait pas eu tout à fait tort. Pourtant, aucun élément dans sa course n’était laissé au hasard. La cadence de sa foulée, les arbres sur lesquels elle s’adossait, les lianes le long desquelles elle se lançait… Elle estimait qu’il lui faudrait encore une petite journée –sauf incident majeure– pour atteindre la bordure opposée. Elle ne se trompait pas. Elle se basait sur son expérience personnelle et son esprit d’analyse. Elle percevait ces petites perturbations dans l’air, les variations dans la densité de la végétation, elle repérait inconsciemment les changement de luminosité ou l’évolution d’apparition de certaines mousses sur son trajet. Rien ne lui faisait obstacle. Rien ne se dressait sur sa route. Même en Eliatt, le prédateur, c’était elle.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;Énora avait commencé à mettre ses services de mercenaire sur le marché depuis une petite dizaine d’année maintenant. Elle avait commencé jeune, il faut dire. Aux vues de ses performances impressionnantes, de ses tarifs attractifs et de sa morale… Élastique, les demandes avaient afflué, et elle n’avait pas tardé à se faire un nom. On lui avait attribué un pseudonyme : Glace. Les raisons étaient multiples. Et cela lui permettait de revêtir une deuxième personnalité adaptée aux circonstances. Cependant, cette appellation ambiguë continuait de générer un quiproquo à son encontre. Tous ceux qui faisaient appel à ses services pour la première fois s’imaginaient qu’ils allaient se trouver nez à nez avec l’un de ces assassins sans foi ni loi, un homme tout en muscles, portant sur son visage les stigmates de nombreuses batailles, comme autant de trophées, la mâchoire proéminente, et le crâne rasé. Ils s’interrogeaient souvent lorsqu’ils voyaient arriver cette femme d’une trentaine d’année, à la mise impeccable, au visage long et aux traits fins dont l’ovale se dessinait parfaitement. Elle avaient des cheveux noirs, cours, et la peau légèrement plus sombre que la normale, presque grise. Mais le doute n’était plus permis lorsqu’ils croisaient son regard d’un bleu polaire, pétrifiant, un regard presque animal. Sur son front, on pouvait distinguer très nettement une cicatrice, que l’on prenaient parfois pour un tatouage. On pouvait y voir une gueule de loup. Quelques secondes suffisait pour se rendre compte que le moindre de ses mouvements était étudié. Le geste était précis, maîtrisé, son attention enveloppait tout l’espace dans lequel elle se trouvait. Beaucoup ressentaient un sentiment assez troublant en sa présence, assez peu confortable. Le sentiment d’être dans la même cage qu’un animal féroce qui, par intérêt, ou par jeu, tient à vous laisser la vie sauve encore quelques temps. Évidemment, elle le savait, et, évidemment, elle en abusait. Elle aimait cela d’autant plus que ceux qui requéraient ses services n’étaient pas à proprement parler des chérubins. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;Énora continuait sa progression en Eliatt. Son plus grand atout, c’était sa vitesse. Ce serait encore une fois grâce à cela qu’elle se distinguerait lors de cette traque. En passant par la forêt, elle gagnait facilement deux jours sur les autres chasseurs. Les cibles mouvantes à la localisation incertaine avait toujours été ses préférées. Elle venait de dépasser un manoir que recouvrait à présent une mousse épaisse, mais dont les proportions témoignaient encore de l’investissement colossale que cela avait du être. Elle s’amusait à penser qu’elle y prendrait bien congé de temps en temps. Cela lui aurait au moins assuré d'y être tranquille, et retirée du monde.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;En tant que mercenaire, Énora n’avait pas beaucoup de principes. Elle n’avait pas de code, et&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;ne fréquentait définitivement pas le milieu dans lequel elle évoluait. D’ailleurs, Énora ne fréquentait pas grand monde. Elle en était arrivé à un stade où elle pouvait refuser certaines tâches et profiter de retraites en solitaire dans le loft luxueux qu’elle louait en surplomb la cité d’Elone. Son travail se basait avant tout dans une confiance réciproque entre elle et son employeur. Elle rencontrait d’ailleurs systématiquement les commanditaires de ses opérations. C’était l’une des rares conditions ‘sine qua none’ qu’elle imposait encore.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;Des inimitiés… Oui, à la réflexion, elle en avait sûrement. Mais il s’agissait plus de farouches rivaux que d’ennemis mortels. La demande était suffisamment importante pour qu’il n’y ait que peu de frictions entre les différents chasseurs. Elle n’en connaissait d’ailleurs qu’une petite portions. « Les meilleurs » se plaisait-elle à penser. Elle n’était de toute manière pas de celle dont on vole une prime ou un contrat. Grâce à sa vitesse. Et à son instinct.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;Pour résumer, Énora/Glace avait fini par aimer son travail. Malgré les circonstances qui l’avait amenée à cela. Le don avait précédé la vocation de plusieurs années.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;Une voix se fit soudain entendre distinctement : &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;– Tu ne l’as pas senti ? Arrête-toi ! Tout de suite !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;Après avoir focalisé tout ses sens en un point précis, Énora réalisa qu’elle avait laissé sa vigilance s’endormir par la routine de sa progression, dans un endroit qui ne lui permettait pourtant aucune erreur d’appréhension. En temps normal, elle se serait contentée de contourner l’obstacle, mais en temps normal et particulièrement dans ce magma de végétation bouillonnant qu’était Eliatt, l’obstacle n’aurait jamais été un homme de deux mètres de haut, à la forte stature, dans le dos duquel pendait une arme qui s’apparentait plus à
